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 une étincelle brille entre deux explosions

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si/odoyá
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MessageSujet: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:44

la fréquence cardiaque est redescendue.
on lui a dit bonjour woodrow, quelle journée, vous voulez un thé? pas de comment ça va, pas de questions ouvertes, pas d'risques. on a tous vu la une de la gazette, on se tait, on ne dit rien. des regards à semi-désolés, d'autres curieux, tiens il est là? on pensait qu'il prendrait des vacances, vous savez, il faut encaisser. oh oui oui. janet la vieille secrétaire a les yeux brillants. woodrow - effectivement - encaisse, la gorge nouée il lit rapidement les documents qu'elle lui tend. approbation du communiqué sur lequel il a bossé ces deux dernières semaines. woodrow signe, elle y ajoute le cachet du ministre.
c'est sur cette tension non dissimulée qu'il rejoint la salle de réunion. tapote le bureau de ses doigts fins. avale un peu d'eau. oublie que sa gorge est sèche. trois heures l'attendent. woodrow oublie sa tête et ses pensées. lit l'ordre du jour. ne lit rien. cinq mots qui filent devant ses yeux. pense à la carapace, il se dit. pense à ta carapace, pense à ne pas souffrir. mais rien ne se fait.
trois heures interminables. pilote automatique, voix moins limpide, torse moins bombé. on le contredit difficilement. pauvre gars, est-ce qu'il va nous lâcher en pleine réunion? est-ce que c'est vrai? oh et puis on s'en fiche, les affaires privées n'ont pas à polluer la gazette. depuis quand la gazette représente la presse bien pensante? journal torchon, spectre à scandales. gros titres, pas de contenu. weasley ne lâche rien. la première heure il ne lâche rien. le ton monte, le silence s'épuise. la deuxième heure il ne lâche rien. les dirigeants perdent leur sourire. la troisième heure il ne lâche rien. vous êtes insupportable weasley. on aimerait lui dire, cessez avec vos moldus. stoppez votre combat. c'est prétentieux, fatiguant et terriblement emmerdant.

un café dans la main et le souffle court woodrow quitte la réunion. au-revoir, à mercredi weasley, reposez-vous par merlin. mais la violence guide son coeur. c'est entre la tristesse et la colère. un tourbillon dont il ne se sort pas. ne croiser personne. pas d'famille, pas de weasley face à lui aujourd'hui. l'effet de choc le laisse encore indemne. jusqu'ici tout va bien disait ce film moldu. mal au coeur, mais tout va bien. bonjour par-ci et par-là, sans âme et sans voix.
bam bam bam. il frappe fort, prie pour ne pas y croiser icarus. la voix qui s'élève l'invite mais woodrow a déjà fait irruption chez malfoy. assis à son bureau d'assistant, si tignasse blonde parfaitement coiffée. les yeux gris le fixent sans compassion écoeurante. la porte claque. weasley est déjà aux pieds du bureau. la colère. tu dois découvrir qui a fait ça il souffle je veux le détruire mafoy, tu comprends? morbide pulsion, lointains principes bien-pensants. s'il faut saisir le magenmagot pour tasser la détresse c'est bien c'que compte faire woody.

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mel/cripsow
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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:49

journée désastreuse. sur une échelle de zéro à dix, elle était clairement notée négativement. même henry, le vieux juge qu’il assiste, n’était pas dans son état normal. bien heureusement il avait décidé de s’en aller, vaquer à de bien plus importantes occupations, laissant charles seul dans le bureau. il se délecte du silence régnant tout en songeant à l’énorme pile de paperasse qui l’attend. il a envie de se flinguer rien que d’y penser. alors il tourne sur son siège et choisit de plutôt examiner la bibliothèque qui recouvre le mur à sa droite. il en connait tous les livres par cœur. leurs titres évidemment, pas ce qu’ils racontent. son esprit divague, fixant un point au hasard. il pense à toutes les merdes qui lui sont tombées dessus et il soupire. parce qu’il ne peut rien faire d’autre que soupirer et se laisser porter. la seule issue étant le meurtre pur et dur. et même si la disparition de la jumelle weasley ne l’affecterait pas tant que ça, il a conscience qu’icarus n’apprécierait pas particulièrement le geste. alors il la laisse s’en sortir, pour le moment. s’il le faut, il achètera son silence. et si ça ne suffit pas. avada kedavra. il ricane. il n’a jamais vraiment apprécié daisy, bien moins que les autres weasley en tout cas, mais l’entente était de mise. a présent la guerre a été déclarée. il allait être conciliant, mais pas complètement naïf. elle a tout intérêt à ne pas aller trop loin, pense-t-il. la jumelle weasley. pas si jumelle que ça à ce qu’il a pu en lire. la nouvelle a fait les gros titres ce jour-là. woodrow aurait été adopté. son rictus s’accentue de plus belle. la chute du rouquin le met en joie autant qu’elle l’inquiète. si chute à venir il y a. si quelqu’un sait qu’il ne faut pas sous-estimer le rouquin, c’est bien charles. il le connait par cœur. il va s’en sortir même si pour cela il doit marcher sur les traitres qui ont dévoilé son secret à la presse. il se replace face au bureau, les coudes posés sur le bois sombre, les doigts croisés sous son menton alors qu’il laisse à nouveau son esprit s’envoler, vers un autre weasley cette fois-ci. icarus. un véritable souci à lui tout seul. la cause de tous ses ennuis. il finirait par le tuer si charles ne choisissait pas de l’achever le premier. il ignore toujours royalement les dossiers qui l’attendent. sale habitude qui lui vaudrait une énième nuit blanche. c’est à cet instant que la porte s’ouvre et se ferme en un instant, claquant dans l’air. weasley a fait irruption dans la pièce, les mains déjà posées sur le bureau de charles, l’air furieux. tu dois découvrir qui a fait ça. je veux le détruire mafoy, tu comprends? charles arque un sourcil. il ne s’attendait pas à voir wood venir lui demander de l’aide à lui. mais après tout, qui d’autre ? avec l’affaire qui vient de naître, il risque de perdre pas mal d’alliés. mais pas charles. c’est comme un accord tacite entre les deux. je suis le seul à pouvoir t’écraser. des mots qu’ils n’ont jamais prononcé mais ont toujours respecté. il fixe le regard vibrant du fils weasley et finit par ricaner. weasley. il penche légèrement la tête, se délecte de l’expression de plus en plus furieuse de son rival. le protocole voudrait que tu toques avant de débarquer dans mon bureau comme ça, en donnant des ordres. sympa la photo, dommage qu’elle soit en noir et blanc. il hausse les épaules. j’me suis toujours dit que t’étais trop beau pour être le jumeau de daisy. lâche-t-il enfin, sourire narquois toujours aux lèvres. il n’a pas dit qu’il ne l’aiderait pas. il n’a pas dit qu’il le ferait non plus. à woodrow d’en tirer ses conclusions.

