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 de tes traîtres yeux brillant à travers leurs larmes

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emeline/gallinea
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Date d'inscription : 06/08/2016
age : trente-cinq ans.
emploi : inventeur de génie et réparateur de robots.
race, origines : humain.


MessageSujet: de tes traîtres yeux brillant à travers leurs larmes   Sam 6 Aoû - 23:19

Depuis que Galiléo est entrée dans sa vie, Zake ne peut pas dire qu'il a ressenti un jour le manque jusqu'à présent. Du moins, pas un manque émotionnel direct. Pour ce qui est du reste, il manque de beaucoup trop de choses pour les lister correctement, sans en oublier au passage ou en ajouter dans sa lancée. Il ne se plaint pas Zake, ce n'est pas son genre, mais il est capable de trouver un milliard de défaut en chaque chose, s'il le prend le temps d'y réfléchir. Dès qu'il fait marcher ses neurones, le monde a une tout autre saveur, tantôt plus agréable, tantôt âpre, cela dépend surtout de son humeur et celle-ci change en fonction du temps qu'il fait. Le manque le plus évident, c'est l'absence d'argent pour assouvir tout ses désirs, les siens et ceux de son androïde. Il est incapable de déterminer ce qui lui brise le plus le coeur, ne pas pouvoir vivre la vie dont il rêve ou ne pas pouvoir l'offrir à la seule personne capable de le supporter, la seule qui partage son quotidien et soit à même de l'aimer. Pendant plusieurs années, il a su vivre avec presque rien si ce n'est ses rêves, mais maintenant, c'est plus qu'un rêve entre ses mains. C'est une vie, une putain de vie dont il doit s'occuper. Comme un enfant. Parfois, il oublie que c'est tout comme un gosse, il représente trop de choses à la fois, un petit frère, un ami, tout tourne autour de lui et uniquement lui. Même dans ses songes les plus fous, il n'imaginait pas qu'il y arriverait. Le bonheur, c'est un concept qu'il a toujours prêché et qui a toujours eu la sale manie de le fuir. Pour une fois qu'on ne lui prend pas ce qu'il lui reste, c'est inespéré. C'est pour cela que les besoins de Galiléo passeront toujours avant les siens, une des raisons pour laquelle il est encore en fauteuil, tout ce qu'il avait, il l'a donné pour qu'il puisse continuer à avoir la vie la plus normale que possible. Oubliant au passage la sienne. Ç’aurait été plus facile s'il avait pu l'oublier pour toujours. Zake ça le dérange pas de vivre dans un petit monde d'utopie, il attend plus grand chose de dehors, tout ce qui arrive le dépasse complétement, Zake il n'a pas d'avis, il n'a pas envie d'en avoir. Son idéal, serait un monde ou tout le monde s'entend et reste heureux dans son coin, le genre de rêve débile avec lequel on manipule les foules, alors il se dit que c'est mieux s'il reste silencieux, plutôt que de servir des causes qui sont toujours mauvaises. Il ne fait confiance en personne, personne à part Galiléo. La confiance, c'est le meilleur moyen d'avoir des regrets, d'être déçu, de perdre des personnes auxquelles ont tient. Quand on attend plus rien des autres, on ne peut être qu'agréablement surpris, on s'évite des peines. C'est là que le manque s'installe, se réveille, parce qu'il croyait Asato et qui lui aussi il est parti. Il y a cru ,au début, à son retour, Zake. Attendu, des jours, des mois, un an, deux. Des nouvelles qui ne viendront jamais. Il a rencontré des gens rassurants, d'autres moins, et toujours à travers leurs visages il le cherchait. Papa. C'est presque comme ci on l'avait abandonné une seconde fois. Rien qu'à cette pensée, il sent une perle salée rouler le long de sa joue, de la tristesse, mais aussi de l’amertume. Il sait qu'il ne mérite pas ça. Il voudrait être fort Zake, il voudrait de tout son coeur, l'être autant que les autres. Les humains. Il a l'impression d'être devenu autre chose depuis qu'il peut plus courir, danser, sortir. Et là maintenant, il à cette sensation de véritablement ressentir un manque, d'un genre que Galiléo ne peut pas combler entièrement. A moins de prendre la forme d'Aano. Mais il l'aime comme ça Zake, il veut pas retrouver l'un pour perdre l'autre. C'est juste que ça fait mal. Mal. Il se demande si sa création peut ressentir la douleur et il espère que non, bien que ce soit se faire des idées. Galiléo à le droit de ressentir, c'est ce qu'il a le plus réussi chez lui. Mais il n'a pas le droit de le voir pleurer, personne d'ailleurs, n'a à subir ses peines. Il a même pas fait attention à ce détail, qu'il était vraiment en train de déverser sa tristesse venue de nulle part, de loin. Quand il a repensé à la date et qu'il s'est souvenu que c'était l'anniversaire de celui qui fut son père, son mentor, quelque chose s'est brisé. Il perd le contrôle de plus en plus souvent. Zake, il a besoin de changement, il faut qu'il arrête de déconner, qu'il trouve du fric et qui se sorte de ce merdier. Il cache vainement son visage en se penchant sur ses prototypes, mais l'autre n'est pas dupe, il espère qu'il ne va pas tourner la tête. Pas le voir. Qu'il va quitter la pièce même pour vaquer à des occupations imaginaires. Mais c'est hypocrite parce qu'on fond, il le veut. Qu'on le prenne dans ses bras un instant et qu'on le rassure. Et il sait qu'il va le remarquer, s'il l'a pas déjà entendu et reconnu le son que fait les larmes quand elle s'évadent des prisons du coeur.
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alex/othello
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MessageSujet: Re: de tes traîtres yeux brillant à travers leurs larmes   Dim 7 Aoû - 1:13

