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 you're the hallelujah on my throne. (DRARRY)

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momo/casseur flowters
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Date d'inscription : 07/08/2016
age : vingt ans.
emploi : interne médicomage.
race, origines : sorcier, sang-pur. occlumens, prince des serpentards.


MessageSujet: you're the hallelujah on my throne. (DRARRY)   Dim 7 Aoû - 21:09

il arpente avec une certaine fierté les lieux, foulant le sol de sainte mangouste comme si l'établissement allait lui appartenir un jour, apprenti médicomage qui est déjà dévoré par l'ambition, plaçant son regard glacial sur ce qui l'entoure avec délectation. il enregistre, apprend, observe, analyse. il connaît déjà l'hôpital sur le bout des doigts, arbore la fameuse blouse verte au blason symbolique, baguette et os croisés. il écoute attentivement ce qu'on lui demande, ce qu'on veux de lui, il est prêt à tout malgré les regards lourds qui se posent parfois sur lui, les murmures qu'il entend, qui salissent son nom. il fait abstraction. le prince des serpents reste impassible, sa baguette soigneusement rangée dans l'une de ses poches, il leur montrera à tous.
draco n'a pas compris exactement pourquoi on l'avait mis au contact d'enfant, non pas que ça le dérange, mais disons que ça le surprend un petit peu, il n'a jamais signalé son attachement pour eux malgré l'étrange sentiment qu'ils font naître en lui. ils ne connaissent pas son histoire pour la plupart, il n'est que draco, à leurs yeux, le médicomage qui les soigne et leur donne des sucreries de chez honeydukes, celui qui fait apparaître quelques étincelles du bout de sa baguette magique pour les voir, admiratifs et puis souriant. bizarrement, ils calment son coeur plus que n'importe quel autre humain aurait réussi à le faire, plus encore que les regards inquiets de sa mère chaque jour, et toujours les mêmes demandes de son père, comme si la guerre n'était jamais fini, comme s'il n'avait jamais prouvé sa lâcheté auprès des mangemorts et que le nom des malfoy était toujours signe de grandeur.

il arrête ses pas dans le bureau du médicomage qui est chargé de lui expliquer le métier et attend sans un mot, il sait que les moments les plus difficiles arrivent, après les visites dans le service, il faut assumer les consultations en urgences d'enfants. c'est beaucoup moins agréable d'entendre les enfants pleurer et ne pas voir où est-ce-qu'ils ont mal tout de suite. c'est presque un crève-cœur. mais malfoy ne s'arrête pas sur ce genre de détails, ça doit être ça qui fait de lui un bon élève, il ne s'encombre pas d'états d'âmes. on se divise les consultations en deux aujourd'hui, vous vous occuperez de certains enfants aussi pour que je puisse noter votre stage. le médicomage annonce et draco hoche de la tête, il récupère les dossiers qu'on lui tend et passe dans la pièce à côté, prêt à recevoir ses premières visites. peut-être un peu trop crispé. il déteste avoir cette impression d'être observé, jugé, comme s'il devait passer sa vie à se justifier.
mais il ne réfléchit pas plus lorsque la secrétaire ouvre la porte de son bureau et lui sourit, toujours, de cette façon que draco n'apprécie sans doute pas à sa juste valeur, et elle jette un regard vers sa liste de patients pour annoncer la première visite. une, deux, trois, elles s'enchaînent, un sortilège qui a ricoché, un kit à potion laissé à porter de mains, un gnome de jardin pas très commode, l'après-midi s'étire et draco commence à fatiguer. il frotte ses yeux de la paume de sa main et sait qu'il ne reste plus qu'une seule visite avant la libération, en espérant qu'il ne s'agisse pas d'un cas trop grave.

potter.

il n'y a jamais de répi quand on est marqué depuis l'enfance, quand on n'est pas né au bon endroit, et le sort s'acharne, draco le réalise enfin. sa mâchoire se crispe, son regard de glace se lève vers la porte et se pose directement sur l'ennemi juré. le temps n'a pas encore eu assez le temps de s'écouler et la rancoeur le temps de s'évanouir, le coeur du malfoy pulse encore, de rage et d'autre chose. il pensait ne jamais avoir à le recroiser, il pensait que la prochaine fois, il serait plus mature, grandi de son expérience de vie, calmé.
mais là tout est encore trop frais. ses doigts se serrent. la secrétaire a déjà refermé la porte et draco remarque l'enfant dans les bras de potter, les cheveux roses électriques, et il se rappelle de ce cousin. il se rappelle des mots du lord, de son rire à glacer le sang. il élèvera les chiots de sa cousine. sans un mot, draco se lève et contourne son bureau sans pouvoir détacher les yeux du garçon, un frisson glisse dans son dos, ses lèvres se pincent légèrement et son regard, son regard terriblement froid se pose sur celui de potter. qu'est-ce-que tu fais ici, potter? incapable de prendre soin d'un enfant? il glisse, le ton amer et ses yeux descendent sur teddy dans les bras de potter. qu'est-ce-qu'il a? il demande, effaçant toute présence de harry.