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si/odoyá
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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:49

sur une échelle de zéro à dix, sa journée à lui est disqualifiée. passe le tour. on se retrouve au match suivant. c'est toujours difficile de perdre quand on a abandonné le terrain. on est en colère. on est impuissant. dépassé par le rival, la victoire qui te rit au nez. aucun contrôle, l'contrôle sur rien. pas d'autre choix, accepter sans réaliser. comment j'ai pu arriver là? y'a pas d'sens. se prendre les pieds dans les tourbillons d'la fatalité.
il en faut, de l'amour-propre, pour filer demander de l'aide à malfoy. qu'il l'entende comme une demande d'au-secours, bon... pour wood ça tient plutôt de la menace. ça tient plutôt du, petit con tu dois savoir qui est à l'origine de ce torchon. pas de surprise, les malfoy sont au courant de tous les sales coups de grande-bretagne. souffle, woody. poings appuyés sur le bureau, ses tempes tapent tapent tapent. souffle, on lui a dit. compter jusqu'à cinq et on expire. à trois il s'emmêle. à trois il sent une fissure se creuser. écoute malfoy au moins deux-cent battements par minute. c'est la colère qui s'emballe quand l'humour est à proscrire. joue pas au con avec moi, c'est pas daisy, c'est pas ica, c'est pas n'importe quel larbin au sang-pur, c'est pas n'importe quel mioche impressionné par la blondeur à outrance. ici c'est le même sang qui parle. la même espèce. on ne rit pas de son reflet.

wood lui attrape le poignet. celui-là même qui tient sa putain de baguette de serpent. le serre fort, le tord à moitié. en venir aux mains, ils l'ont déjà fait. ils avaient entre sept et dix ans et rivalisaient alors avec ce qu'il leur était offert. leur esprit et leurs mains. poudlard les a civilisés. ta relation avec mon frère ne te paye pas des droits de parole sur ma famille et il se retient bien de lui écraser son visage gris sur le bureau. ce qui le retient, c'est la douleur du nom. comme une claque qui concrétise la menace. charles dit fort ce que la gazette annonce tout bas. une annonce de la réalité. rendre concret l'incroyable.
je veux le nom de tes copains qui ont orchestré ça parce que si le woody se laisse envahir par la douleur, le weasley - lui - en saisit la portée. un jeu politique qui écrase son assurance. il lui a maintenant lâché la main. c'est forcément eux. les amants du sang. les extrémistes amadoués par la richesse. dis-moi que t'étais pas au courant il souffle. s'éloigne. loin du corps, proche du coeur. maintenant, place au jeu d'émotions.

l'analyse: une hésitation dans les yeux et c'est un 'oui, je savais'. il était au courant, il avait sombré. woody quitterait la pièce. une page de tournée.

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mel/cripsow
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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:51

il peut voir que weasley tente tant bien que mal de garder son calme. il est à bout de nerfs. et malfoy aussi. il a bien choisi son moment. le duo ne fait déjà pas bon ménage d’ordinaire, alors s’ils sont tous les deux à couteaux tirés, nul ne sait trop jusqu’où les menaces pourront aller. jusqu’à l’exécution, en fait. écoute malfoy, joue pas au con avec moi le blond ricane. comme s’il devait avoir peur de woodrow. il n’est pas comme les autres weasley, c’est bien pour ça qu’il a droit à son respect le plus sincère, mais il n’est que son égal, pas son supérieur. mais alors qu’il s’apprête à rétorquer que c’est lui qui joue au con à débarquer sur son territoire comme s’il était le maître des lieux, woodrow fait le pas de trop. charles a toujours détesté les contacts physiques, ce n’est pas un secret. pour avoir le privilège de poser sa main sur sa peau d’albâtre, la confiance doit être totale, ou la relation strictement professionnelle. wood ne fait partie d’aucune de ces deux catégories. lorsque sa main encercle son poignet, charles fait un bond sur sa chaise, aux aguets, le cœur soudainement battant à mille à l’heure. il ne s’arrête pas là, serre l’articulation délicate. ce n’est pas la première fois que les mots laissent place aux gestes, mais ils étaient enfants à l’époque. depuis charles a grandi, wood aussi. depuis charles a appris à craindre les contacts, la proximité. il lui lance un regard noir, fronce le nez. dégout. il ne lui fait pas peur, mais il le dérange. ta relation avec mon frère ne te paye pas des droits de parole sur ma famille ajoute-t-il. son sourire se ternit légèrement à la mention d’icarus allié au mot relation. tous continuent de penser qu’il y a un quelconque attachement de la part de malfoy pour le rejeton weasley, qu’une véritable relation les unit. il a abandonné depuis longtemps l’idée de les faire changer d’avis. icarus n’est plus la seule raison pour laquelle malfoy et weasley se côtoient et ils le savent tous les deux. ils savent que charles a autant besoin de cette bande de rouquins dans sa vie qu’il a besoin de sa baguette. icarus n’est qu’un plaisant bonus. je veux le nom de tes copains qui ont orchestré ça il arque un sourcil. dis-moi que t'étais pas au courant cette fois son sourire s’élargit tandis que woodrow relâche enfin la pression sur son poignet, lui redonnant un peu de souffle, un peu d’espace. ils se font toujours face. deux prédateurs prêts à se jeter l’un sur l’autre, à s’égorger. un combat à mort. il hoche la tête de droite à gauche et soupire avant de lui lancer. tu crois vraiment que j’aurais recours à la presse ? oui aurait répondu n’importe qui d’autre. mais il ose espérer que wood le connait un peu mieux que ça tu me connais mieux que ça, weasley, si j’avais voulu te faire tomber, je l’aurais pas fait dans l’anonymat. c’est évident, il le déclare comme on énonce un théorème infaillible. son narcissisme n’est inconnu de personne. il aurait voulu que son nom soit écrit en grandes lettres sur tous les journaux sorciers. j’sais pas qui a parlé aux rats de la gazette, mais dès que tu auras leurs noms, je t’en prie, fais le moi savoir, histoire que je leur envoie des fleurs et mes remerciements les plus sincères. aucun des deux n’a baissé ou détourné le regard. ils se dévisagent toujours, cherchant une faille, n'importe laquelle.