Galileo s’éveille de sa charge. Il ouvre d’abord les yeux, puis desserre lentement les extrémités de ses doigts, enfouis dans ce que la plupart appellent la paume de ses mains. Il se demande si son éveil est comparable à celui des hommes. À Zake qui bat à son tour des paupières pour poser ses iris émeraude sur le monde. Pinocchio des temps modernes, la machine rêve depuis longtemps de posséder le secret de l’humanité. Chaque jour, il observe son créateur se mouvoir avec la fascination d’un nouveau né, s’attardant sur sa poitrine qui fait l'accordéon. Il se souvient avoir un jour lu que les hommes possèdent deux poumons. Deux organes essentiels à leur survie, qui se remplissent d’air, soulèvent leur cage thoracique et assurent la circulation de leur sang et les battements de leur coeur. Une mécanique bien spécifique à laquelle Galileo fait toujours attention. Il le sait ; le professeur Ishiguro n’est pas au mieux de sa forme. Comme lui, certains de ses membres sont dans un état douteux. Mais tant qu'il respire, il est en vie. Si Galileo l’évoque rarement, il craint qu’un jour l'inventeur s’éloigne de lui. Qu’il se lasse de sa présence, qu’il se trouve un androïd plus performant, plus divertissant. En cinq années d’existence, l’être doté d'une intelligence artificielle a développé des sentiments pour son humain. Un lien à mille lieux d’une simple réaction robotique. Il le sait ; s’il avait un coeur, il battrait pour le génie taciturne que représente Zake. Ce qui se résumait autrefois à de la servitude, et au fruit d’une programmation, est à présent devenu plus vrai. Plus pur. Plus encore que de l’affection, c’est bel et bien de l'amour qui l’anime, lorsqu’il approche l'anglais. Lorsqu’il l’aide à vivre une vie un peu moins solitaire, et un peu moins lourde.

