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 hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)

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mel/cripsow
Messages : 42
Date d'inscription : 07/08/2016
age : vingt ans, le bel âge.
emploi : gryffindor alumni, chosen one, single parent, auror.
race, origines : sorcier de sang mêlé. piètre occulmens.


MessageSujet: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Ven 12 Aoû - 13:19

I have to block out thoughts of you so I don’t lose my head They crawl in like a cockroach leaving babies in my bed Dropping little reels of tape to remind me that I’m alone Playing movies in my head that make a porno feel like home There's a burning in my pride, a nervous bleeding in my brain An ounce of peace is all I want for you. Will you never call again? And will you never say that you loved me, just to put it in my face? And will you never try to reach me?

narcissa a le sourire aux lèvres, enfermée dans un monde auquel ils n’ont pas accès. teddy est roi, prince héritier de l’amour qu’elle a emmagasiné durant toutes ces années // lucius le scrute du regard, les lèvres légèrement retroussées, ses canines nacrées mises en évidence. il ressemble à un loup enragé // teddy a l’air ravi, ses bras tendu vers narcissa qui n’a d’yeux que pour lui, des étincelles au bout de la baguette et au fond des prunelles // draco se retrouve arbitre dans ce combat à mort qui se déroule entre l’hôte et l’invité. ennuyeusement désintéressé, il n’a presque pas pipé mot de la soirée. et s’il croit qu’harry n’a pas remarqué les regards interrogateurs qu’il lance depuis le début du dîner, il a bien raison de penser ainsi // harry serre les poings, encaisse les remarques, renvoie le venin dès qu’il le peut.

soudainement, la tranquille tension qui régnait paresseusement dans l'air semble s’apaiser. tout ça parce que narcissa se lève, teddy toujours dans ses bras malgré son poids qui ne cesse d'augmenter de mois en mois. messieurs, il est l’heure pour moi de vous quitter elle fait le tour de la table pour se retrouver en face du survivant. restez donc pour le petit déjeuner demain, les chambres d’amis sont toutes vides il ne peut s’empêcher de remarquer la pointe de regret qui résonne dans cette dernière constatation. et soudain il songe au manoir malfoy il y a de cela quelques années, plein de vie, peut-être même d’amour. les temps ont bien changé. l’exclamation de protestation de lucius, en revanche, ne le fait même pas ciller. après avoir passé plusieurs heures à supporter ses remarques incessantes avec lui-même pour seul allié, il n’y prête même plus vraiment attention. ce petit bout de chou vient avec moi elle se courbe pour prendre la main de l’enfant, toujours aussi ravi d’être en compagnie de sa… il essaye de se remémorer l’arbre généalogique des black, mais abandonne bien vite, reportant son attention sur le visage somnolant de teddy. il se lève finalement, faisant glisser sa chaise dans un grincement sinistre et rejoint narcissa de l’autre côté de l’immense table des malfoy, se retrouvant contre tout attente proche de draco qui ne lui accorde pas même un regard. il a le regard posé sur un point fixe, qui semble être la porte de sortie, bien décidé à ne pas le lâcher des yeux. harry s’accroupit finalement devant son filleul et plante un baiser sur son front. bonne nuit, fais de beaux rêves. il sourit en observant la sorcière porter l’enfant, juste avant qu’elle ne disparaisse dans l’encadrement de la porte. lucius est le prochain à se lever, sans un mot, les dents toujours serrées. sympathique, à son habitude. il lève les yeux au ciel alors que la tension retombe pour de bon, ne laissant que draco et harry dans l’immense pièce. depuis la guerre, harry a essayé de garder contact avec toutes les personnes qui l’ont aidé. c’est donc tout naturellement qu’il a adressé une lettre de remerciement à narcissa, qui, ravie de l’attention, n’a jamais cessé de lui répondre. un peu comme son fils, mais sur un ton beaucoup plus aimable. a croire que draco tient bien plus de son père que de sa mère. quel gâchis. harry ne prend pas la peine de se rassoir, il a bien compris qu’il est temps d’aller se coucher et que de toute manière, le jeune homme n’est pas prêt de se mettre à lui parler. il soupire. ce n’est pas faute d’avoir essayer. il n’a pas vraiment tenté de lui faire la conversation durant la soirée, après tout, lucius avait décidé de s’accaparer l’attention de harry, mais c’est pour draco qu’il est venu. pourquoi draco, pourquoi ne pas s’intéresser à un autre serpentard ? il se pose la question tous les jours depuis qu’il lui a envoyé cette stupide lettre. mais il ne peut pas non plus s’empêcher de constater à quel point leurs mots semblent justes et à quel point leurs brefs regards lui semblent vitaux. il erre depuis deux ans sans aucun but, arpentant la terre à la recherche d’une raison de vivre. et alors qu’il commençait à se laisser à nouveau submerger par ses démons, on lui a tendu un nouveau challenge à relever, enfin. et quel challenge. il s’est jeté corps et âme dans cette cause, parce que sans draco, il en est sûr, il va couler si profondément qu’il ne pourra plus jamais s’en sortir. euh… je crois que je vais… euh. toujours aussi éloquent, potter. il imagine même sa voix dans sa tête à présent. malfoy, t’es sûr que ça va ? t’as l’air un peu… rouge. simple constatation. pas vraiment une surprise, en vue du nombre de bouteilles qui ont été vidées.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Ven 12 Aoû - 14:23

draco ne sait pas comment il a fait pour en arriver là. qu'est ce qu'il s'est passé. il y a deux an en arrière, le manoir des malfoy était habité par l'aura écrasante et étouffante du seigneur des ténèbres, de rires dérangés des mangemorts réunis ici et qui avaient élu leur quartier général entre ces murs. aujourd'hui, à la table des malfoy un couvert est ajouté pour l'élu, le survivant, celui qui a vaincu, une fois de plus, le lord. aujourd'hui les choses sont si différentes, harry n'est plus à genoux dans son salon, le visage boursoufflé et défiguré par la magie, draco n'est plus le gamin apeuré aux grands yeux gris qui observent désespérément le visage de son pire ennemi en se demandant ce qu'il fait là, comment il a fait pour se faire attraper. aujourd'hui, ils mangent ensemble et l'ambiance est partagée, presque électrique par moment, douce et attendrie lorsque narcissa parle, draco ne sait plus où se placer. ses doigts se referment sur le verre en crystal qu'il porte à ses lèvres encore et encore, le liquide carmin glissant entre ses lèvres et dans sa gorge, laissant une légère amertume sur la pointe de sa langue, effaçant peu à peu ses pensées sobres.
sa mère se lève, les yeux plein d'amour pour teddy, un regard que draco ne connaît que trop bien, et elle fait le tour de la table pour s'approcher de potter. l'héritier des malfoy n'a toujours pas bougé, son verre entre les doigts et son regard d'acier fixant la porte plus loin, par là où il sait qu'il va pouvoir s'échapper, ne plus entendre les remarques de son père, amer. restez donc pour le petit déjeuner demain, les chambres d’amis sont toutes vides. les mots, si doux, de sa mère le fige sur place. inviter le survivant à passer la nuit au manoir des malfoy, on aura définitivement tout vu. le vin disparaît entre ses lèvres, le verre est vide, il se rempli presque aussitôt sous les désirs du prince. il y a du mouvement mais draco ne bouge pas, il sent les doigts de sa mère sur son épaule, un geste tendre et il ferme les yeux une seconde, les rouvre avec le poids de la main en moins sur lui.

son père les quitte à son tour, les mots acides du malfoy restent sur le bout de sa langue, il n'a pas ouvert la bouche une seule fois durant le repas mais les prunelles d'acier qui suivent son père n'en pensent pas moins. pourquoi vouloir défendre le survivant comme ça, pourquoi cette haine naissante au creux de son coeur à chaque mot prononcé envers lui. draco ne veux pas y penser. euh… je crois que je vais… euh. le potter parle et il ne cille toujours pas, le verre fiché entre ses doigts et il se retient de lui envoyer une remarque, de lui demander s'il a un jour su aligner correctement plus de trois mots, mais il ne dit rien. malfoy, t’es sûr que ça va ? t’as l’air un peu… rouge. et il comprend qu'on l'a laissé seul avec le potter comme s'il s'agissait de son fardeaux maintenant et qu'il devait s'en occuper. il repose le verre sur la table et se lève pour se redresser face à harry, attachant son regard froid sur lui, la mâchoire légèrement serrée, les lèvres pincées.
il le juge, le jauge, lui demande silencieusement 'qu'est-ce-que tu fais vraiment ici, potter?'
mais il sent sa tête tournée un peu, la brume familière de l'alcool qui l'enveloppe, et il délie enfin sa langue. je vais très bien. il se retient de rajouter que si le potter n'avait pas été là, il n'aurait pas eu à boire toutes ces bouteilles et à tenter de faire passer l'amertume en lui. il aurait même pu sortir ce soir, voir ces anciens coéquipiers, les anciens serpents qui traînaient dans les cachots, sifflants, ceux aux coeurs noirs, ceux affichant la même marque que lui. à la place, il se tient face à leur ennemi juré. il y a un bon nombre de chambres d'amis à disposition, choisi celle qui te plaît le plus, ne te perds pas, ne viens pas m'embêter. si jamais tu te retrouves seul dans le couloir sans savoir où aller, s'il te plaît, restes-y. il glisse en prenant un pas de plus vers potter, ses doigts se glissant sur son torse, comme pour imposer une distance alors qu'en réalité ça ne fait qu'amincir celle qui les sépare. compris? où tu veux que je répète plus lentement? il demande de sa voix déjà traînante, un sourire presque mauvais au creux des lèvres, la rancoeur du gamin de première année qu'il était et de la main qu'on lui a rejeté. bonne nuit.

ses doigts glissent un peu sur son torse avant de se détacher définitivement et l'héritier des malfoy se détourne en commençant déjà à déboutonner sa chemise. l'alcool commence à monter sa température corporelle et il ne rêve que de se débarrasser de ses habits, de regagner son lit et de mettre son esprit loin de celui de potter, de ne plus croiser le regard émeraude. il passe la porte, monte les quelques marches vers l'étage et pousse la première porte sur la gauche, regagne son antre avec délectation. enfin. sa veste de costume regagne rapidement sa chaise et ses doigts continuent de déboutonner sa chemise, un soupir passe ses lèvres, il retire ses chaussures, attrape une cigarette qu'il allume d'un coup de baguette et vient s'installer près de la fenêtre ouverte.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Ven 12 Aoû - 21:08

il observe la longue table de bois qui se dresse devant eux, préférant ne pas trop s’attarder sur draco, toujours assis sur sa chaise, les épaules bien droites. il a encore un verre démesurément grand et surtout démesurément rempli à la main. qu’il vide d’un trait alors que le silence s’installe, lourd et pesant entre les deux ennemis. ennemis ? il fait presque peine à voir. et sans qu’il puisse vraiment trouver de raison, harry a envie de lui arracher ce verre des mains, de le supplier de retrouver sa prestance d’antan, lorsqu’il pouvait encore le haïr sans culpabilité dévorante. il ne connait que trop bien ce sentiment face au verre encore à moitié pleil. lui aussi s’est perdu dans toutes sortes de vices après sa rupture, mais l’alcool n’a jamais réussi à lui faire perdre la tête. pourtant il ne compte plus le nombre de nuits qu’il a passé devant des bouteilles désespérément vides, à n’éprouver aucun plaisir face à la trainée brûlante écorchant sa gorge, à tenter d’oublier ses démons.

finalement draco se lève, harry se retourne, ils se font à présent face, et leurs regards se croisent, interrogateurs. pourquoi t’es devenu comme ça malfoy ? tu t’es vu ? il  y a tant de questions auxquelles il voudrait trouver une réponse qui ne viendra pas. c’est la guerre ? les malfoy n’ont jamais été poursuivi, harry l’a exigé. pas après tout ce qu’ils ont fait pour lui, malgré leur intention purement égoïste. il repense à la lettre que draco lui a adressée. si le serpentard est le roi des égoïstes, le gryffondor, lui, en est le prince. ce n’est pas par gratitude qu’il a empêché les poursuites, mais par repentance. ce besoin de pardon qui lui tord le ventre dès qu’il croise les prunelles si dures de l’héritier malfoy. ils se jaugent en silence avant que draco ne finisse par déclarer il y a un bon nombre de chambres d'amis à disposition, choisi celle qui te plaît le plus, ne te perds pas, ne viens pas m'embêter. si jamais tu te retrouves seul dans le couloir sans savoir où aller, s'il te plaît, restes-y. il se rapproche dangereusement et harry hésite à saisir sa baguette lorsqu’il pose son doigt sur son torse, lui imposant l’ordre qui vient de claquer. et soudainement, le survivant a le souffle coupé par cette proximité si étrangère. la dernière fois que leurs regards se sont croisés d’aussi près, sa vie était entre les mains de draco. il lui doit tant, et ne lui donne rien. compris? où tu veux que je répète plus lentement? il lève les yeux au ciel, prêt à lui faire remarquer qu’il n’est pas aussi bête qu’il en a l’air, contrairement à ce que tous semblent penser dans ce manoir, clin d’œil appuyé en direction du père malfoy. bonne nuit. mensonge, ce n’est qu’une formule de politesse, pas un véritable souhait. va au diable avec tes mièvreries à deux balles malfoy pense-t-il. mais il reste cloué là, à ne pas savoir quoi dire. il y a quelque chose qui l’empêche de pester comme son instinct lui hurle de le faire sur l’héritier malfoy. au fil de leur correspondance, il a cru déceler un semblant d’humanité derrière le masque si familier d’indifférence auquel il a droit, même par courrier. son instinct lui hurle de s’en aller, de se trouver une chambre d’amis et de passer une nuit sourde, sans rêves ni cauchemars, une nuit qu’il oubliera aisément. non, dont il se souviendra toute sa vie pour ne pas avoir osé faire ce que son cœur lui ordonnait de… son cœur ? depuis quand son cœur avait-il quoi que ce soit à faire avec draco malfoy ? la seule chose qui important dans cette relation se résumait à leur égo. finalement le bras de draco retombe et avant qu’harry n’ait eu le temps de dire quoi que çe soit, il a disparu dans l’escalier.