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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:52

garder son calme. un jeu de force et de persuasion. on lui a souvent dit, ah mon bon wood, t'as la tête sur les épaules. peut-être trop stratège pour être un vrai weasley. fatidiquement il réalise que chaque comparaison entre ses proches et lui deviendra sujet à analyse. alors serdaigle et pas gryffondor, c'est pour ça? la politique, c'est pour ça? l'attaque dans la presse, c'est pour ça? il est vraiment, différent. le nom de daisy lui brûle les lèvres. woods aimerait la voir, comprendre comme elle va. est-ce qu'elle y croit? il y croit. et ica, est-ce qu'il y croit? est-il le seul à se laisser dominer par la peur. cette peur qui tétanise.
malfoy a raison. la presse ce n'est pas eux. pas leur dada, pas leur vérité. ils sont bien trop conscients de la manipulation de masse qu'induit ce torchon. des mensonges et des approximations. des scandales vendus par l'anonymat. facile de se cacher sous rien. rien d'autre qu'un point à la fin d'un article. la lâcheté de la facilité. je pose une bombe et je souris au chaud dans mon lit. c'est une autre espèce qui agit de cette manière. malfoy a beau avoir son nom pourri par une réputation passée, il n'est pas de la même graine.
ils sont différents.

vrais dans leur respect. féroces dans leur provocation. la rivalité n'est pas dissimulée. woodrow s'éloigne. c'est cette distance qui les caractérise. pourtant la teigne continue. s'enflamme sous l'ironie. c'est blessant, ni plus ni moins. et il le sait. le woody normal aurait encaissé. le woody d'aujourd'hui n'en est pas certain. un faux weasley. difficile de comprendre son frère sur ce coup. s'enticher de quelqu'un qui fondamentalement finira par le blesser. parce que c'est plus fort que lui, le serpent parle avant l'homme. et pourtant woodrow est là, dans ce bureau, il demande de l'aide à malfoy. comme si fatidiquement la solution leur appartenait. il n'y a qu'eux pour saisir la vérité. fouiller comme des chiens. frapper l'ennemi qui les fera tomber. car si woodrow tombe, charles tombe avec. ils sont leur unique allié dans ce ministère sans âme.
malfoy, woodrow annonce, il me semble qu'on est au magenmagot. c'est ton métier, peut-être l'occasion de ta vie de dépasser ton vieux directeur. je veux traîner en justice la pourriture qui a fait ça. diffamation. non respect de la vie privée. la douleur est perçante et woodrow essaye de la faire taire. pour daisy, pour ica, pour ce sang qui coule toujours dans ses veines. il a le droit de savoir. d'être maître de ce mystère. on mérite plus que ça, il pense. et tu le sais aussi, malfoy. voilà c'que ses yeux soufflent. c'est une demande professionnelle, c'est une demande personnelle. j'aurais pu demander à un autre, mais c'est toi que je veux sur ce coup. prouve-moi que t'es pas comme eux. prouve-moi que j'ai raison de me battre pour le ministère à tes côtés. prouve-moi que j'ai une raison de contenir cette douleur et de ne pas t'arracher les yeux.


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mel/cripsow
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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:53

il fait encore un pas en arrière. défaite avouée ? non, tout de même, il peut faire mieux que ça. c’est de son honneur qu’il s’agit après tout ! il ne serait pas un weasley. il serait différent des autres rouquins que charles a côtoyés en tout cas. mais est-ce seulement une surprise ? pas tant que ça. il a toujours été différent, il est toujours sorti du lot. plus intelligent, plus compétitif, plus respectable. un malfoy dans l’âme. malfoy son nom est lancé, menaçant, froid, distant. il me semble qu'on est au magenmagot. c'est ton métier, peut-être l'occasion de ta vie de dépasser ton vieux directeur. ça c’est intéressant. enterrer le vieux henry, le remplacer, écraser son cadavre du bout du talon. enfin voir son nom placardé sur la porte du bureau. ca ne saurait tarder, affaire weasley ou non. je veux traîner en justice la pourriture qui a fait ça. diffamation. non respect de la vie privée. il lève les yeux au ciel. quelle naïveté. et pourtant, il sait qu’il a les connexions nécessaires pour tous les faire plonger s’il le veut. il peut exécuter les ordres que woodrow lui a lancé. encore faudrait-il qu’il en ait envie. et il n’est pas sûr que ce soit le cas. pourtant le regard de weasley le fait hésiter. feu endiablé au fond de ses prunelles qui lui rappelle les siennes. ils sont dans le même bateau. ils doivent se serrer le coudes. ils peuvent encore faire tellement mieux, atteindre les sommets. ils le peuvent, ils en sont parfaitement capables. mais pour ça, il ne faut pas que tout s’arrête maintenant, il faut que charles intervienne. ou alors il peut continuer sur sa voie. illusoire idée selon laquelle il pourrait s’en sortir sans weasley. c'est une demande professionnelle, c'est une demande personnelle. j'aurais pu demander à un autre, mais c'est toi que je veux sur ce coup. prouve-moi que t'es pas comme eux. cette fois son sourire meurt. bien sûr qu’il est comme eux. ils le sont tous deux. mais quelque part la confession lui fait chaud au cœur. woodrow et charles contre un ministère incapable. ils sont les meilleurs de leur génération, les seuls capables de remettre un peu d’ordre dans le bordel qu’est devenu le monde sorcier. sauf qu’ils ne peuvent collaborer. pour des raisons évidentes tu devrais t’écouter il se lève, hoche les épaules, le sourire renait. il se rapproche de wood cette fois, dépassant le bureau. un malheureux mètre les sépare encore lorsqu’il lance, posant une main sur son épaule, bien heureux qu'elle ne soit pas dénudée. le contact peau contre peau le met mal à l'aise. il lui lance un sourire faussement chalereux. t’es pas un weasley, wood, t’es un malfoy jusqu’au bout des ongles, un vrai de vrai. il ne peut pas le nier. ils se ressemblent tant. c’est lui, le frère jumeau du rouquin, pas daisy. ce sont eux les gémeaux. et puis il est cent fois plus malfoy que ses propre frères le sont. il laisse retomber son bras, son regard se durcit et il ricane. si tu crois que j’vais t’aider à continuer de prêcher l’amitié entre sorciers et moldus, tu te fous le doigt dans l’œil voilà. le sujet sensible est abordé. pavé dans la mare. c’est pas contre toi wood, lui avouent ses yeux, c’est contre ta philosophie débile.