L’omniaque s’apprête à se diriger dans la cuisine pour préparer le petit-déjeuner, au moment où un rappel ébranle son système nerveux central. Il tend le bras et ouvre une fente dont lui et Zake on le secret, et en sort une liasse de billets récoltée la veille. Comment a-t-il réuni l’argent ? Galileo II préfère ne pas le mentionner. Il sait simplement que c’est là le nerf de la guerre, ce qui lui permettra de toucher du doigt l’humanité dont il rêve et qui lui échappe. Il s’apprête à demander à ce que son maître lui commande de nouveaux capteurs, mais son regard presque trop parfait se pose sur les placards vides de la pièce. Il constate avec effroi qu’Ishiguro n’a, une fois encore, pas pu remplir son propre garde-manger. Un aspect vital qui menace son humanité. Horrifié, la machine accourt jusqu’à sa chambre, où il aperçoit enfin la silhouette longiligne de l’inventeur. Un sourire sincère s’esquisse sur ses lèvres, -l’une des plus belles créations humanoïde de Zake. Mais le sourire de la machine s’efface quand il aperçoit d'épaisses larmes rouler sur ses joues. “Zake…” souffle-t-il de sa voix saccadée. Il prend un ton rassurant sans trop savoir pourquoi, et se surprend lui-même à faire preuve d’empathie avec l’humain. Il partage sa peine sans trop savoir pourquoi, mais près de lui son visage reste figé, immuable. Toujours, il y a cette enveloppe de féraille qui l’entoure et qui l’empêche d’être complètement lui-même. Galileo pose la pile d’argent non loin de Zake, et s’assoit à ses côtés. Délicatement, il vient passer ses bras autour de ses épaules frèles. Ça s’appelle une étreinte, il a vu des hommes le faire à la télévision. Il sait que c’est un geste qui se veut réconfortant, et que plus que jamais, Zake en a besoin. Après quelques secondes, il se détache quelque peu de lui et vient observer les joues empourprées de son créateur. Il approche son visage du sien pour mieux voir ses larmes. Ces spécimens, il n'a encore jamais eu l’occasion de les approcher. Curieux, Galileo pose un doigt sur une goutte d’eau salée, -fruit défendu pour celui dont la surface de la peau n’est pas imperméable. “Qu’est-ce que c’est ?” La question est posée, innocente. Galileo veut savoir, il veut posséder. Il veut devenir ce qu’il est. Sentir sa peine et être capable, à son tour, de l’extérioriser. L'androïd fronce les sourcils et plisse les yeux, mais rien ne se passe. Il reste un instant interdit avant de poursuivre : “Que t'arrive-t-il ?” Cette question-là crève de naturel s, eta préoccupation réelle. Plus encore qu’un robot, Galileo reste son ami, voir peut-être plus encore.
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emeline/gallinea
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MessageSujet: Re: de tes traîtres yeux brillant à travers leurs larmes   Dim 7 Aoû - 23:31