harry lève les yeux au ciel et le suit en silence, pesant le pour et le contre. et il se retrouve soudainement seul, dans le couloir, sans aucune envie de dormir. d’ordinaire, il se contente de finir ce genre de soirées en compagnie d’un inconnu croisé dans un bar moldu. inconnu dont il ne connait et ne connaitra jamais le nom. ils ont été des dizaines, des corps sans visages, sans identité. mais ce soir, la fuite est impossible, teddy est emprisonné entre les griffes de narcissa –non pas que ce soit une mauvaise chose- et harry ne peut se résoudre à l’abandonner. il n’a décidément pas envie de dormir. tous sont partis se coucher, l’abandonnant dans un manoir dont il ne connait que les cachots. les cris d’hermione résonnent encore dans sa tête. dire qu’il n’y a pas pensé durant tout le repas serait un mensonge. ses anciens démons ne semblent pas vouloir le laisser s’en aller, s’accrochant à lui comme à une bouée de sauvetage, plantant leurs griffes dans sa chair. il ne veut pas passer encore un énième nuit à se demander pourquoi, à laisser son esprit vagabonder à la recherche d’une réponse à une question qu’il ne connait même pas. il ne veut pas laisser le vide le submerger, alors que son salut se trouve dans la première porte à gauche, en haut de l’escalier. puis son esprit semble s’éclairer dans un ultime éclair de génie. accio balais lance-t-il, un peu au hasard ; connaissant draco, il y a forcément un balais volant quelque part. bingo, trois nimbus deux-mille cinq volent paresseusement vers lui. il en abandonne un contre le mur, portant les deux autres sur son épaule avant d’agiter à nouveau sa baguette. cette fois c’est un souaffle étonnement neuf qui vient se poser à ses pieds. il réalise soudainement qu’en tant que fils unique, draco n’a pas du avoir l’occasion de s’entrainer lorsqu’il était enfant. un élan de tristesse le prend soudain. et si draco était né dans une autre famille ? la famille weasley à tout hasard ; les choses auraient été bien différentes. chassant l’idée de ses pensées, il sort du manoir, humant l’odeur fraiche de la nuit à l’orée des bois. le ciel est dégagé pour une fois et les étoiles brillent par milliers dans le ciel. il enfourche l’un des balais, et, bien décidé à ne pas passer la nuit seul, se met en quête de la fenêtre donnant sur la chambre de draco. il prie pour que lucius comme narcissa n’aient pas la mauvaise idée de regarder par la fenêtre cette nuit-là. un balai dans une main, le souaffle sous le bras, il s’élance dans les airs. ce n’est pas son éclair de feu, mais l’aisance est naturelle pour lui. il fait une fois le tour du manoir avant de s’apercevoir qu’une fenêtre est ouverte. une lampe émet une légère lumière, mais pas suffisante pour qu’il puisse voir à l’intérieur. ce n’est que lorsque draco se penche par la fenêtre, clope au bec, qu’il réalise qu’il a trouvé son lieu de destination. dis-moi malfoy, tu vas vraiment les acheter dans des tabacs moldus ou tu payes quelqu’un pour aller faire la conversation à ces créatures inférieures à ta place ? il sait bien qu’harry ne pense pas un mot de ce qu’il vient de dire pour qualifier les moldus. il vole désormais à la hauteur de draco et leurs visages se trouvent à moins d’un mètre l’un de l’autre, si proches qu’il peut sentir la fumée qui s’écrase sur sa peau après avoir quitté les lèvres de l’ancien serpentard. il affiche un sourire goguenard et lui tend le balai qu’il a dans la main. tu viens ? il sent le refus arriver, sans appel. mais il ne peut s’empêcher d’espérer. ça te fera du bien un peu d’air frais avec tout ce que t’as bu ce soir il sent la remarque acerbe qui roule déjà sur la langue de draco non, pas cet air là. t’as de la chance, tu habites pas trop loin de la mer, allez viens. il lui sourit. hors de question que tu me laisses seul ce soir, malfoy. et hors de question que tu te morfondes seul ce soir, malfoy.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Ven 12 Aoû - 22:44

draco ferme ses yeux en sentant l'air fais du soir sur son visage et apprécie clairement, un léger frisson le prend et il porte la cigarette à ses lèvres. sa tête est enfin au repos, il ne réfléchit plus trop, il fixe un simple point dans le ciel et se rappelle simplement que le rendez-vous de lucius avec les greengrass a lieu lundi et un soupir passe ses lèvres. parfois il aimerait que la vie s'arrête à un moment et reste bloquée sur une boucle parfaite. dis-moi malfoy. un sursaut. tu vas vraiment les acheter dans des tabacs moldus ou tu payes quelqu’un pour aller faire la conversation à ces créatures inférieures à ta place ? son regard d'acier se plante sur potter qui a, apparemment déniché des balais chez lui, et il l'observe en silence en se demandant bien ce qui passe par la tête de ce pauvre garçon parfois. il ne pouvait pas trouver une chambre d'amis comme tout le monde et s'y installer jusqu'à demain matin, rester tranquille un instant? draco a l'impression de se retrouver à poudlard où, à chaque fois qu'il posait son regard, il voyait le gryffondor. et ils s'affrontaient silencieusement du regard. le malfoy s'est même demandé un jour si potter faisait exprès, s'il le suivait ou quoi. impossible pour lui de mener à bien les choses qu'il entreprenait au château, des choses secrètes. il y avait toujours potter pour fourrer son nez dedans.
nott. il souffle finalement en levant la cigarette pour montrer de quoi il parle, un sourire au coin des lèvres, le regard brumeux et l'esprit encore plus. c'est lui qui a commencé alors c'est lui qui assume, j'ai ma réserve. draco murmure finalement en posant sa tête contre l'encadrement de sa fenêtre et referme ses yeux ensuite, appréciant simplement l'air. sa tête arrête de tourner, c'est déjà ça. machinalement, il porte la cigarette à ses lèvres, tire dessus, et rouvre les yeux. potter est toujours là, son visage pas si éloigné du sien et draco l'observe quelques secondes, observant les étoiles et la lune se refléter dans ses lunettes, et sa stupide cicatrice. l'idiot lui montre le balais qu'il tient dans la main maintenant et draco doit se retenir de rouler des yeux. tu viens? non. c'est catégorique, il n'y a même pas réfléchi plus longtemps que le mot passait déjà ses lèvres. c'est plus fort que lui, il ne peut pas devenir pliant et dire 'oui' à potter. c'est simplement impossible. ça te fera du bien un peu d’air frais avec tout ce que t’as bu ce soir. les sourcils du malfoy se froncent et ses lèvres s'ouvrent, prêtes à riposter, mais le sorcier face à lui prend visiblement les devants. non, pas cet air là. t’as de la chance, tu habites pas trop loin de la mer, allez viens. et il sourit.

draco jette sa cigarette dans l'air et se redresse derrière sa fenêtre, il a déjà commencé à se déshabiller, sans doute prêt à se jeter dans son lit, et son regard dévisage harry. sans un mot il repousse la fenêtre et s'avance dans sa chambre, il jette un coup d'oeil à tout ce qui traîne. quasiment rien, simplement quelques livres, sa veste et ses chaussures. il retire sa chemise et l'envoie rejoindre la veste sur la chaise avant de s'approcher de son armoire et d'en tirer un large pull vert émeraude qu'il enfile, il remet ensuite ses chaussures et revient près de la fenêtre. il réfléchit une seconde. mais ses doigts sont déjà en train d'ouvrir à nouveau la fenêtre. tu es une vraie plaie, potter, est-ce-que tu le sais? est-ce-que c'est pour ça que tu te retrouves seul et n'a rien de mieux à faire que de traîner avec moi? draco demande, amer, il n'est pas sûr d'apprécier d'être un lot de consolation, la dernière chose sur laquelle on se rabat pour ne pas penser à sa propre solitude. nott l'a assez fait avec lui et draco y a trop perdu de temps et de coeur là-dedans. donne moi ce balai, potter. il siffle en l'arrachant presque de la main du brun alors qu'il se hisse sur le rebord de sa fenêtre. quelque part, il prie pour ne pas tomber, il n'est pas réellement sûr de son équilibre après tant de vin, mais il arrive tout de même à passer une jambe par-dessus le balais et à s'y installer. je suppose que partager un balais n'est de rigueur que lorsqu'il y a du feu? le malfoy lance, ricanant légèrement.
mais il s'élève dans les airs et le vent qui souffle sur son visage lui fait automatiquement un bien fou. peut-être que potter n'a pas de si mauvaises idées. mais autant mourir que d'avouer quoi que ce soit. il vole vers la mer alors, si c'est là où harry veux aller, et il ne fait pas attention à s'il le suit ou non, il l'a déjà assez vu voler sur un balais pour savoir de quoi il est capable. et draco vole vite, il faut dire que ça lui avait manqué. la mer aussi. ça le frappe dès qu'il y arrive, quand l'air salé lui parvient et que l'odeur familière lui arrache un sourire. malfoy jette un regard derrière son épaule et voit harry s'arrêter à ses côtés. c'est ça que tu voulais voir? la mer? il demande finalement en haussant un sourcil et se tourne un peu vers lui, pour comprendre. il ne va pas lui demander pourquoi il n'est pas parti seul, rien ne l'obligeait à rester au manoir des malfoy à dire vrai, teddy étant entre de bonnes mains. tu as ramené le souaffle avec, j'ai vu. draco note finalement en s'inclinant sur son balai pour le faire tourner et se retrouver face à harry. le premier qui n'arrive pas à le rattraper à un gage. il lance finalement en se demandant si c'est raisonnable avec l'alcool bu ce soir et si ce n'est justement pas l'alcool en question qui parle pour lui.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Sam 13 Aoû - 0:53

ils se dévisagent comme jamais ils ne se sont jamais dévisagés, cherchant dans le regard de l’autre une réponse qui ne viendra pas. pour la première fois, il remarque les fines cicatrices qui se dessinent sur la peau d’albâtre du sorcier. il n’y a jamais vraiment prêté attention, surement parce qu’elles ne sont pas aussi visible que ses propres cicatrices, mais il ne peut s’empêcher de ressentir un torrent de culpabilité, rien que l’espace d’un instant. il déglutit alors que draco fait volte-face et ferme la fenêtre, l’abandonnant à son sort. et soudainement, il se dit qu’il l’a bien mérité, que draco n’a rien à lui accorder, pour tout ce qu’il a fait. il l’observe à travers la fenêtre. s’il avait vraiment voulu qu’il parte, il le lui aurait dit, non, craché à la figure. non ? alors il reste et observe la chemise blafarde de draco tomber au sol. il devrait détourner le regard, il le sait, mais il n’y arrive pas. il devine, à défaut de voir, les cicatrices qui recouvrent le dos du sorcier, similaires à celles qui s’étendent dans son cou, le long de sa joue. son cœur se serre, et alors que sa mâchoire se serre, draco recouvre sa peau d’une épaisse couche de tissu émeraude. si serpentard. harry, lui, porte toujours sa chemise bleu marine, la seule qui ne soit pas aux couleurs de gryffondor. finalement, la fenêtre s’ouvre et un sourire goguenard éclaire le visage de harry.