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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:54

la stratégie qui fait oublier la misère. au fond, l'histoire est la même. le travail prime sur le social. on se bute pour oublier. la thérapie du plus con. la thérapie de l'aveugle qui tombera de haut une fois que le temps se tassera. le report des émotions. pour ne pas penser aux weasley il pense au rédacteur. pour ne pas penser à la vengeance il pense à la justice. pour ne pas penser à la tristesse il pense à la rancoeur.
d'enfants ils sont devenus adolescents. les jeux anodins sont devenus vicieux. les moqueries sont devenues sincères. la compétition est devenue sévère. charles et woody sont devenus weasley et malfoy. gardien et poursuiveur. préfets. jeunes recrues du ministère. des moqueries est née la politesse. forcée. de coutume. celle qui dresse des sourires et courbe des dos. d'adolescents hargneux ils sont passés à petits merdeux. larbins des directeurs, pantins du ministre. mais l'un a tracé sa route dans les règles, les bonnes coutumes de la société. l'autre s's'est fait connaître par ses manières destructurées. malfoy évolue en silence, serpent caché qui attend de mordre. et weasley conteste à voix haute. on le suit et l'interroge. on l'invite et puis bam : on le fusille.
de pantins, ils sont devenus des hommes.

c'est deux hommes qui s'observent dans le silence d'un bureau abandonné des siens. quand malfoy se lève, woody le voit grandi. il en oublie sa détresse dans la voix du serpent. le contact l'arrache à ses pensées. retour sur terre. aujourd'hui il perd sa jumelle, aujourd'hui il perd son frère. on le nomme faux weasley, fils illégitime, imposteur. c'est son nom qui est souillé. et voilà que malfoy le renomme. c'est dur pour woodrow de contenir son émotion. il serre les dents. compte jusqu'à cinq. cette fois il s'en sort, ne se perd pas avant. son corps entier se détend quand le bras tombe. comme un reflet du mouvement. je lâche avec toi.
c'est là que t'es malfoy et je suis weasley, du moins, le peu qu'il en reste. dis-moi, elle t'apporte quoi ta haine, malfoy? retomber dans le piège d'une guerre qu'on a vaincu en 97. rien de plus. sauf qu'ici c'est pas la société magique anglaise qu'on détruit, c'est le monde entier. le sang par le sang, ça ne résoud rien. tu brûles un extrémiste, tu en crées un nouveau. oeil pour oeil, dent pour dent. tu tues un veilleur, tu en crées un autre. et demain, il tuera un weasley. imagine-moi sans pouvoirs, je serais bon à crever? wood range sa baguette dans sa poche. dis-moi, charles, tu crois vraiment que ta vie vaut plus que la mienne? parce qu'aujourd'hui j'ai plus rien à perdre, alors j'ai même trente ans pour t'en parler.

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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:58

il n’y a jamais pensé de cette manière, mais wood c’est son frère. le sale frère qu’il déteste et qu’il veut écraser. mais celui qu’il laissera jamais tomber, qui le laissera jamais tomber. y a entre eux cette sorte de certitude, cette fidélité que seuls les liens du sang savent créer. et pourtant rien ne les lie. pas le nom, pas le sang, sinon sa pureté. ils ont surement des parts d’adn en commun. après tout, les familles de leur nature ont toujours fini par se reproduire entre elles. des vingt-huit sacrées, tant sont tombées dans la disgrâce du mélange, mais pas eux. alors forcément leurs ancêtres ont dû batifoler un peu entre elles. c'est là que t'es malfoy et je suis weasley non. icarus est un weasley. un vrai. le regard rêveur, le cœur aimant. wood c’est pas un weasley. le sang ne fait pas tout, charles en sait quelque chose. wood veut arriver au sommet, charles veut faire tomber ceux qui y sont. leurs moyens de parvenir à leurs fins sont différents. dis-moi, elle t'apporte quoi ta haine, malfoy? retomber dans le piège d'une guerre qu'on a vaincu en 97. rien de plus. sauf qu'ici c'est pas la société magique anglaise qu'on détruit, c'est le monde entier. le sang par le sang, ça ne résout rien. tu brûles un extrémiste, tu en crées un nouveau. oeil pour oeil, dent pour dent. mais tu t’entends wood ? même toi t’y crois pas. charles le regarde, septique. les moldus ne l’ont jamais dérangé, pas en soi. ils sont inférieurs, c’est un fait. les sorciers méritent mieux que se reproduire avec des animaux ignorants. mais maintenant, ils ont commencé à les attaquer, à les vouloir morts. icarus notamment. et si charles n’était pas intervenu ce soir-là ? il serait enterré. non, même pas, son corps aurait été jeté dans la tamise, ou peut être laissé à l’air libre derrière un arbre. et wood ose prêcher l’amitié ? il s’apprête à répliquer lorsque le rouquin balance la phrase de trop. imagine-moi sans pouvoirs, je serais bon à crever? alors il le prend par les sentiments ? il devrait savoir que charles a besoin de plus de ça pour se laisser amadouer. ils sont pragmatiques, réalistes, terre à terre. on peut faire miroiter de beaux rêves à icarus, aux ignorants, mais entre eux, c’est même pas la peine. il leur faut plus. des faits, la contrainte, l’imperium même. j’dis pas qu’il faut les éradiquer et tu le sais très bien ils en ont déjà parlé. tant de fois, en réunion comme en privé, au bureau comme dans le salon des weasley. mais ils n’apportent rien de bien à la société magique, ils sont dangereux et incontrôlables. faut les tenir éloignés, c’est tout. et tuer ces salauds de chasseurs aussi. surtout celui qui s’en est pris à icarus. la blessure est encore fraiche, il ne tient pas particulièrement à aborder le sujet pour le moment. eux, ils vont pas reculer, ils vont pas se laisser avoir par vos discours de politicards à deux balles bravo, maintenant ça dérive sur leurs postes respectifs. le magenmagot contre le gouvernement, la justice contre la politique, la vérité contre le mensonge. et j’attendrai pas qu’ils s’en prennent à moi, à ica… ou à toi pour agir. lui, ica, wood. inconsciemment les trois personnes les plus importantes de sa vie, dans cet exact ordre. nous on s’en sortira, mais ica il supportera pas de tomber la dedans encore une fois et toi t’es clairement incapable de faire quoi que ce soit pour le protéger. à part manipuler les foules, ignorer les minorités, maquiller la troublante vérité que sont les chasseurs, il sert à rien, il agit pas.

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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:58

c'est l'histoire de deux sourds qui cherchent à gueuler plus fort que l’autre. ils se dévisagent, se testent et piétinent. toujours l'éternelle discussion. il ne faut pas les éradiquer mais ils ne leurs apportent rien de bien. et puis c'est un fait, sans pouvoir ils sont inférieurs. ces mêmes phrases qui le piquent à chaque fois qu'elles sont citées. peut-être que wood a l'amour des opprimés. vouloir défendre la veuve et l'orphelin. vouloir convaincre par a+b que "c" est la bonne réponse. une simple équation, naturellement. croire en l’utopie, c’est si mal ?
il ne comprend pas qu'une évidence pour lui soit une aberration pour malfoy. c'est le poids de la société, pense woodrow. pourtant la société a changé. la guerre est passée, les années 2000 battent leur plein. les moldus n'ont jamais été aussi ingénieu. le wood suit leurs inventions, se passionne pour leur imagination. ici, on claque des doigts, on touche du bois et l'affaire est pliée. tout est presque trop simple. s’ils sont si supérieurs, pourquoi leur monde s’est-il entretué ?
c'est l'histoire d'une âme qui s’écrie quand on la contredit.