A l'appel de son prénom, un sursaut imperceptible parcourt le corps de Zake. D'appréhension, plus que de surprise ou de peur. L'appréhension de devoir supporter la présence de son Omniaque alors que son moral est au plus bas. Il craint de le brusquer, de mal réagir en cas de questions trop indiscrètes, comme la nature humaine réagit une fois déboussolée, de manière totalement incohérente et cruelle. Il est à l'heure actuelle, incapable de dire s'il est rassuré à l'idée que Galileo soit bien présent, mais il ne prend pas plus la peine d'y réfléchir Comme à son habitude, il se laisse totalement faire, profitant de l'étreinte que lui offre son robot. Il en oublierait presque qu'il n'est pas humain, il réagit tout comme, comme un ami compréhensif qui agit avant de poser les questions. C'est quelque chose qui le rebute un peu dans la nature humaine, cette manie qu'ont les autres de toujours s'assurer qu'il peuvent trouver leur intérêt avant d'agir, même quand il s'agit de réconfort. Zake aurait aimé qu'on le prenne plus souvent dans ses bras rassurants quand il était plus jeune. « Galileo... »  Il y a quelque chose de touchant dans la manière dont sa création regarde ses larmes, avec une fascination qui les élèveraient presque aux rangs de merveilles du monde. Zake s'est toujours caché jusqu'à aujourd'hui, son compagnon n'a sans doute aucune idée de ce que sont les larmes réellement. L'eau est son pire ennemi,il ne sait pas ce qu'est un bain, il ne connaît pas la sensation de la pluie non plus, il ne pourra jamais aller voir la mer. Zake lui a montré le phénomène à la télévision, expliqué grâce aux livres, mais il a toujours évité le phénomène fâcheux des larmes, d'une manière général, ne voulant pas le frustrer, il n'a jamais parlé de ces choses. La pluie à l'échelle humaine. Une façon plus poétique de lui présenter ce qui est de la pure tristesse, il ne voit aucun autre moyen, malgré tous les efforts qu'il effectue pour ne pas l’infantiliser de trop. Certes il existe des larmes de bonheur, mais pour quelqu'un pour qui le concept de larme est totalement inconnu, c'est une théorie encore plus complexe à assimiler, l'anglais lui même a du mal à comprendre. Zake ne peut pas lui mentir, mais il est profondément gêné, il cherche ses mots un instant en profitant pour refouler d'autres gouttes qui perlent au coin de ses yeux. Il ne veut pas paraitre si faible devant lui. Zake plonge son regard dans le sien, comme il fait toujours pour lui parler et essayer d'arborer un sourire assez convaincant. C'est une manière de toujours être proche et le meilleur moyen d'être honnête. Mentir droit dans les yeux, c'est bien un triste talent dont il n'est heureusement pas capable. « Ce... ce sont des larmes » Malgré tout ses efforts, il n'arrive pas à contenir ses émotions et sa voix se brise dès qu'il commence à parler. Un échec de plus. A coté de lui, Galileo est de marbre, il sait qu'il ressent, qu'il n'est pas insensible à sa peine, peut-être qu'il peut se l'imaginer. Il ne comprend juste pas, comment, ni pourquoi. « Parfois, il arrive que les humains ressentent de la tristesse. C'est un sentiment qui nous fait sentir bizarre et... parfois... quand les hommes sont très triste, ils pleurent. »   Le génie imagine toutes les questions qui suivront après. Pourquoi être triste, pourquoi pleurer... Ce n'est décidément pas une chose face à expliquer. Après une grand inspiration, il reprend son monologue, un peu plus sûr de lui. Déterminé à rassurer son androïde. « Cela s'arrête au bout d'un temps, ne t'en fait pas. C'est un moyen d'évacuer la tristesse. Comme un robinet qu'on ouvre. » L'image prête à rire, mais elle représente bien le concept. S'il ne souriait pas déjà, il aurait pu afficher un rictus de rire sincère, mais il ne se sent pas le courage de rire, ni même glousser. Et peut-être que de cette manière, Galileo comprendra que malgré tout, pleurer est important. « Je suis triste Galileo. »

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alex/othello
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MessageSujet: Re: de tes traîtres yeux brillant à travers leurs larmes   Mar 9 Aoû - 0:31