tu es une vraie plaie, potter, est-ce-que tu le sais? est-ce-que c'est pour ça que tu te retrouves seul et n'a rien de mieux à faire que de traîner avec moi? il a envie de lui tirer puérilement la langue, de lui dire que si ça ne lui plait pas, il n’a qu’à retourner dans sa chambre à déprimer. arrête de râler, malfoy. la méfiance de draco a son égard lui semble légitime, mais légèrement exagérée. la guerre est finie, il n’y a plus de camps, il n’a rien à gagner à lui faire du mal. et puis même s’il refuse de l’admettre à draco, il a bien envie de passer cette soirée en sa compagnie. il aurait pu rejoindre ron et hermione, ou encore seamus et dean, mais il a choisi de rester ici, au manoir malfoy où il n’est pas franchement apprécié, dans le simple espoir de pouvoir se rapprocher rien qu’un peu de l’héritier familial. donne moi ce balai, potter. cette fois, son sourire lui fend l’entièreté du visage. l’excitation qu’il ressent est presque inhumaine et n’eut-il pas été sur un balai, on l’aurait vu sautiller sur place. draco a accepté de voler avec lui. il est extatique alors que l’ordre claque, le balai lui est arraché des mains. mais il ne parvient pas à se sentir vexé, trop occupé à sourire bêtement à malfoy. je suppose que partager un balais n'est de rigueur que lorsqu'il y a du feu? ça va être difficile de faire la course sur le même balai. sur ces mots il s’élance, mais draco a déjà filé devant lui. ca fait bien trop longtemps qu’il n’a plus volé comme ça, libre.

la sensation lui est familière et pourtant si étrange. il a pris l’habitude de transplaner, pour le côté pratique. ils volent pendant quelques minutes, à toute allure, en silence. finalement, l’odeur salée de la mer pénètre ses narines et il pense soudainement à dobby. mais malfoy le tire bien vite de ses pensées. c'est ça que tu voulais voir? la mer? demande-t-il. ils flottent l’un à côté de l’autre et jamais harry ne le lâche des yeux. non, c’est toi que je veux voir lui hurlent-ils. mais dans la pénombre il n’est pas bien sûr d’être clair. il maudit l’alcool qui a envahi ses veines, lui faisant perdre le contrôle de ses pensées. pas de ses gestes, il tient toujours fermement le manche de son balai, mais son cerveau divague bien trop à son gout. après plusieurs secondes de silence, c’est à nouveau malfoy qui lance, tu as ramené le souaffle avec, j'ai vu. il avance paresseusement, fait tourner son balai et se retrouve face à lui. harry a bien compris là où il voulait en venir et prend déjà la balle en main, prêt à la lancer. vu l’état dans lequel ils étaient, le résultat promettait d’être intéressant. le premier qui n'arrive pas à le rattraper à un gage. un gage ? un mot qu’il supposait moldu sorti de la bouche de malfoy. un gage ? intéressant. il n’a jamais été vraiment doué au poste de gardien, mais le challenge lui parait intéressant. alors il finit par détourner son regard de l’océan bleu de celui de malfoy pour se concentrer sur une autre étendue d’eau. un sourire satisfait aux lèvres, il lance la balle au loin, alors que draco s’élance, à une vitesse plutôt impressionnante.

le jeu continue encore pendant plusieurs dizaines de minutes, et harry se sent revivre, il ne pense plus à rien sinon à la victoire de plus en plus proche. tout d’abord, ils tentent de gagner par rapidité, se faisant des passes de plus en plus fortes, de plus en plus courtes. puis elles se rallongent. malfoy s’épuise, forcément. il n’a pas la force physique d’un auror, son endurance. j’suis impressionné, t’aurais du jouer au poste de gardien, malfoy lance-t-il alors qu’il rattrape le souaffle avec une aisance toute factice. il lance la balle à son tour, et finalement, il sourit. lorsque draco la jette vers la forêt au loin, il s’élance. vers malfoy. il s’arrête quelques centimètres à côté de lui, tourne la tête, sans jamais se débarrasser de son sourire en coin, tellement satisfait. il est fier de lui, l’idiot. leurs souffles se mélangent tant leurs visages sont proches. j’ai perdu déclare-t-il, une étincelle de malice dans le regard. il ne sait pas s’il s’agit de l’alcool, ou du fait qu’il a arrêté de fréquenter son bar gay favori depuis deux longues semaines, mais soudainement, l’envie de prendre le visage parfait de draco entre ses doigts et d’écraser ses lèvres contre celles du serpentard se fait particulièrement pressante. le coeur tambourinant dans sa poitrine, il laisse son balai glisser légèrement, de plus en plus proche de celui de l'autre sorcier. ils sont si proches que leurs mains s'effleurent, sans jamais réellement se toucher plus de quelques instant. il s'attend à ce que draco s'éloigne, qu'il lui balance encore le nom de nott à la figure, comme il l'a déjà fait deux fois, comme si de rien n'était. son sourire ne se ternit pourtant pas. pour le moment il ne s'est pas encore jeté de son balai en signe de protestation, et leurs regards sont toujours plongés l'un dans l'autre, brûlants, interrogateurs, hésitants, durs.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Sam 13 Aoû - 13:24

arrête de râler, malfoy. comment oses-t-il? draco a tous les droits, et s'il veux râler, il râlera. c'est tout. il aime encore moins de voir tellement d'excitation dans le regard du brun lorsqu'il prend le balai, comme s'il attendait réellement avec impatience que draco le fasse et qu'il le rejoigne. comme s'il tenait vraiment à lui. le malfoy fronce ses sourcils, pas sûr d'aimer ça, pas sûr d'aimer dans quoi il est en train de se perdre. il blâme l'alcool qui endort son esprit vif, qui le berce d'illusions. même l'air frais n'arrive pas à lui remettre ses idées en place, même lorsqu'il parle de partager un balai avec le potter. ça va être difficile de faire la course sur le même balai. oh, c'est donc une course. le malfoy ne prend même pas la peine de répondre, il préfère partir aussitôt, prêt à gagner. et l'avantage, c'est que c'est son balai à lui, ce n'est pas celui de potter, alors malfoy le maîtrise un peu mieux sans doute, il va réussir à arriver à la mer en premier. potter pourra aller se rhabiller ensuite.
il arrive en premier, un sourire de fierté étire ses lèvres alors qu'il se tourne vers potter pour savoir. c'est la mer qu'il voulait voir. mais son regard d'acier croise celui du garçon et un doute s'installe dans l'esprit du malfoy. c'est... hum. il ne sait même plus quoi dire le prince des serpents, pour une fois qu'une remarque bien sentie ne lui arrive pas, c'est presque gênant. il détourne son regard pour le poser sur l'étendue d'eau avant de voler avec aisance, comme une seconde nature, et de se retrouver face au potter. le souaffle. il l'a tout de suite remarqué. et c'est toujours mieux que d'essayer de comprendre ce que les regards lourds de harry veulent signifier. il est là finalement alors autant passer un bon moment, surtout si ça lui permet de voler. et le jeu est lancé, potter lance le souaffle, draco s'élance avec rapidité, le vent traverse son pull et souffle dans ses cheveux, sur son visage. ça fait du bien.

ils volent encore comme ça, se renvoyant le souaffle pendant quelques temps, les deux commençant à s'épuiser, draco un peu plus. il savait qu'il n'aurait pas dû arrêter le quidditch, peut-être qu'il aurait dû continuer et devenir un joueur professionnel. mais il n'est pas assez doué. il se l'est toujours répété, et c'est sans doute ça qui l'a poussé vers le métier de médicomage. loin de répondre aux attentes de lucius qui le voyait au ministère lui aussi. j’suis impressionné, t’aurais du jouer au poste de gardien, malfoy. le sang-pur s'arrête sur son balai pour observer un instant le potter, ne sachant pas réellement comment prendre cette phrase en étant son adversaire au poste d'attrapeur pendant cinq années. j'étais le plus petit de l'équipe, je pense que bletchley était quand même mieux... taillé pour le poste. il souffle finalement en se rappelant de la carrure du garçon et préfère finalement renvoyer le souaffle que potter vient de lui envoyer, en se mordant la lèvre une seconde.
mais potter ne vole par vers le souaffle.
il vole vers lui.
draco fronce ses sourcils en le voyant faire et se redresse un peu sur son balai, resserrant ses doigts sur le manche, et hausse un sourcil. il ne bouge pas lorsque le lion s'arrête à ses côtés, lorsqu'il est tellement près maintenant qu'il est forcé de le regarder droit dans les yeux pour ne pas être distrait par autre chose. j’ai perdu. c'est ce que l'héritier des malfoy a vu, en effet. intentionnellement. et draco n'en revient pas de sentir son coeur s'accélérer un peu, sa respiration se couper comme ça. traitresse. tu as un gage. le malfoy souffle, inutilement, alors que harry se rapproche encore un peu et qu'il sent leurs doigts se frôler sans jamais vraiment se toucher. et un sentiment de frustration grandit en draco, comme si subitement il avait besoin d'attraper la main du potter et de la serrer dans la sienne, comme s'il avait besoin de sentir ses doigts se promener sur lui, caresser sa peau.

si tu bouges, t'as perdu. il murmure, l'héritier des malfoy, presque un peu hésitant, il ne sait pas s'il a le droit de faire ça, il ne sait pas les conséquences que ça va avoir. c'est draco qui imaginait harry intéressé par lettre, tout est dans sa tête. peut-être que ça aussi, peut-être que le gryffondor va le rejeter, le repousse et lui rire au nez. malgré ses doigts qui quittent le manche de son balai pour venir se ficher sur la chemise du potter et l'attirer vers lui, rompre cette légère distance entre eux pour qu'il ne reste plus rien, pour que ses lèvres viennent s'écraser sur celles du garçon, pour calmer les envies tumultueuses qui ont commencées à se déchaîner en lui. et ses doigts quittent le tissu pour remonter dans le cou du garçon, sur sa nuque, appuyer contre pour approfondir le baiser et ne lui laissant pas le choix que de répondre. ils glissent dans ses cheveux ensuite, s'y emmêlent sans douceur lorsque sa langue rencontre celle du gryffondor et qu'un frisson le prenne, l'électrisant. lorsqu'il rompt le baiser, ses dents s'attardent encore un peu sur la lèvre inférieure du potter, la mordillant. et il recule finalement son visage, ses doigts ne quittent pas tout de suite ses cheveux, draco veux d'abord se redonner une certaine prestance en souriant, l'air narquois. plus doué pour respecter les gages que rattraper le souaffle je vois. ne fais jamais poursuiveur, potter. il souffle en retirant ses doigts des cheveux du brun mais ne se décide pas à se reculer. c'est harry qui s'est rapproché, c'est à lui de se reculer s'il ne veux pas rester là.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Sam 13 Aoû - 16:14

il aimerait arrêter de sourire, parce qu’il a l’air débile comme ça. fier d’avoir perdu, l’imbécile. il aurait pu gagner, aisément même, il se doute bien que draco a arrêté le quidditch en sortant de poudlard. après tout il n’a jamais semblé porter énormément d’intérêt au sport, n’ayant d’yeux que pour la renommée que la place d’attrapeur pouvait octroyer. et puis l’espoir de pouvoir mettre une raclée à potter. potter qui a continué à pratiquer, bien sûr, auprès de son ex-compagne. bien plus douée que lui d’ailleurs. vite, chasser ginny de ses pensées. son souvenir est encore douloureux dans sa poitrine. il a l’impression d’avoir gâché tant de temps et d’énergie pour rien. il s’accroche désespérément au regard de draco qui ne semble pas vouloir le lâcher non plus. tu as un gage lâche-t-il finalement, et le sourire de harry s’agrandit. c’était bien là tout le but de la manœuvre, malfoy. il commence à en avoir assez de se faire sous-estimer par ses adversaires. ils le prennent tous pour un adolescent demeuré, sans mémoire et sans intelligence aucune. il a tout de même vaincu voldemort, merde. il respire difficilement, son visage toujours beaucoup trop près de draco pour qu’il puisse calmer les battements dangereusement rapides de son cœur et aucun d’eux ne semble décidé à s’éloigner, défiant l’autre de fuir. il attend la sentence comme un prisonnier qui a fauté. et pourtant, ce n’est pas de la crainte qu’il ressent. de l’excitation, de l’anticipation. c’est draco. il n’oserait pas le mettre en danger. pas après avoir tant risqué pour le maintenir en vie. il repense à la forêt interdite, au manoir malfoy. il en est sûr, il ne le défiera pas de se jeter de son balai. si tu bouges, t'as perdu. ce n’est qu’un murmure qui se perd dans la brise fraiche du soir, mais leurs visages sont si proches qu’il l’entend aussi distinctivement qu’un hurlement. soudainement, son estomac se noue et l’inquiétude se fraye un chemin vers ses intestins. et si draco l’abandonnait ici avec pour seule instruction de ne pas bouger ? malfoy reste un serpentard de la pire espèce, il ne se fait pas d’illusions. mais merlin soit damné s’il affirmait vouloir être n’importe quel endroit autre qu’ici. tout lui semble si juste. les étoiles sont alignées, si parfaitement concordantes qu’il ne peut se résoudre à penser plus loin que la plénitude qui le remplit. son instinct a changé de camp et le pousse inéluctablement vers malfoy. mais il préfère attendre, ne pas bouger, interroger draco du regard, voir s’il va s’en aller. il ne sait pas pourquoi il fait ça. il a toujours eu des sentiments forts envers le serpentard, une chose est sûre il ne l’a jamais laissé indifférent. haine, envie, jalousie, reconnaissance, attirance. tout se mélange dans sa tête, son cœur et ses entrailles, menaçant d’exploser. il lit la même hésitation dans le regard du sorcier qui lui fait face. il est encore temps de faire demi-tour, mais aucun ne semble vraiment en avoir envie.