le pathos n'a pas sa place chez les grands. malfoy le darde et weasley soupire. c'est comme se battre contre un reflet de lui-même. on se suit devant, derrière, à droite, à gauche. inlassable miroir de leur relation. ils avancent ensemble, ils reculent ensemble. aujourd'hui, ils stagnent ensemble. wood lève une main, c'est l'incrédulité qui le cloue au sol. les mangemorts ne sont pas dangereux et incontrôlables? il aurait deux mots à redire sur cette vidéo. la première, celle qui a tout déclenché. t'associes les moldus aux extrémistes, comme si on n'en avait pas notre dose il est loin le scandale qui tape son ventre et fait valser ses jambes. caché sous le masque de woodrow weasley. ww l’infaillible. on lui reproche la politique, mais politique n'est rien sans justice. s'il y a bien deux rivaux c'est bien eux : les deux piliers de la société. l'un manipule et l'autre approuve. t'as toujours pas compris que ma lutte n’se réduit pas à un bureau, un costard, une belle gueule, un larbin du ministère (comme eux). touché dans son honneur, il grince quand on le réduit au simple statut de manipulateur. pantin tenu par les couilles.
charles c’est pas la journée, pas la semaine, pas le mois, ses yeux disent. dans ce bordel sans fin qu’est leur société sorcière il fallait qu’ils s’entre-tuent de l’intérieur. tu penses que je vais attendre sagement qu’on nous frappe encore ? nous, les weasley. woods pense à la syrie, à l’iraq, à tous ces exemples d’échecs de géopolitique moldue. mais c’est pas charles qui y sera réceptif. charles est malin, charles est intelligent, charles est son faux-frère, mais charles est berné par ses principes ce qu’il faut c’est arrêter la pourriture extrémiste. de notre côté comme du leur. tape un innocent et la vengeance du fou te butera trois frères. mais si t’arrêtes la folie et que tu rassures la population, là t’es bon, c’est évident. et s’il faut se tacher les mains le woods sera le premier sur le front. la politique n’est rien sans l’action. mouille-toi et on te suivra.

c’est presque une thérapie, rêver de contestation, révolte, insoumission. puis trois balles, poupoupoum dans l’dos. quoi ‘encore une fois’ face contre terre, à nouveau on les piétine. ces bons weasley qui n’ont de menaçante que leur chevelure rousse qui fait tache dans la grise angleterre. trop pour un jour. woods s’emballe, ica n’est pas rentré ce week-end. c’est normal, ils ont pensé, daisy et lui. ica aime charles, ica est avec charles. où il est, c’est un méli-mélo de question-menace-effroi. ils sont trois à pouvoir protéger ica dans ce monde. daisy, charles, woods. et deux ont échoué ?
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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:59

il l’écoute énoncer son discours, toujours le même. il accuse les mangemorts. bien sûr qu’ils sont dangereux, c’est bien ça qui attire malfoy. si les chasseurs n’avaient pas existé, il n’aurait jamais rien que considéré l’idée de les rejoindre. il sait pertinemment qu’il ne se retrouve pas dans toutes leurs idéologies. mais depuis le massacre des zabini, il n’a jamais été aussi sûr de ses choix, du bien fondé de son éducation. répondre au mal par le mal, voilà la seule solution pour laquelle il a fini par pencher. même son père n’en a cure des nés-moldus. on les appelle sang-de-bourbe, par habitude plus que par réel mépris. on se sent supérieurs à eux, c’est sûr, mais on n’affirme pas non plus qu’ils doivent mourir ou se transformer en elfes de maison. tant qu’ils n’arrivent pas aux plus hautes marches du pouvoir, les malfoy ne s’attaquent pas aux sangs-de-bourbe. tant qu’on ne s’attaque pas à eux, les malfoy ne ripostent pas. il l’ont déjà prouvé en 97. la seule chose qui compte, c’est leur nom, même pas leurs idéaux. loyauté toute relative. charles n’est pas un mangemort dans l’âme, son père non plus. ils veulent défendre leurs intérêts, et en ce moment, rejoindre les zabini, c’est ce qu’il y a de mieux à faire. et puis il est bien content de pouvoir se pavaner, le sang pur à l’hémoglobine supérieure. rassurer la population. il ricane, ca sert à rien. c’est pas parmi la population qu’ils se cachent. y a que les abrutis qui gobent tes salades, weas- mais il l’interrompt, ses yeux s’écarquillent légèrement, puis se plissent. incompréhension. quoi ‘encore une fois’ ? charles arque un sourcil. c’est évident non ? la nuit d’avant semble être une évidence pour lui, comme si tout le monde savait à quoi il faisait référence lorsqu’il en parlait. surtout chez ses proches. et wood est un proche, quoi qu’on en dise. il devrait être au courant. après tout c’est de son frère dont il s’agit. enfin pas son frère, du coup, mais tout de même. icarus n’a donc pas fait l’effort d’avertir sa famille ? il secoue la tête, exaspéré. un véritable enfant à qui il faut tout rappeler, voilà ce qui partage son lit. où il est ? il s’attend à voir wood lui balancer un poing dans la figure à ce rythme-là. il hésite à lui faire remarquer qu’il n’a aucun droit de lui révéler de telles informations puisqu’il n’est plus à proprement parler son frère. mais il tient beaucoup trop à sa dentition parfaite pour jouer avec le feu. et puis il sait que wood peut toujours lui servir, que s’il peut jouer au plus intelligent avec lui, il y a toujours une certaine chance qu’il finisse par perdre. on parle famille, et la famille c’est sacré. alors charles se tait et choisit de ne pas trop l’énerver. ils sont à bout de nerfs, mais c’est lui le serpentard, c’est lui a le contrôle. chez moi en sécurité, loin des moldus et de leurs veilleurs sanguinaires. t’inquiète pas wood c’est un grand garçon, il a compris la leçon. il avait décidé de pas trop en parler. Cette nuit est encore trop fraiche dans sa tête pour qu’il puisse l’aborder en toute sérénité. il te racontera quand il rentrera, on n’a pas vraiment dormi cette nuit. sourire goguenard. Il pense à la soirée de la veille, à Icarus. Leurs activités corporelles, les cauchemars le hantent, ce moldu le hante. Vermine immortelle. Il aurait bien besoin d’une tasse de café noir. d’ailleurs, j’aurais bien besoin de toi en ce qui concerne le moldu que j’ai buté pour le sortir de là il a repris son expression sérieuse, celle qu’il réserve aux grandes déclarations. heureusement que la pièce est protégée par un sortilège protégeant son intimité et celle de ses clients. ils sont tous les deux dans la même merde. Pas exactement la même, mais il commence à réaliser l’inévitable : ils vont devoir se serrer les coudes pour s’en sortir cette fois, ils vont devoir se collaborer parce qu’ils peuvent tous les deux couler, et très vite. et me fais pas la morale, il le méritait