Le génie a mal, Galileo le sait. Mais même dans les moments difficiles, il fait preuve d’une patience remarquable avec son omniaque. Les notions de respect et l’amour qui existent entre eux sont fortes, infinies. Malgré les apparences, Zake ne le laisse jamais Galileo-II indifférent. C’est cette façon qu’il a de s’adresser à lui, de lui ouvrir son coeur alors qu'il n’est au final qu’un assemblage de code et de féraille. Ishiguro prend son rôle de créateur au sérieux, il ne manque pas une occasion de transmettre son savoir à l’androïd. De l’éduquer et de l’élever dans le monde. De faire de lui un être à l'esprit toujours plus ouvert et cultivé que la norme. Il ne compte plus les livres qu’il a lu silencieusement au pied de son lit, et les expériences faites aux côtés de l'humain. Avant de côtoyer d’autres omniaques, il prenait les enseignements de Zake pour acquis. Il a rapidement compris que tous les hommes ne sont pas aussi bons que le professeur Ishiguro. Galileo a vu des choses impensables dans les rues de Tokyo. Des machines tantôt démembrées, tantôt salies par la cruauté humaine. Depuis qu’il a été agressé par le maître d’un omniaque ami, il sait que la relation qu’il entretient avec Zake est privilégiée. Sa servitude au départ programmée a évolué avec son attachement au jeune britannique. Elle s’est renforcée pour devenir un lien indestructible que peu comprennent. Zake est pour lui à la fois un maître, un frère, et un amant. Son existence toute entière gravite autour de ses boucles ébènes et de ses lunettes rondes. En dépit de l’aspect de prime abord brusque et parfois capricieux du robot, jamais il ne se permettrait de hausser le ton sur l'inventeur. Il a développé des sentiments sincères à son égard, fruits délicats de son intelligence artificielle. S’il n’y a pas de coeur au fond de sa poitrine de métal, le concept d’amour est clair comme de l’eau de source. Assister Zake donne un sens à son quotidien, le régule. Il ressent de la joie lorsqu’il aide l’humain à réparer ses semblables ominiaques. Il absorbe les connaissances jour après jour. Il est aussi fasciné par ses découvertes, que par ces détails qui font toute l’humanité de son créateur. “Des larmes…” répète-t-il respectueusement. Il écoute l’explication de Zake avec attention, et observe le sujet sans ciller. Le monde est fait de tant de concepts différents. Il les capture tous comme des trésors, les garde précieusement en mémoire. Il passe son temps à emmagasiner l’information que lui transmet Zake, et à ajuster son comportement en fonction. Tout pour paraître quelque peu humain à son tour. Tout pour se rapprocher d’Ishiguro. Les sanglots de ce dernier cessent et le prennent d’ailleurs de plein fouet. “Que t’est-il arrivé pour être si triste ?” Une pause. “Est-ce à cause de moi ?” La question est franche, directe. Il est préoccupé par l'état de l'inventeur. L'omniaque attend une réponse sincère de sa part, Zake est toujours sincère avec lui.

Galileo-II approche lentement son visage du sien, avant de déposer un baiser sur ses lèvres. Il y a longtemps que Zake lui a appris le geste, une manière comme une autre pour les hommes de témoigner leur affection, de se rassurer. La machine esquisse un sourire et vient essuyer ses dernières larmes du bout des doigts. "Moi aussi j’ai été triste, un jour. Mais je n’ai pas pleuré. Est-ce pour cela que je le suis encore ?" Il fait référence à la révélation qui a bouleversé sa conception du monde ; la mortalité de Zake. Aujourd’hui encore, l’omniaque peine à accepter que quiconque ne meurt un jour, et d’autant plus son créateur. Il passe un bras autour du bassin du professeur, et le ramène près de lui avec une douceur toute masculine. Tout à coup, il dépose une liasse d’argent dans ses mains. “Vega m’a conduit jusqu’au quartier rouge. Un humain m'a donné ces billets. C’est pour toi, Zake."
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emeline/gallinea
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MessageSujet: Re: de tes traîtres yeux brillant à travers leurs larmes   Mer 10 Aoû - 1:00