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    mama, just killed a man, put a gun against his head, pulled my trigger, now he's dead. mama, life had just begun, but now i've gone and thrown it all away. mama, ooh, didn't mean to make you cry, if i'm not back again this time tomorrow, carry on, carry on as if nothing really matters.
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mel/cripsow
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emploi : gryffindor alumni, chosen one, single parent, auror.
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MessageSujet: Re: you're the hallelujah on my throne. (DRARRY)   Mar 9 Aoû - 15:18

VLAN. un énorme coup de coude dans le visage et harry se retrouve en dehors du lit. il grogne, porte sa main à son visage. il a passé la nuit avec ron, son partenaire de toujours, resté après une dure journée passée à interroger divers individus liés aux jumeaux carrow. réveillé bien trop tôt à son goût par le corps étendu à ses côtés, il juge finalement bon de ne pas aller travailler aujourd’hui. les derniers mangemorts encore en cavale sont tous suivis de près, en dehors de quelques exceptions notables. tous les autres ont été envoyés à azkaban. d’autres ont été exécutés, proprement mais définitivement. harry n’approuve pas, mais s’aplatit. il a beau être l’élu, il n’est qu’employé au ministère. avec de nombreux autres problèmes sur les bras. il est fatigué. et sa journée n'a même pas encore commencé. il se rend dans sa cuisine, se sert une tasse de lait brûlant. être le sauveur du monde sorcier n’est pas sans avantages. notamment lorsqu’il s’agit de ne pas se présenter au bureau. harry potter, le survivant. on s’aplatit devant lui, on comble le moindre de ses désirs. il n’approuve toujours pas cette adoration qu’on lui porte, mais en ce jour, il est bien heureux d’être l’élu. ron dort encore. bienheureux, un filet de bave coulant le long de son menton. ce n’est même pas l’exaspération qui le prend. plutôt la tendresse. ron weasley, compagnon fidèle, éternel. soudain un sourire se dessine sur les lèvres de l’ancien gryffondor toujours endormi herm- à ce moment précis, harry décide qu’il en a assez. réveil trop dur. il pince le nez du rouquin qui se redresse en sursaut. si tu veux fantasmer sur ta femme, fais-le autre part que dans mon lit il a le sourire aux lèvres. sincèrement amusé. ron, interloqué, écarquille les yeux avant de retomber sur le lit en bâillant. harry ne peut s’empêcher de les envier. leur amour ne laisse de doutes à personne. tout comme celui qui l’avait jadis lié à ginny. bien vite abandonnée. aux bras de son capitaine, même. il finit sa tasse et attrape sa baguette. j’vais récupérer teddy chez dromeda, tu pourras fermer à clef quand tu pars ? il fait quelques pas avant de faire volte face. et te rendors pas il hésite à lui lancer un verre d’eau sur le visage, mais se ravise.

le reste de la journée se passe. bien plus calme que son réveil, mais pas moins chaotique, catastrophique.


BLEURP.