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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 16:59

tu m'emmerdes charles, il glisse, juste après sa question. juste après cette incompréhension, cette incohérence. oui, ica doit avoir passé le week-end chez malfoy, c'est pas nouveau. oui, il arrive que son frère disparaisse sans avertissement, c'est pas nouveau. mais qu'on associe icarus et attaque, ça c'est nouveau. ica, c'est l'antithèse de l'attaque. il est profondément bon. dans ce silence il se répète, comment ça 'encore une fois'. c'est pas crédible. c'est qu'une manipulation. woods voudrait attraper charles par son col  et lui laver la bouche au savon. une stratégie, voilà, une stratégie pour le destabiliser. cette journée toute entière est un coup monté pour lui tordre les boyaux. woods se dit allez mon vieux, dans quelques années t'en riras. mais y'a cette pique, cette voix au fond d'sa tête, y'a le regard de charles, la surprise dans ses yeux, y'a un pressentiment. la sensation viscérale. le truc inné qu'on sent quand on sait. quand on sait que non, ça ne va pas. que les aiguilles de la montre ne tournent pas rond. que la vieille horloge à portraits des weasley s'est soudainement arrêtée. ica n'est pas en danger mais ica ne va pas bien.
et alors il écoute. comme une tombe. comme un serdaigle et non un gryffondor. pas de réaction violente, pas de poing serré, pas de cri, pas de stupeur. il écoute sans intégrer. icarus a été attaqué. il a passé la nuit chez charles. charles a tué un moldu. icarus a été attaqué par un moldu qu'a tué charles. le wood s'assoit. il se rend compte que la détresse n'a pas changé. être cousin ne le rend pas moins sensible aux douleurs des siens. t'as vraiment besoin de sourire comme un abruti? il siffle, plus proche du serpent que de l'aigle. mais charles ne sourit plus depuis longtemps. c'est la mauvaise foi de wood qui s'est arrêtée sur cette phrase de benêt. il lui en foutrait des, on n'a pas vraiment dormi. deux claques à gauche et une à droite. papapam. wood lève les yeux et non, en effet, charles ne sourit pas. il a quitté sa veste de malfoy pour endosser celle du faux-frère.

il voit du ica en charles, et c'est bien ce qui l'effraie. t'as quelque chose à boire? il était venu demander de l'aide et il se retrouve à aider. ça ressemble quand même sacrément à coup d'pute du karma. s'il n'était pas apprenti politicien il se serait déjà fait bouffer par la panique. horreur d'une journée qui marque la fin d'une ère d'assurance et de confiance. woodrow n'est en fait que woody, et woody n'est en fait qu'un humain. des cellules, de l'air, de l'eau, du sang. et toute une somme d'équations non identifiables. équations qui soudainement se mélangent pour mener à un résultat incohént. incohérence, le maître mot des dernières heures. maintenant tu t'assois et tu me racontes, c'est le pragmatisme qui parle. wood est usé, il tire les dernières forces d'un mental qu'il s'est construit sur le temps. traiter une situation de crise, c'est bien ce qu'on attend de lui, pas vrai? être capable de sauver un pays qui subit une attaque préméditée. être capable de sauver un frère qui subit une attaque spontanée. être capable de sauver un faux-frère, qui attaque pour sauver un weasley.
fait le vide. un. deux. trois.

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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Dim 7 Aoû - 17:01

et toi tu m’fais chier woodrow il a pas l’habitude de l’appeler par son prénom officiel. mais il a une portée dramatique qui sied bien à la scène. généralement, c’est weasley ou wood. pas woody, trop personnel, trop affectueux. wood ca claque comme une insulte, presque comme un ordre, mais ça reste un surnom, ça reste personnel. malfoy, tente de ne pas y penser. a cette nuit. il ne veut pas revivre ces instants, ne veut surtout pas s’en souvenir. mais c’est trop tard, les pensées refont surface, prennent le dessus sur ses défenses et il sent les barrières d’ordinaire si fièrement solides s’ébranler sous la force de la panique. il respire, son regard se pose sur la porte derrière wood. le rouquin est déjà dans tous ses états, tout comme lui. il peut presque voir les rouages de son cerveau s’activer, la fumée sortir de ses oreilles. puis l’incompréhension fait place au désespoir. statues de marbres campées sur leurs chevilles bien trop enflées, le serpent et l’aigle se regardent sans se voir. trop occupés à tenter de calmer leurs démons, d’éteindre les flammes dévorantes qui menacent de leur faire perdre leurs moyens. wood est le premier à se calmer. t’as quelque chose à boire ? qu’il demande. charles a envie de lui répondre qu’évidemment, que charles sans bouteille c’est comme un serpent sans venin. possible mais nettement moins plaisant. mais il se dirige en silence vers le placard derrière sa chaise de bureau. réserve personnelle, son armoire à pharmacie n’est constituée que de bouteilles directement sorties des caves malfoy. le prince est tombé bien bas, se réfugiant bien trop souvent dans les sous sols du palais. si le père savait, si la sœur savait. il chasse l’idée de sa tête. il pose deux verres sur la table, remplit la transparence d’une teinte ambrée. il imagine que wood n’est pas aussi habitué que lui à la consommation, alors il limite les doses et fait glisser l’un des médicaments du cœur vers le rouquin qui en a bien besoin. il ose même lui ordonner de s’asseoir et de lui raconter. à croire qu’il est son larbin. calme, droit, presque royal, il trône dans le fauteuil en face du bureau. charles ne se laisse pas démonter, des paons il en a vu défiler dans cette pièce, et il est le seul qui puisse les sortir de leur merde qu’elle soit princière ou pas. mais là c’est pas un client, ni un prince. c’est wood et il sent bien qu’à la prochaine balle, il chutera. et il l’entrainera avec, pour sûr. bois un coup d’abord, tu vas en avoir besoin comme pour lui montrer l’exemple, il avale une longue gorgée du liquide ambré. son sauveur, son guide. bon, ton frè- cous- j’m’en fous c’est ton frère dans cette histoire tous les deux aussi con l’un que l’autre, incapable, naïf. c’est pas il commence à perdre le contrôle, il le sent. il voit encore le cadavre couler dans la rivière, les yeux noisette grands ouverts. tête secouée, souvenirs toujours imprimés. il a suivi un moldu pour je ne sais quelle raison, c’était pas un moldu sympa, il l’a attaqué. il est presque resté deux jours dans ce trou, wood. deux jours, c’est beaucoup trop pour un gars comme ica il serre les dents et les poings. la rage brûle, détruit tout sur son passage, il s’étire imperceptiblement. les défenses mentales se redressent. surtout avec ce qu’ils lui ont fait. j’suis pas sûr qu’il m’ait tout dit. ce sont des monstres, et avec le recul, je me dis que j’aurais dû tuer l’autre aussi il fait une pause, attend un réaction de wood, mais rien ; comme s’il avait deviné que l’histoire n’est pas finie je l’ai ensorcelé et je l’ai fait couler au fond d’une rivière à plusieurs kilomètres d’ici, je pense pas qu’on pourra me lier à lui très facilement. a moins que son pote s’en mêle. putain wood j’aurais dû le descendre aussi, il méritait pas mieux, t’aurais du le voir, c’était comme.. un rat de laboratoire, mais sans vraies recherches. juste un rat qu’on s’amuse à torturer pour le plaisir de voir le sang couler. il en a presque les larmes aux yeux cette fois. les défenses s’effondrent pour de bon, il est le premier à abandonner, la voix craque, la fatigue tire ses traits, la rage brille dans ses prunelles d’acier. il baisse même les yeux un temps, le temps de reprendre son calme, de chasser les images toujours aussi vivantes d’icarus, du couloir de la mort, de la rivière. lorsqu’il reprend ses esprits, il a vidé son verre et déclare d’une voix ferme, sans appel, regardant wood droit dans les yeux. j’ai parlé à mon père. j’vais les rejoindre et si t’avais été là tu ferais la même chose que moi, weasley ou pas weasley.