ils se scrutent encore pendant quelques instants puis les doigts de draco quittent le manche de son balai pour venir agripper la chemise du survivant, l’attirant vers lui. leurs bouches s’écrasent l’une contre l’autre avec une telle violence que leurs dents s’entrechoquent. mais harry revit, comme si on lui redonnait enfin de l’air. son cœur menace de déchirer sa cage thoracique mais il s’en fiche. tout ce qui importe, ce sont les mains de draco dans ses cheveux, sa langue qui force le passage dans sa bouche entrouverte, leurs souffles qui se mêlent lorsqu’ils tentent de respirer tant bien que mal. il n’a pas envie que ça s’arrête, ses mains se sont frayées un chemin dans le dos du serpentard, ses doigts se refermant sur le pull du jeune homme, au niveau de ses omoplates ; il maudit ce stupide balai qui l’empêche de se rapprocher autant qu’il le voudrait.

c’est comme s’il avait fait pour ça toute sa vie. les baisers qui ont précédé celui-ci lui semblent soudainement bien pâles en comparaison. tous dénués de sens, de profondeur. même ginny est oubliée, à cet instant, alors que toutes les questions de son univers trouvent enfin une réponse. il est fait pour être là, pour s’accrocher à ce stupide serpentard, qui l’a toujours obsédé, il faut l’avouer, et il le supplie silencieusement de ne jamais le lâcher. toute cette tension latente qui glisse entre leurs regards depuis ces années vient d’exploser, et sa vie semble brusquement bien moins insensée. il savoure encore quelques instants la sensation de la langue de draco sous la sienne. tout son corps se tend, il ne vit plus que pour revivre cet instant. il sent les dents du sorcier s’attarder sur sa lèvre inférieure et il ne peut retenir un grognement appréciatif qui résonne dans tout son corps, l’électrisant délicieusement. il en veut tellement plus, mais finalement le malfoy s’éloigne, juste assez pour que leurs lèvres ne se touchent plus, mais pas suffisamment pour qu’il se sente rejeté. et il rouvre les paupières, laissant à harry la joie d’admirer ses prunelles d’acier, étrangement dilatées. sa main est toujours pendue à ses cheveux, et harry laisse tomber ses bras, paresseusement, le long du corps du serpentard, pour les laisser finalement se reposer autour de sa taille, sans trop serrer. le sourire narquois qui étire les lèvres de malfoy reflète celui qu’affiche son propre visage. pourtant il est loin d’être aussi sûr qu’il n’y parait, les pensées se bousculent dans sa tête. pourquoi ? et maintenant ? continue par pitié, ne me laisse pas tomber. plus doué pour respecter les gages que rattraper le souaffle je vois. ne fais jamais poursuiveur, potter. le rêve dans lequel il était plongé jusqu’à présent se brise et il retombe lentement sur terre. la chute n’est pas trop brusque, après tout draco est toujours là, leurs corps sont toujours proches. mais finalement les doigts du sang pur se détachent de ses cheveux et retombent. jusqu’à présent j’ai toujours fait mes preuves en tant qu’attrapeur, je laisse la place de poursuiveur à quelqu’un d’autre. mais pas à toi. il aime beaucoup trop leur rivalité individuelle pour le laisser s’en aller à un autre poste. il dénoue ses bras de la taille de draco et tente d’ignorer son instinct qui lui hurle de les laisser là où ils sont. mais si t’es gardien, ça peut toujours s’arranger. les matchs contre serpentard ont toujours été ses préférés. l’optique d’humilier draco l’a toujours beaucoup trop motivé, leur rivalité n’a jamais cessé de faire glisser de l’adrénaline dans ses veines.

il saisit finalement le bras de draco dans sa main et le guide vers le sol où ils atterrissent en douceur. le vent est nettement moins fort sur la terre ferme malgré la proximité de la mer et harry a un peu moins l’impression d’être frigorifié. observant malfoy, il ne peut s’empêcher de remarque qu’il a l’air beaucoup trop bien, au chaud dans son pull en laine. il finit par lâche son bras, une expression à nouveau sérieuse sur le visage. était-ce une accident ? une impulsion que l’héritier regrette à présent ? il fait un pas vers lui, réduit l’infime distance qui les sépare, pose une main sur la joue de draco, enserre sa taille de l’autre, et cette fois, il peut enfin savourer la proximité toute nouvelle de leurs deux corps enlacés. il n’est pas doux, il ne l’a jamais été, et ses baisers se font pressants. à bout de souffle, il ne recule pourtant jamais, ne lâche jamais le corps du serpentard, bien trop heureux ; ses doigts se perdent dans la masse impressionnante de cheveux blonds, se glissent sous l’épais tissu du haut émeraude, s’enfonçant dans la peau de son dos, laissant des marques blanches derrière son passage tant il le serre fort, effrayé qu’il ne soit qu’une illusion inventée pour faire rebattre son cœur. putain malfoy. il n’a rien d’autre à dire. juste. putain malfoy, qu’est ce que tu me fais ? pourquoi toi ? pourquoi t’es obligé d’être aussi hétérosexuel qu’un manche un balai –un manche à balai n’étant absolument hétérosexuel- ? pourquoi t’es obligé d’être aussi magnifiquement baisable ? baisable. c’est ça le mot. et harry peine à se contrôler, à ne pas lui sauter dessus, à le jeter sur le sable humide et à le déshabiller aussi sec. il se retient, tant bien que mal et tandis que la marée monte, trempant ses chaussures, il recule, attirant toujours draco avec lui. il ne supporte pas l’idée d’être à la mer et de ne pas se baigner. et après quelques pas, ils se retrouvent tous les deux avec de l’eau jusqu’à la taille. il tient toujours malfoy fermement contre lui, ne quitte jamais vraiment ses lèvres plus de quelques secondes, juste pour l’admirer. il a cette beauté lunaire à laquelle il ne peut résister, lui qui dégage cette chaleur solaire si contradictoire. il passe ses doigts mouillés dans les cheveux du blond et sourit, amusé. si on lui avait dit qu’il se retrouverait ici il y a quelques jours, il se serait pendu. mais il doit bien avouer, qu’il ne s’est jamais senti aussi à sa place. malicieux, il tire brusquement sur le bras de draco, l’entrainant avec lui sous les vagues glacées. il rit, comme il n’a plus ri depuis des mois et la tête choquée de malfoy ne l’aide absolument pas à se calmer. une fois qu’ils sont tous les deux trempés, à bout de souffle, le nez plein de sel, il réclame à nouveau les lèvres du serpent, avec encore plus d’ardeur qu’auparavant. si on m’avait dit que t’étais aussi magnifique une fois trempé, j’aurais tout fait pour te croiser dans la salle de bains des préfèts. il sourit de plus belle entre deux baisers humides. il pensera demain, il regrettera demain. pour l’instant, il est bien trop occupé à revivre.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Sam 13 Aoû - 17:15

le souffle lui manque et il n'arrive pas à quitter le regard de potter, ou encore ne pas regarder ses lèvres qu'il vient juste d'embrasser et qui affiche un sourire maintenant, le même que celui qui s'étale sur ses propres lèvres. jusqu’à présent j’ai toujours fait mes preuves en tant qu’attrapeur, je laisse la place de poursuiveur à quelqu’un d’autre. le sorcier répond et draco se retient de rouler des yeux, retenant la remarque acerbe sur le bout de sa langue sur le niveau que pourrait avoir potter en tant que poursuiveur. ce n'est que lorsqu'il sent les bras du garçon se retirer de sa taille qu'il les remarque à cet endroit, qu'il sent aussitôt le vide que ça creuse. mais si t’es gardien, ça peut toujours s’arranger. une surprise passagère passe sur le visage du malfoy. qu'est-ce-qu'il lui passe par la tête à cet idiot? pourquoi tant de remarques maintenant, qu'est-ce-que le malfoy lui a fait pour qu'il réagisse comme ça? et le serpent siffle en détournant légèrement le regard. je pense qu'un jour tu devrais apprendre à te passer de moi, potter, tu deviens clairement ridicule. son regard d'acier revient ensuite sur le brun et l'observe pendant une seconde, se retenant d'afficher une quelconque surprise lorsqu'il le prend par le bras et l'entraîne avec lui plus bas, jusqu'au sol. draco garde ses sourcils froncés, il n'aime pas lorsqu'il n'arrive pas à comprendre les choses, et au vu du comportement de harry ce soir, il est beaucoup trop perdu. il descend de son balai et le laisse au sol, affrontant le regard du lion sans un mot, ses sourcils toujours froncés pour lui montrer qu'il n'aime pas ça, être dans le flou. mais la seconde d'après, la main du garçon est sur sa joue et son corps se retrouve contre le sien. draco reste un instant perturbé par la proximité, par leurs deux corps collés l'un à l'autre et de se rendre à l'évidence: à quel point tout semble naturel. ce n'était pas comme ça avec nott, il y avait toujours l'amertume derrière leurs gestes. ici, tout est si naturel que draco a l'impression d'avoir déjà fais ça plusieurs fois. et pourtant, tout est nouveau. sauf leurs baisers, toujours pressants, presque douloureux tant leurs lèvres se pressent l'une contre l'autre hâtivement. pour rattraper le temps perdu. les doigts qui parcourent sa peau semblent laisser une trainée brulante derrière eux et draco se consume, ses doigts s'agrippant aux cheveux du garçon, tirant un peu dessus, presque impatient d'entendre un gémissement passer ses lèvres.

putain malfoy. le serpent redresse son regard sur celui du brun et hausse un sourcil en se demandant ce qui se cache derrière ce mot, il hésite presque à se reculer au cas où, et pourtant il sent harry presque aussi pressant que lui dans leurs baisers. ça ne doit pas être ça. un sourire étire les lèvres du malfoy, un sourire narquois, clairement moqueur. un problème, potter? il demande dans un murmure alors qu'il relâche la pression de ses doigts et sent l'eau venir paresseusement toucher leurs chaussures. ce qui ne semble pas déranger le gryffondor, au contraire, il l'attire encore plus vers l'eau et draco ne sait pas s'il va apprécier ça, il fait un tantinet froid quand même. mais il ne réfléchit pas plus que ça lorsque les lèvres du potter reprennent les siennes, il ne fait même pas attention à ses jambes qui s'enfoncent dans l'eau, mais un frisson le prend tout de même lorsqu'une vague s'écrase contre son ventre. le temps semble se figer lorsque harry passe ses doigts dans ses cheveux mais draco est soudainement attiré sous l'eau glacée et il se dépêche de ressortir sa tête de là, grondant presque en jetant un regard choqué vers le lion. il sent clairement le froid maintenant mordre son corps. et il n'y a que le rire de harry qui résonne, un rire que draco n'a jamais entendu et il ne peut s'empêcher de foncer ses sourcils et de le regarder rire. il doit avoir l'air d'un idiot fini comme ça mais c'est plus fort que lui, il est à deux doigts de lui demander d'arrêter de se moquer de lui mais n'est pas sûr de vouloir arrêter le rire. surtout qu'il fini tout de même par s'arrêter pour venir l'embrasser et draco répond au baiser, ne se fait pas prier pour mordre la lèvre du potter, presque en signe de vengeance. si on m’avait dit que t’étais aussi magnifique une fois trempé, j’aurais tout fait pour te croiser dans la salle de bains des préfèts. draco hausse un sourcil à ça et essaye de réfléchir une seconde. est-ce-que harry potter vient vraiment de dire qu'il était 'magnifique' ou bien il a mal entendu? et ses mains glissent sur le torse du garçon, caressant sa peau à travers la chemise mouillée qui colle à sa peau. tout ça pour contribuer à tes fantasmes nocturnes d'étudiant? le blond glisse, siffle presque, en passant sa langue sur ses lèvres, son regard d'acier fiché dans celui de harry.