teddy a rendu tout son goûter. ses cheveux d’ordinaire oranges vifs prennent une teinte verdâtre et sa peau se couvre peu à peu de plaques rouges inquiétantes. harry l’observe un instant, interloqué. que faire ? et soudain vaincre voldemort lui semble être une tâche beaucoup plus aisée que la fin de journée qui l'attend. que ferait mrs weasley ? voilà la question qu’il se pose lorsqu’il se retrouve dans le pétrin avec teddy. elle saurait quoi faire. voilà la réponse à cette si difficile question. il fait disparaitre la flaque orangée qui continue de tacher son parquet et essuie la bouche du bambin. on va aller voir quelqu’un qui sait ce que tu as et voilà que teddy commence à pleurer. définitivement, cette journée s’annonce des plus mauvaises. et soudainement retourner chasser les horcruxes lui semble être une tâche agréable. voilà qu’il se retrouve à sainte mangouste, avec un teddy aux cheveux à nouveau roses pendu à son index. deux heures qu’il attend. deux heures qu’il essaye de calmer son estomac désespérément vide. on l’appelle enfin. potter. certains regards se tournent vers lui à l’annonce de son nom. il a l’habitude et se contente de suivre la secrétaire en silence. elle le mène dans une salle aux murs ennuyeusement blancs. il songe un instant à rendre une petite visite à lockhart. mais la pensée s’envole bien vite dès qu’il pose son regard sur le médecin qu’il attend depuis si longtemps. chevelure d’un blanc inquiétant, prunelles d’acier, le menton légèrement relevé de celui qui vous dévisage depuis son trône. malfoy. même son ton est insupportable. il sent ses poils se hérisser sur ses bras. ils sont adultes à présents et les doutes de draco sur sa capacité à s’occuper de teddy ne devraient pas lui donner autant d’envies de meurtre. mais c’est plus fort que lui. il sait bien qu’il lui doit la vie, qu’il doit la vie à sa mère, qu’il doit beaucoup aux malfoy. mais c’est plus fort que lui. il le déteste. il a envie de lui cracher au visage. mais teddy est plus important. il se concentre et parvient à articuler il s’est mis à vomir subitement il y a à peu près trois heures. depuis plus rien. mais il a toujours ces étranges plaques rouges sur tout le corps draco a déjà pris le bambin dans ses bras. et harry doit bien avouer qu’il sait s’y prendre avec les enfants. il a presque l'air gentil, attentionné. presque étant le maître mot. et je suis sûr que je suis bien plus capable que toi de prendre soin d’un enfant, malfoy. il défie le blond du regard. ou en tout cas de l’aimer et de lui offrir un foyer digne de ce nom. ce n'est pas un secret : ils sont pointés du doigt. il ne fait pas bon vivre d'être un malfoy ces temps derniers, et draco peut toujours rêver d'une famille, elle ne sera jamais, au grand jamais, une famille heureuse.

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    "Something about cerebral guys get me." "He's green, besides he starts off as a bad guy." "Green ain't bad if he wears it well, and he has the whole redeemed villain thing going for him. Nothing hotter than a bad guy trying to go good."
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MessageSujet: Re: you're the hallelujah on my throne. (DRARRY)   Mer 10 Aoû - 18:50

potter a disparu du champs de vision de draco, à présent il n'y a plus que teddy, teddy dans ses bras et teddy rempli de petites plaques étranges qui le font froncer des sourcils. il n'aime pas ça. voilà comment potter traite un membre de sa famille, son propre cousin abandonné aux griffes d'il ne sait quoi et maintenant complètement malade. il s’est mis à vomir subitement il y a à peu près trois heures. depuis plus rien. mais il a toujours ces étranges plaques rouges sur tout le corps. la voix de potter le ramène un peu sur terre, ses prunelles d'acier s'attachent au visage de l'ennemi et il l'inspecte sans un mot. le regard jugeur. mais draco reconcentre son attention vers le petit et l'installe sur sa table d'examen, son visage de glace se décrispant doucement en voyant l'air du gamin face à lui et le malfoy lui sourit, presque avec une certaine tendresse. on va ausculter ça. il murmure pour l'enfant, omettant le fait numéro un de tout médicomage qui se respecte: rassurer les parents. draco a oublié, dès le moment où potter a foulé le sol de son bureau, qu'il était sans doute surveillé dans le but de son stage.
et je suis sûr que je suis bien plus capable que toi de prendre soin d’un enfant, malfoy. les mots tombent dans la pièce, glaçant à nouveau le serpent qui redresse son regard vers l'imbécile, il a envie de lui demander s'il est réellement bête ou s'il fait juste semblant, il a bien vu dans quel milieu travaillait draco, non? peut-être que, finalement, le seigneur des ténèbres a bien du lui jeter un sortilège au pauvre potter, un sortilège qui a du lui faire perdre quelques neurones. ou en tout cas de l’aimer et de lui offrir un foyer digne de ce nom. le visage de draco se fige soudainement, il se décompose intérieurement et ne sait plus quoi faire, il ne comprend pas d'où vient cette soudaine agressivité de la part du potter. cet idiot de potter. mais il se redresse, une main devant teddy pour qu'il ne tombe pas, et ses prunelles fixées sur potter, tentant presque de le transpercer.