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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Mar 9 Aoû - 0:17

le scotch sec lui brûle la gorge. c'est fort, c'est bon, ça pique, ça chauffe un semblant de corps qui cherche sa place dans cette pièce. wood ne se pose pas de questions sur la présence du whiskey dans un bureau d'assistant au magenmagot. aucune suspicion. rien que du soulagement. soulagement d'être assis, de lever un bras, prendre un verre, avaler de l'alcool. soulagement des gestes élémentaires sur lesquels il se concentre pour ne pas perdre ses pensées. wood suit ce mouvement des yeux. wood se focalise sur le liquide qui lui brûle la langue. wood essaye de relever les senteurs boisées. boisé = écossais. le bois qui borde l'océan, qui peigne l'air humide. ce serait cool, là, grimper une falaise. ouvrir les bras au vent. lever la tête à l'averse. souffler. juste souffler. plus loin que trois. plus loin qu'un. deux. trois. avoir ne serait-ce que cinq secondes, six, pour se vider l'esprit. loin du ministère et de ces abrutis de dirigeants. loin des veilleurs et d'leur menace continue. loin des weasley, si bons mais si envahissants. loin des histoires.
mais y'a le sol sous ses pieds. y'a ce verre dans sa main. y'a les yeux de charles. sa chaise qui grince. son corps qui s'échoue, lui aussi, sur leur radeau de fortune. deux chaises et un bureau. le berceau de la fatalité. comme un jugement avant l'heure. il boit. pas par peur de ce que va lui annoncer le malfoy, mais simplement parce qu'il en a envie. parce que s'accrocher à ce statut, de jeune gars de vingt-six ans qui parfois à envie de boire un coup, ça lui permet de briser le miroir de woodrow weasley, larbin du ministère. il redescend sur terre, dégonfle ses chevilles, lâche son égo. il redevient humain. l'humain qui a une famille (indéterminée depuis aujourd'hui, mais une famille tout de même), l'humain qui a des problèmes. l'humain qui aborde ces problèmes sans penser à c'que ferait le larbin. sans penser à la norme. à la bienséance. à la raison. au réalisme.

un rat de la-bo-ra(t)-(t)oi-re. c'est dingue. c'est complètement dingue. c'est à en vomir. y'a son poing qui se serre. y'a ses lèvres qui avalent le restant du liquide. il s'appelait comment? c'est tout ce qu'il dit. sans mots pour le reste. surpris lui-même de cette première pensée. c'est malsain ce besoin de voyeurisme. de voir qui est qui. d'analyser, de scruter, de comprendre. de situer. de voir le cadre. les amis de l'agresseur. la famille. le passé. les projets qu'il avait. d'autres attaques de prévues? d'autres victimes? et wood se demande, quelle rivière. quel endroit. il doit y avoir des traces. c'est évident. c'est pas possible de disparaître comme ça -- paf -- de la surface de la terre. on va se poser des questions, on va retrouver de l'adn. et putain, comment va ica? c'est plus l'incompréhension (depuis longtemps c'est plus l'incompréhension), c'est la colère. celle-là même qui a du englober charles. une spirale sans concessions. pas de pitié pour les traîtres. woody est trahi, trahi par un combat qu'il mène depuis trop longtemps. il arque un sourcil, attrape la bouteille et leur verse deux nouveaux verres. avant de te faire tatouer, je veux qu'on y retourne ensemble. je veux attraper l'autre ordure et je veux lui faire cracher son sang, tu comprends? cette bataille, on la mène à deux. après, tu pourras faire ce que tu veux, j'suis pas ton papa, charles, je vais pas passer ma vie à t'empêcher de faire une connerie.
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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Mer 10 Aoû - 2:43