et draco tremble légèrement lorsque le vent souffle un peu plus, le froid s'installant clairement et pourtant il ne semble pas plus déranger que ça, ses doigts sont toujours posés sur le torse du gryffondor, et sa chemise ne dissimule plus vraiment grand chose vu son état. il glisse ses caresses jusqu'à son ventre, souriant légèrement lorsque sa main rencontre l'eau glacée et il retire finalement ses doigts du corps du garçon. j'espère que ce n'était pas ton plan dès le début, parce qu'il y a plusieurs salles de bain dans le manoir. il souffle en prenant un air presque condescendant alors que ses doigts glissent sur la joue du potter, quelque chose en lui souffle comme une demande de vengeance et le malfoy est prêt à l'assouvir. il rapproche son visage de celui du garçon mais se détourne au dernier moment, évitant ses lèvres pour venir poser les siennes dans son cou et y déposer quelques baisers avant de mordre sa peau salée, bien décidé à le marquer. lorsque le serpent est satisfait, il relâche la peau du garçon et vient appuyer sa langue contre, appréciant le goût de sel qu'il y retrouve. mais le problème avec tout ça, c'est que même s'il s'agit d'une vengeance, la frustration du malfoy grandit un peu plus et s'installe en lui. marquer la peau de harry lui a donné envie de poser ses lèvres sur d'autres parties de son corps et de retirer cette chemise devenue ridiculement superflu. et draco en a juste besoin. peut-être seulement pour un soir, il ne sait pas, mais il a besoin de se sentir aimé et désiré, il y a trop longtemps maintenant que les choses se sont terminées avec nott et même si cet idiot reste dans les parages, le prince des serpents est bien décidé à ne pas se laisser faire. bien décidé à avoir le survivant pour lui. et il redresse son visage pour observer celui du potter, l'air presque impassible comme si la situation ne l'atteignait pas. est-ce-que tu comptes enfin être un homme ce soir, potter? il demande, la voix traînante, sans relâcher son regard une seule seconde. le pire dans tout ça, c'est que l'enfoiré fait une moue pas convaincu, prêt à enflammer lui-même le lion s'il faut. montre-moi de quoi tu es capable, sa moue ennuyée demande.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Sam 13 Aoû - 18:48

il n’a pas envie de se passer de lui. il pourrait, s’il le voulait, mais c’est devenu hors de question, pas maintenant qu’il a gouté à cette délicieuse opportunité. non il n’a pas de problème, en dehors du feu qui circule dans ses veines et de la désagréable tension au niveau de son abdomen qui le rend clairement fou. s’il s’écoutait, ils seraient déjà hors de l’eau, nus sur le sable. il rejette la tête en arrière, son rire emplissant l’air aux alentours et son cœur explose. il sent le regard interloqué de draco sur lui, mais il n’en a cure. il ricane encore légèrement entre leurs baisers toujours plus maladroits, il y a dans ses veines ce feu ardent qui le consume et le rend extatique. ses pensées sont troublées, autant par l’alcool qui s’enroule encore autour de ses neurones que par les mains de draco qui soudainement semblent être partout sur son torse. il a froid mais pour rien au monde il ne voudrait rentrer au chaud. malfoy lui suffit pour se réchauffer, pour l’instant. les vagues meurent paisiblement contre leurs torses, les trempant jusqu’aux os. tout ça pour contribuer à tes fantasmes nocturnes d'étudiant? il lance un regard amusé à harry qui déglutit difficilement. pourquoi faut-il toujours que draco ait l’air aussi sûr de lui ? contrôlé ? alors que lui peine à ne pas trembler d’anticipation pour un événement qui n’arrivera surement pas. il repense à ses fantasmes nocturnes, comme draco les appelle. longtemps hantés par cho, puis par ginny, avant qu’il ne se rende enfin compte que les courbes féminines ne l’attiraient guère plus qu’un sombral mort. et dire que ginny n’a même pas eu besoin de connaître ce détail pour décider qu’ils n’étaient pas faits l’un pour l’autre. la rupture a été un soulagement autant qu’un déchirement. dernièrement ce sont des courbes bien plus brutes qui ont remplacés les formes généreuses de la rouquine dans ses rêves, et durant les dernières semaines, des cheveux d’un blond presque blanc ont commencé à faire leur apparition. j’ai une imagination assez fertile, ne t’inquiète pas. il n’avait pas vu draco depuis la bataille de poudlard, pourtant son corps dénudé n’est pas sans détails dans ses songes les plus obscènes. un doigt glisse le long de son torse s’arrête sous son nombril où la surface de l’eau heurte sa peau pourtant couverte par sa chemise qui n’a plus guère d’intérêt. il grogne de frustration lorsqu’il retire sa main. qu’est ce qu’il espérait ? j'espère que ce n'était pas ton plan dès le début, parce qu'il y a plusieurs salles de bain dans le manoir. je ne suis pas aussi idiot que j’en ai l’air marmonne-t-il, presque vexé. et si ça peut te rassurer j’ai aucune idée de ce qui est en train de se passer. enfin si, il a une idée très précise de ce qui se passe entre ses jambes et de l’effet que les lèvres de draco ont sur lui et. oh merlin. cette fois elles évitent sa bouche pour glisser plus bas, dans son cou où ses dents s’enfoncent, où ses lèvres tirent brutalement sur la peau malmenée entre deux plus doux baisers. la sensation de la langue qui passe sur sa jugulaire lui arrache un gémissement qui n’échappe pas à l’autre sorcier qu’il sent sourire contre son cou. et il doit admettre que sa langue lui semble soudain vraiment, vraiment, vraiment douée, la meilleure qu’il ait jamais eu le plaisir de rencontrer. ça le heurte comme un cognar, plus aucun autre homme ne pourra plus jamais le toucher aussi parfaitement. plus rien n’aura l’air aussi juste que l’instant présent. pourtant, alors que son regard s’enflamme, que son corps se tend, tremble, électrisé par tant de sensations, draco reste impassible. est-ce-que tu comptes enfin être un homme ce soir, potter? si c’est ce que tu veux. il le jauge du regard, le connard. et là, encore plus qu’avant, il a envie de le faire taire, de lui enlever ce stupide sourire satisfait du visage. il grogne et, abandonnant les balais sur la plage, il le prend dans ses bras avant de disparaitre dans un crac sonore.

il ne sait pas pourquoi il n’est pas réapparu dans la chambre de draco. sincèrement, son esprit est bien trop embrumé pour réfléchir au pourquoi du comment. il a agi et c’est tout. teddy est en sécurité et c’est l’essentiel. a présent c’est à lui-même qu’il pense, à lui et au corps trempé dans ses bras. draco semble désorienté, d’abord, mais très vite, il semble distrait par les mains qui commencent à soulever le bas de son pull dégoulinant. harry le fait passer par-dessus la tête du sorcier et une fois lancé à l’autre bout du salon, le pousse à travers l’embrasure de la porte pour le guider vers sa chambre. le lit aux draps rouge et or n’est défait que de son côté. mais draco n’a surement pas le temps de le remarquer. il se laisse tomber sur la couche, entrainant le survivant avec lui, bien trop heureux d’obtempérer. sa peau est gelée et pourtant, il ne semble pas s’en plaindre, trop occupé à aider harry à se débarrasser de sa propre chemise qui vole au pied du lit. il laisse une trainer de baisers sur les épaules à présent nues de malfoy, s’attardant sur ses clavicules où ses dents mordent la peau d’albâtre ; et puis il descend, ses lèvres suivant l’une des cicatrices qui barre le torse du serpentard. elle le guide jusqu’à sa hanche droite où il s’attarde à nouveau, mordillant la chair tendre. il commence à défaire la boucle de la ceinture du sorcier, non sans lui lancer un regard interrogateur. mais draco semble bien trop occupé à calmer sa respiration pour protester. en quelques instants, il se retrouve en sous-vêtements devant harry qui ne lâche pas un grognement de satisfaction. il remonte, passant ses lèvres sur chaque cicatrice qu’il trouve. elles sont devenues blanches avec le temps, à peine visible sur le teint d’albinos du serpentard. elles sont magnifiques, draco. il les embrasse toutes, une à une, jusqu’à arriver à celle qui s’étend sur la partie droite du visage de draco. celle-là aussi il l’embrasse, tout en appuyant l’une de ses mains contre l’entrejambe de son futur amant. de son autre main, il caresse son visage qu’il continue d’embrasser. puis sa bouche retrouve sa place initiale, s’écrase sur les lèvres désormais enflées du sang-pur. tu es magnifique, draco. il sort cette remarque sans y réfléchir. parce qu’il a envie que draco sente à quel point son corps est adoré, aimé. tu mérites- tu mérites tellement- putain. il ne sait même pas ce qu’il a voulu dire, tout ce qu’il sait, c’est qu’il pense à nott, sans vraiment savoir pourquoi il le hait. peut-être qu’il est la victime, pour tout ce qu’il en sait. mais il voit bien dans le regard d’acier de malfoy qu’il ne reste pas indifférent à son compagnon serpentard, qu’il y a eu quelque chose. l’amertume qui perce dans sa voix lorsqu’il prononce le nom de théodore ne lui a pas échappé. alors comme pour faire taire ses propres pensées, il continue de l’embrasser, de le toucher, partout, de savourer leurs gémissements mêlés.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Sam 13 Aoû - 19:43

quelque part, harry semble confirmer ses fanstasmes nocturnes et draco grimace légèrement, comme si c'était un détail qu'il ne voulait pas savoir, mais il est vrai qu'en lui jetant cette phrase, il cherchait des réponses. alors le serpent préfère se moquer, il parle du plan du lion, le traite d'idiots en sous-entendu, mais visiblement il semble vexé. je ne suis pas aussi idiot que j’en ai l’air. oh? le blond répond en laissant un sourire étirer ses lèvres, satisfait. et si ça peut te rassurer j’ai aucune idée de ce qui est en train de se passer. et l'espace d'un instant draco se demande à quoi tout ça rime, lui non plus ne sait pas ce qui est en train de se passer, tout ce qu'il sait c'est qu'un désir pour le garçon commence à le consumer et qu'il a besoin de l'assouvir. ça lui apprendra à commencer ses jeux stupides aussi à celui-là. non? l'héritier des malfoy a soudainement un doute sur les intentions du brun et se retient de ne pas le renvoyer chez lui. à la place, ses lèvres s'attaquent à son cou, il tente une diversion ou peut-être d'appuyer davantage ce désir chez harry. sa langue découvre sa peau, son goût et ses traits, draco commence silencieusement à les retenir dans son esprit, peut-être pour quelque chose de plus personnel, comme ses propres fantasmes nocturnes. il n'est pas sûr que, quoi qu'il se passe ici, ça se reproduira un jour, alors il préfère tout noter, tout observer, comment le corps de harry se tend sous sa langue, le gémissement qui passe ses lèvres et qui ne laisse pas draco indifférent. le serpent se redresse, défie l'ennemi pour voir jusque où il est prêt à aller ce soir, et un sourire narquois s'étire sur le coin de ses lèvres. si c’est ce que tu veux. il jubile, l'enfant roi, mais ne s'attend pas au transplannage. l'arrivée le surprend encore plus, il s'attendait à se retrouver dans sa propre chambre et il ne connaît pas les lieux, mais il sent surtout les mains de harry se glisser sur sa peau et lui arrachent un frisson. son pull est vite jeté plus loin, mettant sa peau à nue que draco tente de cacher une seconde, dans un éclair de sobriété, avant d'abandonner lorsque harry le repousse et il se laisse conduire jusqu'à la chambre, se laisse tomber sur le lit en l'entraînant à sa suite. la chemise superflu est retirée avec une certaine impatience vite comblée par les baisers de harry sur sa peau, il sent des frissons le prendre aux différents endroits où les lèvres du garçon se baladent et lorsqu'il mordille sa hanche, un gémissement s'échappe de ses lèvres. il n'arrive plus vraiment à contrôler sa respiration qui s'affole et se contente de croiser le regard de harry, hochant à peine de la tête pour qu'il retire son pantalon. un soupir s'échape de ses lèvres sous les baisers qui reprennent.

elles sont magnifiques, draco. un tremblement. les mots le prennent par surprise, le réduise à rien, soudainement. ses lèvres restent entrouvertes sous la surprise et... il sait. il a l'habitude de les voir chaque jour dans son miroir, il a prit l'habitude de vivre avec, de savoir où elles sont toutes placées, où le sortilège du sectusempra l'a atteint et où il a commencé à se vider de son sang. il a apprit à les aimer avec le temps, à devenir une partie de lui, à les oublier. mais à chaque fois le regard de nott les lui rappelait, parfois le sourire moqueur au coin de ses lèvres ou les paroles. il ne t'a pas loupé le potter. avant de s'étendre sur le nombre important. et les lèvres qui les parcourent dans l'instant lui semblent si étrangères, un toucher qu'il ne connaissait pas avant ce soir, qui lui tirent des frissons. les baisers remontent jusqu'à son visage et draco ferme ses yeux avec douceur en sentant les lèvres de harry sur la cicatrice. un gémissement passe ses lèvres lorsqu'il sent les doigts du brun se poser sur son entrejambe, retenant ses hanches de bouger pour sentir davantage de friction. il n'ose plus rouvrir les yeux, il a peur de montrer beaucoup trop de choses à travers aux, maintenant que harry est à nouveau en train de caresser son visage et que ses lèvres retrouvent les siennes. il y a une émotion grandissante en lui qui semble sur le point d'imploser. et draco ne sait pas quoi en faire. tu es magnifique, draco. les yeux du serpent s'ouvrent à nouveau sur la surprise et croisent ceux du potter. il tremble et l'incompréhension s'affiche dans ses prunelles, demandant silencieusement au garçon 'pourquoi?' alors que son coeur s'accélère, se déchaîne contre son torse. tu mérites- tu mérites tellement- putain. draco tremble, le prince des serpents perd de sa suberbe entre les doigts du gryffondor, et sa main vient dissimuler son visage, incapable de le regarder droit dans les yeux. arrêtes ça. il demande dans un souffle mais sa main est bien vite retirée et draco aperçoit un instant l'éclat vert des yeux de harry avant de sentir ses lèvres revenir contre les siennes et les caresses reprendre de plus belle. un gémissement s'étouffe contre les lèvres du potter et draco passe ses doigts dans ses cheveux, les mêlent dedans avant de tirer dessus, approfondissant le baiser au point que ses lèvres soient douloureuses.