un léger silence s'installe, quelques secondes rien de plus, draco a juste dû faire un effort surhumain pour ne pas mettre harry dehors. c'est vrai, harry potter, tu es aussi l'élu des familles parfaites, c'est ça? le seul capable de donner de l'amour et d'élever une famille convenablement, le seul qui mérite le bonheur. et tu lui expliqueras comment que ses parents sont morts pour protéger un binoclard qui sortait pas de son trou de souris durant la grande bataille de poudlard? draco demande en fronçant légèrement ses sourcils, détestant clairement devoir faire ça, il sait que c'est bas et facile, mais ça l'est tout autant que les attaques répétées de harry sur lui. il n'arrive toujours pas à comprendre comment certains peuvent tomber à genoux devant cet homme et l'aduler. il n'est qu'un gamin qui a su bien s'entourer.
mais draco se reconcentre bien rapidement sur teddy, incapable de laisser l'enfant comme ça même si son tuteur est un réel imbécile. il s'agenouille face au petit et sort sa baguette, effleure les petits bras du bébé avec douceur et glisse son doigt entre les siens. il sourit un peu lorsque teddy serre son doigt et le fait un peu bouger. il est rassuré de voir qu'il ne s'agit pas d'une dragoncelle, un peu inquiet de se retrouver face à la maladie qui a emporté son grand-père finalement, mais il continue de faire glisser sa baguette sur la peau de teddy, se concentrant en murmurant quelques mots, alternant entre incantations et mots rassurants. finalement il arrête sa baguette en fronçant ses sourcils et tire sa langue vers le garçon qui l'imite juste après. draco laisse passer un léger rire et vient poser sa main sur le front de teddy. il est un peu fiévreux. je pense qu'il a dû prendre quelque chose, peut-être une potion ou un ingrédient de potion, ça expliquerait les plaques persistantes sur sa peau. le malfoy souffle doucement en glissant son pouce sur la joue du bébé, souriant un peu vers lui pour ne pas l'inquiéter. il va devoir prendre une potion et ne rien manger avant demain. la potion calme les effets de faim mais il faut bien penser à la lui donner toutes les quatre heures. même au milieu de la nuit. draco rajoute en tournant son regard vers harry et l'observe en haussant un sourcil, l'air de dire 'pas trop dur pour l'élu?'.

draco tourne sa baguette vers une armoire qui s'ouvre et il l'inspecte en silence avant de faire venir un flacon à lui. les plaques devraient disparaître, et d'ici demain matin il ne devrait plus rien avoir. je vais lui administrer la première potion pour analyser les plaques et voir si elles commencent à disparaître. après ça tu pourras quitter mon bureau. draco reprend dans un murmure, froid et distant, le regard résolument fixé sur teddy. il est là pour s'occuper de l'enfant et rien d'autre, mais les mots du potter tournent un peu dans sa tête et l'atteignent là où ça ne devrait pas. il ne sait même pas si le potter est réellement capable de juger quoi que ce soit, à dire vrai.
et la baguette de draco est à nouveau levée, elle jette quelques étincelles vertes pour distraire teddy alors qu'il lui fait boire la potion en même temps. il reste amusé une seconde en voyant les cheveux du petit prendre la même couleur que ses étincelles et il range finalement sa baguette, se retenant d'avoir l'air trop attendri face à teddy. il sait qu'il y a toujours potter derrière, aux aguets, et il n'apprécie pas ça. tu n'as pas ramené ta weasley avec? il demande finalement, affichant un fin sourire aux lèvres et en tournant son visage vers celui de harry. il ne s'est toujours pas relevé, à genoux devant teddy et ses mains posées sur lui pour qu'il ne tombe pas. elle a enfin ouvert les yeux sur le couple de losers que vous formiez?