il doit revivre cette horrible nuit encore, et encore, comme une condamnation, on lui demande de la raconter, d’énoncer les évènements, ce qu’il a vu. mais aucun mot n’égalera jamais l’horreur de ce qu’il a pu voir cette nuit-là. l’étendue de tous ce que ces monstres peuvent faire. soudainement il a envie de devenir comme eux. un monstre. mais n’en est-il pas déjà un ? il se retourne, rouvre l’armoire, sort une nouvelle bouteille, se serre un verre, ressert wood. ils en ont tous les deux besoin, il l’a bien senti. il ricane lorsqu’il se rend compte qu’il ne connait même pas l’identité du gars dont il a volé la vie. peu importe. les monstres n’ont pas de nom, pas de visage. il ne se souvient pas même de ses traits. juste de la rage qui lui nouait, et lui noue toujours, le ventre. il vide son verre d’une traite, savoure la sensation de brulure dans son œsophage. wood fait de même. la prochaine fois, c’est lui qui leur sert un verre. tiens tiens, le prodige weasley serait-il aussi dépendant de la boisson que l’héritier malfoy ? une honte sans nom pour la famille de rouquins, à n’en pas douter. ils sont ensemble dans une barque qui menace de couler, deux naufragés abandonnés à eux-mêmes. avant de te faire tatouer, je veux qu'on y retourne ensemble. je veux attraper l'autre ordure et je veux lui faire cracher son sang, tu comprends? cette bataille, on la mène à deux. après, tu pourras faire ce que tu veux, j'suis pas ton papa, charles, je vais pas passer ma vie à t'empêcher de faire une connerie. il a envie de rire à cette dernière remarque, il a tellement envie de lui claquer son poing dans la figure pour cette phrase. c’est pas le rôle des pères d’empêcher leur fils de faire une connerie. pas chez les malfoy en tout cas. les conneries, charles les a enchaînées, et son père n’a jamais rien fait d’autre qu’acquiescer. pour le reste, il l’a torturé. sale éducation qu’est celle des malfoy. j’sais pas comment il s’appelle, j’en ai pas la moindre idée et je m’en fiche royalement, il est mort et c’est très bien comme ça. ton frère doit avoir son nom quelque part dans ses papiers mais j’te déconseille de lui parler de cet… incident pour le moment. il revoit les soubresauts incontrôlables du jeune weasley, il le sent encore trembler contre lui. il n’a pas dormi cette nuit, et même s’il aime plaisanter sur les activités, charles ne se voile pas la face, il n’aurait pas réussi à trouver le sommeil de toute manière. pour la première fois, il a mis des sentiments dans leurs étreintes, c’est peut-être bien la première fois qu’ils ont fait l’amour à proprement parler. parce qu’il a eu tellement peur de le perdre, parce qu’il a ce besoin incessant de le rassurer, lui montrer que tout ira bien maintenant. il s’est laissé aller à des signes d’affection qu’il regrette à présent. mais le passé est le passé. autant se concentrer sur l’avenir : en ce qui concerne l’autre, j’pensais en parler à mon père pour qu’ils aillent régler le problème proprement. l’idée de s’allier à wood, réclamer leur droit de vengeance… si parfaitement, magnifiquement malfoyenne, serpentard qu’il a presque envie de l’embrasser. toutefois, ton idée me séduit. comme s’il n’avait pas déjà assez de sang sur les doigts. et pourtant c’est la vérité. il en a rêvé. de l’assassiner, l’autre aussi. il tire un paquet de feuilles de la pile qui s'amoncelle sur son bureau, déplie l’une des feuilles et la tend à wood. toutes les informations qu’icarus a regroupé sur ses bourreaux avant de se faire enlever. l’habituel sourire carnassier retrouve sa place sur son visage, il porte son verre à ses lèvres sans jamais cesser de dévisager wood. n’importe quel inconnu aurait vu deux ennemis trouvant finalement un terrain d’entente ; eux, savent qu’ils bouillonnent de l’intérieur derrière cette façade de marbre. ils savent qu’ils viennent de pactiser avec le diable, l’un comme l’autre. et lorsqu’il repose son verre, charles ne peut s’empêcher d’admirer la détermination de wood, sa soif de vengeance. un véritable malfoy. si t’étais pas aussi candide, tu ferais un bon mangemort, se moque-t-il. pourtant il le pense. avec wood dans leurs rangs, les veilleurs n’auraient plus la moindre chance de l’emporter. il espère que la détention d'icarus fera basculer le si parfait woodrow du côté obscur de la force. pourquoi pas après tout?

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MessageSujet: Re: une étincelle brille entre deux explosions    Mar 16 Aoû - 15:01

il est mort et c'est bien comme ça. l'écho ne s'arrête plus. woodrow weasley s'est toujours battu corps et âme contre la cruauté absurde. contre l'assassin. contre la veangeance gratuite. contre ce déploiement de rage qui éveille la haine. il est de ceux qui préfèrent concilier, conseiller, calmer, raisonner. la grande voix qui cherche les compromis, d'une allure intraitable. on lui a peu résisté, jusqu'aujourd'hui. on ne conteste pas une allure athlétique, des épaules carrées et droites, une hauteur conséquente, des cheveux brossés en arrière et un anneau à l'oreille lui offrant cette allure désabusée. on ne provoque pas un sang-pur dont la famille a vaincu la guerre. joueur de quidditch, préfet en chef, président et créateur du club d'oration de poudlard. wood a peu été habitué à l'échec. aimé, choyé, entouré. frère, soeur, cousins. parents aimants, maison ensoleillée, correspondants étrangers, échange de trois mois à castelobruxo obtenu grâce à une bourse au mérite du ministère. décidément, pas de quoi se plaindre. peut-être une tendance à serrer les poings et hausser la voix trop fort, quand on pousse l'ultime rempart. peut-être une incapacité à s'ouvrir aux émotions, à concéder de l'affection. parfois il envie daisy et sa spontanéité, parfois il envie ica et sa sensibilité. leur simple humanité, sans prétentions. sans ambitions démesurées. sans calculs et sans exigences. wood l'a toujours su, son pire ennemi c'est lui-même. il est le seul à s'imposer contraintes et impossibilités. il est le seul à s'appliquer ce rythme et cette hygiène de vie sans répit. être toujours en activité pour pouvoir réagir à la seconde. pas d'effet de surprise, pas de chute.
jusqu'à aujourd'hui. il avale ce deuxième verre. et ce troisième. et cette fois le temps ne se compte plus en secondes. le temps s'arrête dans leur radeau de fortune. ils ont fière allure, les deux arrivistes. regards fixés sur leurs verres à moitié-vides. le reflet dans le liquide ambré laisse transparaître la décadence de deux hommes forts. jusqu'à hier respectés. wood se demande comment sera demain. comment il se lèvera. aura-t-il envie de voir les siens, aura-t-il besoin d'explications. quel regard lui jettera daisy ce soir. comment ica rentrera à la maison. qu'est-ce qu'ils se diront, tous les trois. salut les frangins. je crois qu'on a un problème. un problème qui chamboule plus qu'une heure, qu'une journée, qu'une semaine. un problème qui chamboule l'essence même des weasley. les weasley ne sont plus une unité. ils sont des figures disloquées. ils ont été frappés. l'immunité est brisée. l'ensemble s'ébranle. charles a provisoirement gagné cette bataille. woodrow n'est pas infaillible.
il n'y a pas de bons mangemorts, la phrase claque entre ses dents, mince reliquat d'une certitude ancrée dans son être. la colère est née, petite flamme qui vient de s'allumer. elle consume la quiétude et s'emballe sous l'effet de l'alcool. ils sont leur pire reflet, l'un et l'autre. charles peut dire ce qu'il veut, il est tout autant politique que lui. pire, ses idées se cachent derrière le manteau de la justice. wood se passe une main dans les cheveux et se lève. il attrape les quelques papiers qui sont dispersés sur le bureau et ajuste sa cape. aujourd'hui, ils sont d'accord. ils ont laissé de côté leurs costumes du ministère. je vais regarder ça. on agit demain soir charles. le faux-pas d'une carrière s'apprête à sonner. les conséquences sont lourdes, wood en est conscient. mais on ne touche pas à ica, frère ou cousin, les weasley sont un bloc. il fait un vague salut de la main et ferme la porte derrière lui. il y a un temps pour tout. pour les négociations. pour la colère. pour l'amertume. et sans doute pour les regrets.

-----
terminé.

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une étincelle brille entre deux explosions

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