le serpent rompt finalement le baiser et son regard croise celui de harry, il reste une seconde sans parler, sans bouger, sans même penser à respirer, et se met ensuite à bouger à nouveau. ses lèvres se referment alors que ses doigts parcourent la peau nue de harry, redessinent ses épaules et glissent le long de son torse. sa bouche retrouve rapidement sa place dans le cou du garçon et y dépose quelques baisers brûlants avant de mordre sa peau, de la marquer encore et encore, peut-être que granger et weasley lui demanderont qui a fait ça et que harry rougira sans oser dire son prénom. un accord secret entre eux, draco marque son territoire, facilement possessif envers ce garçon qu'il a toujours rêvé de faire sien. sa langue glisse le long de la jugulaire offerte et ses lèvres s'arrêtent près de l'oreille du garçon, ses dents mordillent le lobe alors que ses hanches quittent le matelas pour s'appuyer contre les doigts de harry. retires-moi ça. il demande, faisant clairement allusion à son sous-vêtement, il a besoin de sentir la peau de harry contre la sienne, et le manque de contact est en train de le rendre dingue. malgré le gémissement qui s'échappe de ses lèvres. il faut que tu... il commence sans savoir comment terminer sa phrase, ses dents mordant sa lèvre pour s'empêcher de parler, sachant pertinemment comment il devient lorsque l'envie prend le dessus sur ses pensées. non pas que ses pensées soient déjà très claires, embrumées par l'alcool et par harry, par ses caresses et ses baisers. déshabille-toi. le prince ordonne finalement alors que ses ongles passent en effleurement le long du dos du gryffondor. ses yeux d'acier lancent une certaine provocation alors que son corps se tend légèrement sous celui du brun.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Dim 14 Aoû - 15:59

arrêtes ça. il fronce les sourcils inquiet, s’apprête à s’arrêter, mais le regard de draco lui dit le contraire, le supplie de continuer, ou en tout cas, il ne fait rien pour s’échapper. s’il est mal à l’aise, s’il veut vraiment qu’il s’arrête, il le cache plutôt bien. leurs regards se croisent, et pendant cette seconde qui semble éternelle, harry a le souffle coupé. il n’a jamais prêté attention à l’acier des prunelles de draco. il a même longtemps pensé qu’il avait les iris bleus. mais ses yeux sont bien plus beaux que ça, plus exceptionnels. sans s’en rendre trop compte, il est en train de tomber sous le charme d’un homme qu’il a toujours cru haïr. on ne peut pas lui enlever ça : draco est magnifique, même avec ses cicatrices. surtout avec ses cicatrices. et il ressent le besoin de le lui dire, de le lui répéter. ses sentiments pour le serpent ont toujours été très forts, dévorants. et il sent bien que s’il ne s’arrête pas immédiatement, ils prendront une direction totalement opposée à celle qu’il avait prédite. mais il n’est pas sûr d’avoir vraiment envie de faire demi-tour. ce sont les mains de draco dans son dos qui le décident. il ne sait même pas si le sentiment est partagé. peut-être n’est qu’une aventure d’un soir, comme toutes celles qu’il a vécues depuis ginny ? il espère se tromper. les doigts du serpentard laissent des trainées brûlantes sur sa peau, lui hérissant le poil et sans même s’en rendre compte, il lâche un gémissement étouffé par les lèvres de draco. elles ne l’occupent cependant que quelques instants, redescendant le long de son cou qu’il mordille avec acharnement, tirant sur la chair, laissant des marques qu’il aurait du mal à faire disparaitre. il n’a pas envie de les cacher. contrairement à tous ses autres amants, celui-là, il a envie de lui appartenir. aujourd’hui, demain, jusqu’à la fin des temps. il ne veut pas que ça s’arrête. il se sent enfin bien, à sa place, entre les jambes désormais délicieusement écartées du sorcier. sa main s’affaire entre ses cuisses, lui tirant des grognements qui atteignent douloureusement son propre entrejambe. retires-moi ça. souffle-t-il. il obtempère sans résister, fait glisser le boxer du garçon le long de ses jambes, le jette là où il atterrit. il faut que tu... sa voix déraille alors que ses doigts se resserrent sur la partie désormais découverte de son corps. déshabille-toi il ordonne à nouveau. la poigne de harry se resserre et il commence à mouvoir sa main, lentement, et il réalise que la vision de draco, tête rejetée vers l’arrière dans une position totalement obscène lui fait beaucoup trop d’effet à son goût. personne ne lui a jamais semblé assez désirable. il n’obéit pas, cette fois, et non sans planter un dernier baiser humide sur les lèvres entrouvertes du serpentard, il descend le long de son corps, lentement. sa main se détache de son crâne, descend avec lui, s’attarde sur ses bras, sur son torse, dessinent les lignes blanches, hypnotiques. sa langue s’attarde sur son nombril, sur ses cuisses sans que jamais ses doigts ne relâchent la pression qu’ils appliquent sur le membre désormais fièrement dressé de draco. son souffle s’accélère et l’envie de libérer enfin son propre sexe se fait de plus en plus urgente. comme pour se distraire, essayer d’oublier la pression qui lui enserre l’abdomen, la désagréable sensation de son pantalon toujours humides contre ses jambes, il décide de faire souffrir l’autre sorcier. passant nonchalamment sa langue le long de sa verge, il savoure le cri de surprise qui lui échappe. peut-être qu’ils auraient bien l’occasion de comparer le talent de leurs langues respectives, finalement ?

il finit par avoir pitié de draco qui gémit sans plus aucune retenue, les doigts tirant ardemment sur ses cheveux, et pendant un instant, il arrête tout mouvement pour admirer le tableau qu’il a sous les yeux. il ne lui faut pas plus qu’un regard vitreux du serpentard pour se décider. détendant les muscles de sa gorge, il referme ses lèvres autour de l’érection du sorcier, passe sa langue là où il le peut, commence à faire un mouvement de va et viens qui lui valent quelques gémissements supplémentaires. les doigts dans ses cheveux tirent douloureusement sur ses mèches d’ébène et après plusieurs minutes, il ne tient plus, retire sa bouche du membre, passant sa langue sur sa lèvre supérieure. il se lève et commence à se déshabiller sans quitter une seule fois draco du regard. il a trop peur qu’il disparaisse, que ce rêve prenne fin. une fois entièrement nu, il vient retrouver sa place initiale, recouvrant le corps cambré du serpentard. le contact de leurs peaux nues l’électrise tout le long de sa colonne vertébrale et il ne peut se retenir d’appuyer son propre membre contre celui de draco, à la recherche de plus de friction, n’importe quoi, juste pour ne pas devenir complètement fou. il lâche un gémissement après un coup de rein particulièrement bien placé, l’une de ses mains dessine des arabesques sur le flanc du sorcier tandis que l’autre se glisse à nouveau entre ses jambes, mais pas au niveau de sa verge cette fois. il lance un regard, encore un, auquel draco répond par un hochement de tête. bien. il est soulagé. il n’a jamais été pris et ne compte pas commencer aujourd’hui. et puis l’idée de posséder malfoy jusque dans ses entrailles lui plait beaucoup trop pour qu’il en soit autrement. leurs érections toujours douloureusement proches lui arrachent un énième soupire avant qu’il ne se lance vers la table de chevet. il ouvre le premier tiroir et en sort une bouteille bleue qu’il pose à côté de l’oreiller. pour plus tard. pour le moment, il a encore envie d’en profiter. dieu seul sait combien de temps il pourrait encore tenir une fois qu’il aurait commencé les choses sérieuses. merlin, malfoy, dis-moi que c’est pas juste un coup d’un soir parce que sinon je t’enferme dans mon placard. lâche-t-il, d’une voix rauque, l’esprit embrumé par le plaisir, le désir. il ne lui demande pas des sentiments, il a bien conscience que draco n’en est pas encore à ce point ; lui non plus d’ailleurs. mais il ne peut plus s’imaginer avec quelqu’un d’autre. pour la première fois, ce n’est pas un inconnu qu’il a sous lui, mais bel et bien quelqu’un dont il connaît à la fois le nom et le visage. visage qu’il a même mutilé dans son adolescence. un nom qu’il ne connait que trop bien puisqu’il évoque en lui, depuis toujours, des sentiments aussi forts que complexes et contradictoires.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Dim 14 Aoû - 17:52

le corps du serpentard se tend un peu sous les caresses du garçon et un soupir passe ses lèvres lorsque son boxer est retiré, libérant son membre et un peu de sa frustration par la même occasion. et lorsque ses doigts reviennent sur lui, lorsqu'il sent enfin le contact entre leurs peaux, un gémissement passe les lèvres de draco. il en veux plus, il a besoin de plus, et la frustration s'installe à nouveau, il ordonne alors mais le potter reste sourd à ses demandes, ses doigts bougent sur lui, commencent à se mouvoir et un grognement de plaisir passe les lèvres du malfoy. son corps se cambre un peu alors qu'il retient ses hanches, sa lèvre prisonnière entre ses dents alors qu'il rejette un peu sa tête en arrière, offrant sa gorge à la vue du potter, peau d’albâtre vierge de toute cicatrice. ici, le sortilège ne l'a pas touché, et personne n'a jamais osé marquer sa peau ici, personne n'a eu l'audace d'abîmer le prince. et les lèvres de harry sur sa peau, sa langue sur ses cuisses lui arrachent des frissons, parfois tellement violents que draco doit fermer les yeux pour les calmer. se calmer. il a l'impression qu'on ne l'a jamais touché comme ça, que tout est nouveau, qu'il redécouvre certaines sensations, certaines parties de son corps. comment est-ce-que son pire ennemi peux le mettre dans un tel état? et pourtant, le gryffondor n'a pas donné son derniers mots, ses lèvres sont toujours plus aventureuses et lorsqu'il sent sa langue passer sur son membre, draco cri. la surprise le submerge presque en même temps que le plaisir et les frissons qui le reprennent. le malfoy ne fait même plus attention à ce qui peut sortir de sa bouche, aux gémissement qui le prennent alors qu'il mêle ses doigts dans les cheveux de harry et tire dessus. et pourtant il y a une certaine retenue tout de même, lorsqu'il mord sa lèvre et retient ses supplications. son regard le trompe certainement lorsque les lèvres du garçons le quittent un instant mais il s'en fiche bien, tout ce qu'il veux c'est sentir la bouche de harry sur lui. et draco sent qu'il perd totalement l'esprit dès le moment où ses lèvres glissent sur son membre, il sent ses hanches bougées par moment, incapable de les retenir, et sa respiration devenir des plus saccadées. la chaleur familière tape dans ses hanches et draco se demande s'il va pouvoir tenir encore longtemps alors qu'il tire sur les mèches ébènes, une litanie de gémissements incohérents passant ses lèvres.