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MessageSujet: Re: you're the hallelujah on my throne. (DRARRY)   Mer 10 Aoû - 21:43

il serre les dents, les poings, tout ce qu’il peut serrer. se retient d’en rajouter une couche. c’est plus fort que lui, c’est l’instinct, celui-là même qui pousse les oiseaux à migrer ou les ours à hiberner. harry est destiné à haïr malfoy. pas vrai ? ca a toujours été comme ça, il ne s’est jamais demandé pourquoi, ça n’a pas la moindre espèce d’importance. malfoy et son sourire arrogant, sa pureté de sang, malfoy et sa couronne d’épines, toujours si magnifiquement négligeant. trainant, lent et confiant. il le revoit traverser les couloirs comme si poudlard lui appartenait. un roitelet aux ailes à peine déployées. et puis le silence se brise, la vengeance se fait entendre, gronde dans les tréfonds de la gorge du prince déchu. ses parents, la bataille de poudlard. l’élu. il crache le surnom comme une insulte. leurs regards se croisent. se défient. ils ont à nouveau quinze ans l’espace de quelques instants. un monde les a toujours séparés. le fils adoré contre l’orphelin abandonné. même leurs couleurs de cheveux s’opposent. némésis en tous les points. finalement, malfoy détourne le regard pour s’occuper de teddy. et la culpabilité commence à se faire une place dans la tête du survivant, lui serre le cœur. il en a presque oublié son filleul adoré. sa haine à l’encontre de draco a toujours été l’un de ses plus grands défauts. justifiable défaut, mais défaut tout de même. une obsession qui l’a poussé aux frontières de l’illégalité. sectumsempra il voit encore le corps de draco baigner dans l’écarlate liquide. et soudain ses yeux s’écarquillent devant la vision du blond qui rit. pas son habituel ricanement moqueur. il y a quelque chose de tendre dans son regard, dans son attitude, une chaleur inhabituelle dans son rire. et harry a presque des remords. le doigt de l’héritier malfoy se pose sur la joue du bambin qui rit de plus belle, laissant derrière lui les pleurs d’auparavant. il ne peut s’empêcher de sourire lui-même en assistant à cette vision si improbable. harry acquiesce en silence lorsque le blond lui indique la marche à suivre pour les prochaines heures, ignorant la lueur moqueuse qui brille au fond de ses prunelles. il le défie, harry en a bien conscience, mais il ne mord pas à l’hameçon, pas cette fois. il se contente d’observer la scène qui se déroule sous ses yeux, soudainement apaisé par la vision de son filleul qui babille, hypnotisé par les étincelles qui sortent de la baguette de malfoy. une vague de remords le prend soudain. peut-être l’a-t-il jugé trop rapidement, trop durement ? mais la pensée est bien vite reléguée au second plan lorsqu’il pose la question fatidique. ginny. soudain il a envie de prendre teddy et de déguerpir, d’oublier malfoy et ses sales remarques. pourtant c’est lui qui a commencé.

harry soupire, s’accroupit aux côtés de draco, gardant son regard fixé sur son filleul qui ne semble pas remarquer l’animosité entre les deux jeunes gens. respire. certaines personnes s’assagissent avec le temps. harry n’est pas de ceux-là. après l’année qu’il vient de vivre, il est devenu plus impulsif que jamais, amer au possible. elle- la douleur est encore vive dans sa poitrine, fraiche comme au premier jour. pas à cause des sentiments qu’il a un jour éprouvé pour la rouquine, mais pour l’immense vide qu’elle a laissé derrière elle, le sentiment de trahison qu’il ne peut effacer malgré leur vision commune sur l’avenir de leur relation. ils fonçaient dans le mur, mais c’est tout de même elle qui a abandonné harry aux mains du néant, sans aucun but. mission accomplie, potter, lui avait dit kingsley. Rire amer. il s’est jeté corps et âme dans la chasse aux mangemorts, pour occuper son esprit, pour ne pas penser à la solitude qui remplit ses journées, son appartement. je suis sûr que tu peux trouver tous les détails croustillants dans la gazette du sorcier. marmonne-t-il, l’amerturme au fond de la gorge. Il ne l’aimait même plus, mais l’échec reste cuisant. il doit l’avouer, draco a touché une corde sensible. ce n’est pas la première fois qu’il est la victime du flair du fils malfoy. autrefois déjà il avait un certain talent pour appuyer là où il avait mal. leurs regards se croisent, et pour une fois, il essaye d’y mettre du sien, d’effacer toute la haine qui l’anime, et soudainement, les regrets se frayent un chemin dans ses prunelles. le fantôme d’un sourire plane sur son visage tandis qu’il se relève, teddy accroché à sa jambe. ehm. désolé je suis un peu- il hausse les épaules, grimace. à cran en ce moment. il est allé trop loin, en a conscience. il lui sourit, de manière un peu plus convaincante cette fois. merci. ils ne seront sans doute jamais amis, mais ils sont adultes désormais, il est temps d’agir en tant que tels. aujourd’hui, ils n’ont plus quinze ans, ils en ont vingt, et ils portent tous les deux un fardeau beaucoup trop lourd pour leurs frêles épaules. une réputation, un passé, tout aussi douloureux pour l’un que pour l’autre. tout les a toujours opposés, mais quelque part, alors qu’il a été abandonné, qu’il se retrouve seul à nouveau, il s’aperçoit que les choses, peut-être, ont changé, sont amenées à changer. ils ne portent pas les mêmes cicatrices, mais sont blessés tous les deux, ont traversé des épreuves qui les ont amenés à grandir trop tôt. il ne sait pas encore s’il l’espère, mais si draco est aussi seul que lui, alors peut-être y a-t-il encore de l’espoir pour une réconciliation. comme pour étayer ses pensées, teddy tend les bras vers le médicomage, le sourire toujours aux lèvres. il a l’air de t’apprécier. leurs regards se croisent, il inspire longuement. écoute malfoy, y a plein de trucs que j’ai fait que je regrette. il ne s’est jamais excusé, de rien, pas du sectumsempra, il ne l’a jamais remercié, pour tout ce qu’il a fait, pour cette baguette lancée alors qu’il s’apprêtait à vaincre voldemort. et alors qu’ils se retrouvent enfin, dans un monde en paix, où les rivalités ont été effacées, il voit qu’il est temps de mettre les choses à plat, et de tout recommencer. si draco lui laisse une chance. malfoy ne détache pas son regard, le scrute, semble lire en lui comme dans un livre ouvert. est-ce que je peux te… il hésite, marmonne. contacter si jamais l’état de teddy ne s’améliore pas ? bravo potter, vraiment, très fin, très fin. il a l’impression d’avoir tout foiré. ron et hermione vivent leur vie, ginny l’a largué, tous ses amis vont de l’avant, mais lui, il stagne. peut-être qu’il a enfin trouvé, en draco, sa chance d’avancer ?