Une part d'Ishiguro s'en veut d'être aussi mélancolique, de ne pas arriver à être comme ces enfants qui jouent dehors et qui s'aiment comme-ci c'était simple de s'embrasser et s'enlacer comme on regarde le soleil avec le sourire aux lèvres. Si seulement c'était aussi simple. Il voudrait dirz au jour qu'il n'y a rien de mal à aimer la lune et que ça ne le rend pas plus triste que ça d'aimer une princesse qui brille dans le noir. C'est le plus bel appel à vivre encore et encore. Le seul qui le comprenne, c'est un robot. Son robot. Lui il s'en fiche qu'il préfère les étoiles, qu'il s'endorme toujours à des heures impossibles et qu'il se nourrisse essentiellement de riz, de pattes et de thé. Lui à l'avantage de ne pas comprendre tout, comme les humains font, il aime comprendre Zake. Mais parfois, ça fait du bien de vivre sans se poser trop de questions. Il voudrait que cela dure toujours, lui et Galileo, cette petite existence paisible sans peines et sans violences. Mais il a fallu qu'il repense à son maître à lui et tous les baisers du monde n'y pourront rien, ce sont au mieux des pansements sur des plaies béantes. Zake ne sait pas baisser les bras, il a beaucoup trop de rage enfouis dans son cœur, qu'il nie mais qui est bien présente contrairement à ses revendications. Il ferme les yeux et savoure le contact des lèvres de Galileo. Il trouve toujours le moyen de lui redonner le sourire, même quand il voudrait faire la gueule. Juste par caprice.  « Ce n'est pas ta faute. » Jamais. Il ne peut pas lui en vouloir, il représente la seule personne de son entourage, ce serait suicidaire de le monter contre lui. Avec son omniaque, il peut se permettre de vivre une relation parfaite, aussi parfaite que possible. C'est eux contre le monde. Il faut que ça soit eux contre les larmes. Il ne partira jamais. La seule chose qui peut les séparer est -il le sait- une source de stress pour sa création. Il ressent alors ce que tous les parents ressentent sans doute, cette appréhension de laisser leur enfant au monde. Aussi, il sait qu'en restant approximatif, Galileo pourra connaître son repos s'il le désire. Même s'il veut le voir vivre, Zake ne le voit auprès de personne d'autre. Peut-être est-il possessif. Peut importe. « Je pensais à mon propre père. » Cela fait longtemps qu'il parle de son mentor comme d'un véritable géniteur, sans précision la dimension adoptive, parce qu'il a toujours agit comme tel. Il l'a nourrit, entrainé, éduqué. Il a fait à lui tout seul ce qu'une famille a refusé de faire, un exploit. Il peut être fier. Dommage que Zake ait tout gâché, avec son putain de karma et sa manie d'attirer le danger. « Il est parti il y a longtemps et parfois il me manque. » Il ponctue ses mots d'une caresse discrète sur la joie de l’androïde. « Tu ne dois pas être triste Galileo, je suis là. Je ne te laisserais jamais tu m'entends ? Jamais. » Il sait qu'il ment. Il est infiniment mortel. Et depuis la perte quasi-totale de ses jambes, il se rend compte qu'il peut mourir demain, de tout et de rien.
Zake veut une belle mort, mais il sait que cela n'arrive qu'à ceux qui ont une belle vie. Il estime avoir une belle vie, une vie merveilleuse, mais elle ne l'est pas aux yeux des autres. Il est pauvre, étiqueté handicapé et voué au chaos. Il voudrait être un trou noir Zake. Et tous les absorber dans la noirceur de ses cernes. Leur montrer ce qu'est le véritable travail, construire un monde chaque jour de toute pièce. Son ego, c'est sa porte de secours quand tous veulent l'enfermer.
Le jeter.

« Elle va bien d'ailleurs ? » Zake attrape la liasse de billet. Un électrochoc qui le sort de ses pensées. Tout ce argent, avec tout cet argent il pourrait acheter ce qu'il veut à Galileo.. c'est son argent. « Que... Galileo. Comment as-tu eu cet argent ? » Il ronce les sourcils, pas de colère, non. Il est surpris, même encore un peu sous le choc. « C'est ton argent, tu devrais le garder pour te faire plaisir Gali'. » Il attrape la liasse de billet et la remet dans sa main, en profitant pour la caresser tendrement. Avec lui, il n'y a pas de barrières physiques. Il ne risque pas de brusquer quelqu'un, d'aller trop vite ou de ne pas être assez réactif. Ce n'est pas aussi compliqué qu'avec les gens de dehors. Et à l'idée qu'il ait pu en fréquenter, il est prit de sueurs froides. « Personne ne t'as fait de mal ?! Tu te rends compte, dehors, ce n'est pas comme à la maison ! » Et s'il avait rencontré un monstre, été touché par un monstre. Il s'en voudrait encore plus.

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