et soudainement plus rien. le potter se recule et draco se risque à un coup d'oeil plus bas, et le regrette presque aussitôt alors que le brun passe sa langue sur ses lèvres rougies avant de se redresser et de retirer ses vêtements. hypnotisé, draco ne détourne pas une seule seconde le regard. il y a quelque chose d'obscène dans les gestes de harry et le blond doit se retenir de ne pas remplacer la bouche sur sa verge par ses propres doigts, beaucoup trop stimulé par le spectacle qui s'offre à lui. heureusement, le gryffondor revient vers lui et leurs corps se collent, draco a l'impression de sentir sa peau en feu, surtout lorsque le brun bouge contre lui et que leurs membres se touchent enfin, finissant de rendre le serpentard complètement dingue. ses lèvres s'entrouvrent sous le plaisir, un léger son en sort et il ferme les yeux en penchant sa tête en arrière. mais son regard revient rapidement vers harry lorsqu'il sent ses doigts glisser sur lui et doit se retenir de le supplier de faire quelque chose, son corps entier tremble sous les doigts du brun qui glissent sur lui. et draco perd la tête. merlin, malfoy, dis-moi que c’est pas juste un coup d’un soir parce que sinon je t’enferme dans mon placard. le prince tire un reniflement moqueur à ces mots et cambre son corps pour que leurs membres se touchent à nouveau, ses hanches roulent sous celles du garçon alors qu'un gémissement sonore se fait entendre. et si tu commençais par me montrer de quoi tu es capable, potter? je ne dois pas m'ennuyer, pas vrai? draco demande, un sourire étire ses lèvres, narquois. il n'a pas réfléchis à ça, il ne sait pas s'il est vraiment en état de réfléchir à quoi que ce soit alors que ses hanches ne cherchent que la friction entre eux et que ses légers coups de bassins lui arrachent des gémissements. mais il sait. il a besoin de ça, besoin du brun, de ses lèvres et sa langue sur lui, besoin de le sentir en lui, se sentir en harmonie avec la némésis et au bord du plaisir. les doigts du serpent viennent se ficher dans les cheveux du garçon et il tire dessus pour attirer son visage au sien et venir plaquer ses lèvres sur les siennes, forcer l'entrée avec sa langue et sentir son goût sur le bout de celle de harry. et lorsqu'il détache ses lèvres de celles du gryffondor c'est pour venir les coller à son oreille et contrôler sa respiration, assez pour pouvoir lui glisser quelques mots. prends-moi. dépêches-toi, j'en ai besoin. il demande et, les mots placer entre les lèvres du prince sonnent comme une obscénité, alors que ses doigts appuient dans le dos du potter, laissant des marques blanches de leur passage. harry. le serpent siffle en se laissant retomber contre le matelas et croise le regard du brun, son nom gémit une fois entre ses lèvres avant de revenir à nouveau, plusieurs fois, prière ouverte pour le garçon. les mots s'entrechoquent ensuite, deviennent incohérents sous l'envie grandissante du malfoy, et il appuie davantage ses doigts contre sa peau, ses lèvres effleurent celles de harry et restent entrouvertes contre les siennes, leurs souffles se mélangent et draco gémit une dernière fois, suppliant. harry.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Lun 15 Aoû - 1:58

il refuse de lâcher les lèvres de malfoy plus de quelques secondes, juste le temps de le laisse reprendre son souffle. et si tu commençais par me montrer de quoi tu es capable, potter? je ne dois pas m'ennuyer, pas vrai? il lance, narquois. harry n’a jamais autant eu envie de lui rabattre le caquet qu’à cet instant précis, et dieu seul sait à quel point il en a déjà eu envie ces dernières années. alors il le fait d’une manière qu’il n’aurait jamais même osé imaginer avant cette semaine. il étouffe ses gémissements avec sa propre bouche qu’il écrase encore sur celle de draco. il ne semble pas pouvoir s’en lasser, mord dans sa lèvre inférieure avec douceur, explore, savoure. leurs langues commencent un ballet endiablé avec pour seul but la domination. il a encore le gout salé de draco sur le bout des lèvres et compte bien le partager. le sorcier lui a toujours pas confirmé que ce n’était pas qu’un coup d’un soir, alors il doit bien essayer de rentabiliser au maximum cette probablement unique nuit. il prend son temps malgré ses coups de reins de plus en plus pressants. l’une des mains explore le corps élancé, magnifiquement marqué, tandis que l’autre soutient son propre poids. il a tant envie de le pénétrer, là, tout de suite, qu’il a l’impression de perdre la raison. leur respiration déjà haletante s’accélère encore et leurs corps désormais moites ne s’éloignent désormais plus que pour se rapprocher à nouveau, plus fort, plus violemment, créant plus de friction, toujours plus de pression. prends-moi. dépêches-toi, j'en ai besoin. il le souffle tout contre son oreille, endroit étonnamment érogène pour le gryffondor qui sent les poils de sa nuque se hérisser, mais aussi son érection se durcir encore un peu plus, bien qu’il n’eut pas cru cela possible, ce qui le pousse à accélérer ses coups de reins. ces mots vont directement jusqu’à son entrejambe qui se tend douloureusement contre celui de draco. l’absence des lèvres du sorcier sur les siennes laisse le champ lire à ses grognements qui ne tardent d’ailleurs pas à se transformer en véritables gémissements. il a envie de lui obéir. hésite un instant puis attrape la bouteille qui git au niveau du flanc du blond. comme pour l’encourager, ses doigts s’enfoncent dans la peau de son dos.

il murmure, gémit, supplie. tout ça en n’énonçant qu’un seul et unique mot. et c’est ce mot qui le décide pour de bon. harry pas potter. personne ne l’a plus appelé harry dans un tel contexte depuis… toujours. même ginny ne l’a jamais fait. les mots qui s’échappent ensuite de ses lèvres ne sont que des gémissements incompréhensibles, et les seuls que le survivant parvient à comprendre sont des insultes. harry.

à la deuxième mention de son prénom, un doigt s’enfonce dans l’intimité du jeune homme qui se cambre sensiblement sous le coup de l’intrusion. il se mord la lèvre inférieure, tentant de ne pas laisser libre court à ses pulsions pour l’instant. ce n’est pas la première fois qu’il fait ça, loin de là. mais c’est la première fois que l’acte lui semble si intime, si personnel, c’est la première fois qu’il connait son partenaire, que son partenaire le connait. tous les autres n’ont été que des moldus sans importance, des leurres pour ses propres démons, pour satisfaire ses propres fantasmes. mais avec draco c’est différent. très vite un deuxième doigt fait son entrée et son esprit s’embrume de plus en plus au fur et à mesure que les gémissements sont de plus en plus incontrôlés. draco est différent. il a envie, aujourd’hui, que le plaisir soit partagé. il n’a d’yeux que pour son propre orgasme, d’ordinaire, mais là, rien que l’idée de voir le serpentard perdre tous ses moyens le rapproche dangereusement du puits sans fond. il halète, et soudain, tout devient beaucoup trop pour lui. il plante un dernier baiser sur les lèvres enflées de draco, lui lance un dernier regard interrogateur auquel il n’obtient même pas de réponse. les vas et viens de ses doigts semblent l’avoir envoyé dans une autre dimension où il n’a plus d’yeux que pour harry. lorsqu’il les retire, un grognement frustré lui répond. le regard embrumé qui le fixe pendant un instant lui fait serrer les dents, douloureusement. si tu veux qu’on arrête, tu n’hésite pas, c’est clair ? il ne veut pas lui faire de mal, il lui en a assez fait comme ça. mais au plus profond de lui il ne peut s’empêcher de douter de lui-même. avec draco, il est presque sur de perdre le contrôle. il lui fait toujours perdre le contrôle, même lorsqu’ils sont entièrement habillés. alors il n’est pas si sûr que ça d’être capable de s’arrêter si le serpentard le lui demande. appliquant encore un peu de liquide froid dans le creux de sa main, il s’assure que tout devrait bien se passer, sans douleur, sans gêne. ses doigts se referment ensuite au niveau des cuisses pâles qu’il écarte, relève jusqu’à ce que les genoux du sorcier atteignent ses épaules. il prend un instant pour admirer la vision obscène qui se dessine devant ses yeux. puis guide sa verge vers l’intimité juste suffisamment détendue et sans même s’enfoncer, il a déjà envie de venir. inspirant lentement, il tente de se concentrer, frotte pendant quelques instants son gland contre l’entrée de ce qu’il sait être sa perte. il l’embrasse fiévreusement lorsqu’il finit enfin par le pénétrer, pas aussi doucement qu’il l’aurait voulu, faute de contrôle. mal- draco, merd- put- lâche-t-il une fois enfoncé jusqu’à la garde. il ferme les yeux un instant, tentant de reprendre ses esprits, savourant la chaleur délicieuse de son amant. lorsqu’il les rouvre, les orbes d’acier de malfoy le fixent et il se sent devenir fébrile. il commence à rouler des hanche, se retirant juste pour mieux se renfoncer. les doigts de draco s’enfoncent dans ses épaules tandis que les siens trouvent leur place sur ses cuisses qu’il caresse non sans une certaine fermeté. après quelques instants de découverte, il change légèrement d’angle, embrasse le sorcier avec fermeté, saisit ses mains et les cloue au dessus de sa tête. jamais il ne détourne le regard, et malfoy en fait de même. ils se défient, comme s’ils attendaient que l’autre abandonne le premier, vienne le premier. même lorsqu’il l’embrasse férocement, ses paupières restent ouvertes, il ne veut pas perdre une seule seconde de l’instant qu’il est en train de vivre. ses coups de reins se font de plus en plus saccadés, de moins en moins contrôlés, mais draco –nom qu’il continue de grogner- ne semble pas le remarquer. il y va de plus en plus fort, presque certain de laisser des marques le lendemain. il n’y a pas de place pour les sentiments, la douceur, tout est animal, bestial. il ne réfléchit pas, il vit. draco donne lui aussi des coups de reins de plus en plus urgent et finalement, son corps se cambre, rempli de spasmes, sa voix résonne dans la chambre et il gémit son prénom, des ordres qui sonnent si beaux, si obscènes en sortant de sa bouche. il se tend, le supplie de ne surtout pas s’arrêter, de continuer exactement comme ça. ou en tout cas c’est ce que harry comprend de ses gémissements à peine compréhensibles.

après encore quelques secondes, pas moins de cinq minutes, il n’y parvient plus, ne se retient plus. il n’a pas envie que ça s’arrête, mais il le faut, pour le salut de son esprit. draco n’a pas l’air de pouvoir continuer encore pendant des heures non plus. et pour une fois, c’est harry qui siffle l’ordre. lâche tout, abandonne-toi, viens. draco, viens. il claque dans l’air bien que murmuré et le prince obtempère. harry le suit dans son extase et ses ongles s’enfoncent dans les paumes des mains de draco qu’il n’a toujours pas lâchées depuis qu’il les a placées là, au niveau de la tête du serpentard. trois coups de reins plus tard, il se redresse légèrement, haletant, moite, et définitivement heureux. il libère les mains du sorcier et roule sur le côté, s’allongeant aux côtés de son amant. tendant un bras vers la table de chevet, il attrape un paquet de mouchoirs et le donne au jeune homme étendu à ses côtés. leurs regardes se croisent et il murmure, tais-toi. s’il te plait. si ton but est de ruiner cet instant, je t’en supplie, draco malfoy, ferme ta grande bouche pendant encore cinq petites minutes. il se penche pour planter un rapide baiser sur les lèvres du sorcier puis ferme les yeux, apprécie le silence qui tombe dans la pièce. si ce n'était qu'un coup d'un soir, ça valait le coup. pour la première fois depuis toujours, il lui semble que le sexe n'est pas juste un acte bestial bien que naturel. pour la première fois, il voit le sexe comme quelque chose bon, purement bon. physiquement, sentimentalement. il a l'impression d'avoir fait l'amour pour la première fois, et cette pensée ne l'inquiète même pas.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Mar 16 Aoû - 11:27

son esprit n'est plus là, il s'est envolé depuis bien longtemps et draco répond aux abonnés absent dès le moment où les doigts du potter se trouvent sur lui, en lui, il n'a clairement plus aucune conscience, il n'est plus que des gémissements sans retenues, des supplications, demandeur de tout. il n'attend qu'une seule chose et il roule un peu des hanches, attendant que le potter se décide à le prendre, à le faire sien, qu'il mette fin à cette folie. et les lèvres du brun s'écrasent contre les siennes, prisent dans l'action alors qu'il le pénètre enfin, coupant la respiration de draco sous le coup. mal- draco, merd- put- un gémissent lui répond, le blond n'est plus réellement sûr de pouvoir ouvrir la bouche sans transformer ses paroles en flot incompréhensible, et il se mord la lèvre, plante son regard d'acier dans celui du brun, enfonce ses ongles dans sa peau. ses yeux ne le quittent plus, il apprend chaque mouvement de harry, bouge ses hanches en rythme et écoute avec délectation chaque fois que son prénom est prononcé dans des gémissements de plus en plus désordonnés. parfois les gestes du gryffondor sont douloureux, lui arrachent des petits cris mélangés aux gémissements de plaisir, le serpent s'enfiche, il sent le sentiment familier dans ses hanches le mettre en feu et tout ce qui l'importe c'est la fin, le moment ultime où il atteindra le plaisir béat. son corps entier ne demande plus que ça, se cambrant sous les doigts puissants de harry qui marquent sa peau, ses hanches bougeant en rythme avec le brun. jusqu'à ce qu'il sente harry changer d'angle et taper exactement là où le plaisir grimpe en flèche et que l'orgasme du malfoy n'est plus qu'au bord de ses lèvres, en mots incompréhensibles et ordres désordonnés. plus vite, encore, plus fort, là, encore, dépêches-toi, harry, merde, encore. des mots qui quittent ses lèvres, bientôt couverts par sa respiration qui s'accélère, ses gémissements devenus plus importants encore. lâche tout, abandonne-toi, viens. draco, viens. et le malfoy ne se fait pas prier une deuxième fois en sentant son orgasme le prendre, presque violemment, lui arrachant un petit cri. les mains toujours prisonnières par celle du gryffondor, draco enfonce ses ongles contre, se fichant bien mal des marques qui risquent de se voir sur le dos de ses mains.