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MessageSujet: Re: you're the hallelujah on my throne. (DRARRY)   Mer 10 Aoû - 22:55

draco sait, il sent la tension s'installer dans la pièce et il sait que ça va être difficile, il se demande s'il y est pour quelque chose l'espace d'une seconde mais il ne se rappelle pas avoir permis au potter de se montrer aussi odieux avec lui d'entrée de jeu. alors non, ce n'est pas de sa faute, s'il y a quelqu'un à blâmer ici, il s'agit bien du potter et de personne d'autre. et draco part sur cette base de conscience quasiment tranquille pour commencer à ausculter teddy et à trouver ce qu'il a. le verdict tombe, le malfoy croise à nouveau le regard du potter et fronce très légèrement ses sourcils, il lui lance un défi muet que le brun ne reprend pas mais il sait pertinemment qu'il l'a compris. ils se sont toujours compris comme ça, ils se sont toujours cherchés, sans arrêt. mais les années passées à poudlard semblent beaucoup trop loin maintenant, et potter s'approche, draco se fige, ses doigts se resserrent par pur réflexe autour de sa baguette. mais harry s'accroupit à ses côtés. il ne s'intéresse pas à draco et ses doigts se détendent un peu sur la baguette. elle- mais il ne dit rien, il se tait à nouveau et draco comprend qu'il a touché la corde sensible finalement. c'est un pur retour à l'envoyeur, comme si potter avait joué à l'innocent en lui balançant sa phrase plus tôt.
je suis sûr que tu peux trouver tous les détails croustillants dans la gazette du sorcier. le malfoy accueille les mots en silence, comme si ça l'intéressait de lire sur la vie de potter, et comme si la gazette disait 15% de vérité. les lèvres du blond s'entrouvrent sans qu'il ne sache quoi dire et il tourne son regard vers harry au même moment. peut-être pas la meilleure chose à faire. l'éclat vert croise son regard et draco referme doucement ses lèvres, se retenant de soupirer surtout lorsqu'il semble voir un sourire sur le visage de harry, et peut-être quelque chose dans ses yeux qu'il n'est pas sûr d'apprécier. il ne va pas parler de pitié, ça ne ressemblait pas à ça, mais dans le coeur du malfoy, ça bat de la même manière. mais draco ne réagit pas tout de suite, il entend la voix du brun sans vraiment comprendre ce qu'il raconte, jusqu'à ce qu'il se décide à vraiment écouter ce qu'il est en train de dire. ...à cran en ce moment. merci. et à nouveau le sourire.

draco se détache finalement du visage de sa némésis pour se concentrer sur les plaques de teddy et s'apercevoir que la potion commence à faire son effet. tant mieux. et il se lève en même temps que harry qui récupère le bébé, il déteste être autant déconnecté comme ça lorsqu'il est en présence du brun. c'est qu'il ne sait même pas pourquoi. c'est les bras tendus de teddy vers lui qui le font sortir un peu de ses pensées. heureusement que l'enfant est là. il a l'air de t'apprécier. draco redresse son regard sur harry et semble enfin retrouver sa voix. oui. il souffle, doucement, presque brisé, avant de se rendre compte qu'il n'a pas le droit d'avoir un moment de faiblesse, certainement pas face à harry potter, et il s'éclaircit un peu la gorge. évidemment, c'est mon cousin, potter. il lance en récupérant teddy dans ses bras et lui sourit avec douceur. le coeur toujours plus apaisé, le prince est bien différent dans ces moments là. personne ne devrait le voir comme ça. mais si potter laisse échapper ne serait-ce qu'un mot, il le regretterait presque aussitôt. mais leurs regards sont toujours croisés et draco n'ose pas détourner ses yeux.
écoute malfoy, y a plein de trucs que j’ai fait que je regrette. draco n'est pas sûr d'apprécier où ça va mener et il resserre un peu son étreinte sur teddy en se retenant de reculer d'un pas en arrière, de mettre de la distance entre lui et potter. dis-moi qu'il s'agit de ton entière existence, ça aurait certainement un intérêt. le blond marmonne mais retourne bien vite dans son silence, l'air altier et noble qu'il affiche en permanence, sauf que cette fois-ci teddy est ajouté au tableau, dans les bras du malfoy avec ses cheveux du même vert que l'ancienne maison du garçon. draco pose doucement sa tête contre celle du petit et observe potter face à lui, ses yeux l'analysent, le mettent à nu, et il attend la suite. ça sonnait presque comme des excuses et draco n'en attendait pas. signe de faiblesse, de pitié, draco n'a rien à recevoir, il a toujours mené sa vie d'une main de maître.

est-ce que je peux te… mais il se tait à nouveau et draco se retient de rouler des yeux, de le presser de parler, il y a comme un rush en lui, comme s'il était sur le point de faire quelque chose, un semblant de pressé. contacter si jamais l’état de teddy ne s’améliore pas ? le malfoy fronce ses sourcil un instant en entendant la question et il glisse son regard vers le petit qu'il tient dans ses bras en silence. il réfléchit. non pas à la réponse, il la connaît parfaitement, mais plutôt au ton à prendre, à l'air qu'il doit se donner. il n'est pas sûr que le cynisme ai sa place, pas quand il sent que harry... que potter est si seul. il est pris de plein fouet par la constatation qu'ils sont plus semblables qu'ils ne veuillent bien le penser. et que le sorcier lui tend la main. tu as plutôt intérêt à me contacter si ça ne s'améliore pas, en effet. il murmure, presque abasourdi de voir que harry demande ça, ça semble assez logique finalement.
draco tourne son regard vers teddy et sourit un peu en voyant le garçon, il vient lui déposer un baiser dans les cheveux finalement et se tourne vers harry à nouveau. et de toute manière je comptes bien revoir teddy. c'est mon cousin. il répète, au cas où les mots n'étaient pas passés la première fois dans l'esprit du garçon, avant de prendre un pas en avant vers harry et attend qu'il récupère teddy de ses bras sans réussir à détacher son regard du sien. il sent une pression en lui et n'a aucune idée de comment l'évacuer. son regard tombe, juste une seconde, un peu plus bas, sur le bas du visage de potter, et retourne rapidement à ses yeux ensuite. teddy n'est plus dans ses bras et draco remarque, recule d'un pas, affiche un sourire narquois. j'attends tes mots d'amour alors, potter. il siffle, se reprend, avant de tendre la fiole de potion. prends ça, donne lui toutes les quatre heures, une gorgée. et surveilles le quand il est avec toi, par merlin.

_________________
    i'm just a poor boy, i need no sympathy
    mama, just killed a man, put a gun against his head, pulled my trigger, now he's dead. mama, life had just begun, but now i've gone and thrown it all away. mama, ooh, didn't mean to make you cry, if i'm not back again this time tomorrow, carry on, carry on as if nothing really matters.
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