draco n'ose plus bouger lorsque harry roule à ses côtés, mis à part pour laisser ses jambes retomber sur le lit avec une douceur toute calculée, il sent déjà les douleurs se réveiller et il n'est pas prêt de les accepter et de ne pas pouvoir trop bouger sans grimacer. il voit les mouchoirs que lui tendent le brun et il tend sa main, mollement, encore complètement à côté, l'esprit encore plus embrumé qu'avant, comme s'il venait de se saouler au corps de harry. le malfoy tourne finalement son regard vers le gryffondor et ne s'attendait pas vraiment à croiser son regard et ça le fait redescendre un peu, une mesure de défense quelque part, son esprit s'agite déjà. tais-toi. s’il te plait. si ton but est de ruiner cet instant, je t’en supplie, draco malfoy, ferme ta grande bouche pendant encore cinq petites minutes. visiblement potter a eu le temps de penser avant lui à ça et draco se retrouve forcé à ne rien dire, acceptant le baiser sans même y avoir le temps d'y répondre vraiment. sans un mot de plus, le blond attrape les mouchoirs et commence à s'essuyer, préférant se focaliser là-dessus sur ce qui pourrait réellement passer par sa tête. même si l'idée qu'il vient de coucher avec harry potter ne le quitte pas vraiment, encore moins l'idée que son pire ennemi a eu le loisir de le voir dans cet état. il a l'image plutôt net de lui en train de répéter le nom de harry en boucle et sans pouvoir s'arrêter ça, au contraire, même aimer ça. le malfoy se sent rougir alors qu'il détourne un peu le regard, au cas où harry aurait la bonne idée de le regarder à ce moment là. et sans réfléchir d'avantage, en repoussant un peu les mouchoirs sur le lit, le malfoy se redresse. les images trop présentes dans sa tête, lui suppliant en boucle harry de le prendre, d'aller plus vite. les joues toujours rougies, l'héritier des malfoy pose à peine un pied parterre qu'un CRAC sonore se fait entendre.

draco arrive dans sa chambre, le coeur battant à tout rompre et il reste quelques secondes sans bouger avant de s'approcher de son armoire et d'en tirer un boxer qu'il enfile. l'odeur de harry est clairement imprégné sur lui et le rouge ne semble pas vouloir partir des joues du malfoy. il avance dans sa chambre et se mordille finalement la lèvre, l'air qui passe par sa fenêtre toujours ouverte lui fait un bien fou. le blond ferme un peu ses yeux le temps de se calmer et récupere finalement quelques affaires avant de jeter un coup d'oeil autour de lui. draco ne sait pas, ne sait plus vraiment, et pourtant, CRAC. il transplanne. ré-apparaît debout dans la chambre de harry, un peu dissimulé dans l'ombre, il le regarde, couché sur le lit et sait très bien à quoi ça ressemblait de transplanner comme ça d'un coup, sans réellement sortir du lit, et que harry a du se poser la question. est-ce-qu'il va revenir? et pourtant, avec malfoy on sait, en général, il disparaît. ne revient pas. se cache pour affronter seul la marée de sentiments qui le prend. il a toujours fais ça, déjà à poudlard après une défaite de l'équipe de quidditch -en général contre les gryffondors- il se retrouvait seul dans un coin du château pour évacuer tous ses sentiments. frustration, colère, tristresse, déception, peur d'être encore une plus grande déception aux yeux de lucius, de l'équipe. le serpent reste une seconde de plus comme ça sans bouger, sans parler et, surtout, sans réussir à quitter harry des yeux. je... il commence en se rendant compte que même respirer devient douloureux à ce stade. je suis allé chercher des cigarettes. il murmure en montrant le paquet qu'il tient entre ses doigts et se rapproche finalement du lit, sans vraiment savoir s'il peut encore ou s'il a tout annulé en allant chercher ses cigarettes. et le malfoy serre un peu ses dents, descend son regard sur harry toujours dans son lit, il pose le paquet sur la couverture avec douceur avant de faire de même avec son genoux. il attend peut-être que potter le renvoi, mais ses yeux d'acier ne quittent pas le visage du brun, encore moins lorsqu'il pose son second genoux avec lenteur sur le lit. comme on apprivoise un animal sauvage. sauf que dans ce cas là ils sont tous les deux des animaux sauvages et au moindre geste trop brusque les deux risquent de s'enfuir ou se jeter à la gorge.
il se rapproche, ses longs doigts glissent sur les côtés du visage du brun, il n'a jamais réellement fait gaffe à quel point le visage du gryffondor était beau. il ne sait pas si c'est la lumière de la lune qui joue sur son visage, ou ses doigts posés contre sa mâchoire qui lui font penser ça mais draco reste une seconde à observer ce qu'il a sous les yeux. avant de les fermer lorsqu'il attire le garçon à lui et que ses lèvres se posent sur les siennes. et il y a presque quelque chose de doux dans le baiser. quelque chose qui ne ressemble pas aux remarques amères que le blond a toujours sur le bout de la langue. parce que le prince est un peu fatigué, son coeur n'est toujours pas apaisé parce qu'il a vécu avec nott, et parfois il en a marre de se battre sans arrêt, et dans ces moments là draco change, devient légèrement plus pliant, plus doux, à la recherche de quelque chose qu'il n'arrive pas à nommer encore.
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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Mar 16 Aoû - 18:33

contre toute attente, malfoy reste silencieux, obéit avec docilité. harry ferme donc les yeux un instant, son bras derrière sa tête. il a soudainement sommeil, mais l’idée de s’endormir aux côtés de draco sans rien ajouter ne lui semble pas judicieuse. il est presque sûr que le serpentard va s’en aller avant qu’il ne se réveille. il lutte contre le sommeil qui tente d’envouter son esprit. pourtant il n’a pas le temps de prononcer un mot –quoi, de toute manière ? il n’y a rien à dire qui ne puisse mettre son cœur en danger – que le jeune homme a déjà transplané, sans doute chez lui. il laisse un creux béant derrière lui.  et harry se sent plus vide, seul et abandonné que jamais. qu’est ce qu’il a fait, putain ? il commence déjà à regretter. non pas l’acte ne lui-même, ça non, soumettre un peu malfoy ne peut que lui faire du bien, mais les conséquences que l’acte crée. et puis son attitude tout le long de la soirée. bien trop douce, trop tendre, trop intime. draco est un bon coup, il aurait du rester ça, un bon coup. répété, mais un bon coup. pas quelque chose de sentimental, de personnel. son cerveau semble prendre un malin plaisir à lui rappeler que c’est la première fois qu’il ressent réellement quelque chose une fois sous les draps, que ce ne sont pas juste ses hormones qui s’expriment, mais bel et bien son cœur, ou en tout cas ce qu’il en reste. il pense à aller prendre une douche, faire n’importe quoi pour le distraire, l’empêcher de ressasser cette soirée, le visage rougi de malfoy qui se tord sous son poids, qui gémit son prénom. harry pas potter. c’est la première fois que son amant connait son identité et il ne l’appelle même pas par son nom de famille, comme il en a l’habitude, méprisant, mais par son prénom. harry, il ne l’a jamais entendu l’appeler harry, en neuf ans de relation tumultueuse. il git juste dans son lit, la respiration désormais plus régulière à ne pas savoir quoi faire. il se voit déjà chercher teddy demain, faire face à draco, faire comme si de rien n’était. mais après quelques instants de véritable remise en question, un crac se fait entendre à nouveau. il ne prend même pas la peine d’ouvrir les yeux pour voir de qui il s’agit. de toute façon ça ne peut pas être malfoy, pourquoi serait-il revenu ? il n’a rien à gagner ici, harry n’est pas fait pour les relations stables, il a bien fait de partir. peut-être est-ce ron ? ou hermione ? mais finalement, c’est belle et bien la voix du serpentard qui retentit dans la pièce lourdement silencieuse je… je suis allé chercher des cigarettes. ces trucs vont te tuer. est-ce que c’est ce que tu cherches, draco ? mourir ? il pose le paquet sur le lit, grimpe lentement sur le drap. cette fois harry les yeux, lui lance un regard interrogateur. pourquoi t’es revenu ? t’as vraiment perdu la boule malfoy. comme si une fois les hormones envolées, il était incapable d’éprouver à l’égard de son rival quoi que ce soit d’autre que son animosité habituelle. pourtant il sent bien que quelque chose, il ne sait pas quoi, il ne sait pas l’impact que ça aura, mais quelque chose, a changé pour l’éternité entre les deux anciens ennemis. le blond finit par se pencher, toujours avec cette lenteur caractéristique qui teinte même sa voix, sa main se porte au visage du garçon qu’il observe comme s’il voulait sonder son âme. peut-être que c’est ce qu’il fait. harry se perd dans son regard, ces prunelles qu’il n’a jamais vraiment eu le temps d’admirer. et pourtant elles ont quelque chose d’hypnotisant, froides et tendres à la fois, mais quelque chose lui dit que ce dernier critère n’est que l’effet de son imagination un peu trop encline à lui faire voir des choses qu’il ne devrait pas autant apprécier. il retient son souffle lorsqu’il l’embrasse à nouveau. mais ce baiser est différent de tous ceux qu’ils ont pu échanger auparavant. il n’est ni brutal, ni bestial, pas même enflammé. il est long, langoureux, presque doux, c’est à peine s’il sent la pression des lèvres du blond. cette fois il ne rêve pas, il n’hallucine pas, c’est bel et bien quelque chose d’intime qui les lie à présent et il doit essayer de ne pas paniquer. ne panique pas harry, ne panique pas. mais c’est plus facile à dire qu’à faire.

depuis la séparation, il est devenu méconnaissable. pas pour les médias, ou même ses collègues, mais ses amis l’ont tous remarqué. il avait le poids du monde sur les épaules. et puis tout d’un coup, plus rien. il ne prend plus aucune décision, n’a plus aucun but, n’a plus personne à ses côtés. oh bien sûr, il peut toujours compter sur ses amis, il n’est pas abandonné, mais rien ne palie plus à la solitude et au vide qui ont empli sa vie. il a essayé de se leurrer, mais il n’y arrive plus, n’y parvient plus, le monde en attend encore beaucoup plus de lui qu’auparavant. le monde attend de lui qu’il soit heureux, parce que son pire ennemi a été vaincu, parce qu’il a ramené la paix sur le monde des sorciers. mais tout cela lui importe peu s’il n’a personne avec qui le partager sinon teddy, mais ce n’est pas la question. et soudainement, draco fait irruption dans sa vie, comme si ses supplications avaient été entendues. il a les yeux clos, apprécie le contact des lèvres du serpent sur sa bouche, il est revenu, et même s’il ne réalise pas les conséquences de ses actes, il est revenu. à cette pensée, le cœur de harry fait un bon dans sa poitrine. il a aucune putain d’idée de ce qu’il est en train de faire, de ce qu’ils sont en train de faire, et ça pourrait vraiment être la pire connerie de sa vie entière –et dieu seul sait s’il en a fait un certain nombre- mais il ne peut se résoudre à le rejeter. peut-être que c’est la sincérité de ses baisers, de ses gémissements, même de son regard. il se recule légèrement dans le lit, en douceur pour que draco ne le prenne pas pour un rejet. il a juste une question qui lui brûle les lèvres, parce qu’il ne peut pas supporter d’en entendre parler sans savoir, ne peut pas imaginer perdre draco –aussi incroyable cette constatation soit-elle-, mais ne peut pas s’imaginer continuer s’il ne sait pas. il ne peut pas continuer d’ignorer le ton amer à lui en tordre le cœur à chaque fois que le serpentard prononce son nom. nott, il va vraiment te pourrir la vie jusque dans ta tombe, pas vrai ? il demande en désignant le paquet de cigarettes qui git sur le lit, une expression sérieuse, inquiète peinte sur le visage. il ne détourne pas le regard, continue de fixer draco, il voudrait savoir lire en lui, mais il a toujours été très mauvais en psychomagie.

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MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Lun 22 Aoû - 15:17

ces trucs vont te tuer. le serpent jette un coup d'oeil vers le paquet de cigarettes qu'il vient de poser sur le lit, il hausse un sourcil, réfléchit à cette remarque. il n'est pas sûr de suivre cette idée, il n'est pas sûr que ça sera ça qui le tue. et pourtant, le blond se pare d'un sourire, terrible, comme s'il en avait rien à faire, et les mots suivent. vite, alors. un murmure avant que ses doigts ne se glissent sur la joue du potter et qu'il attire son visage à lui, pose ses lèvres sur les siennes, l'embrasse d'une manière différente. à la recherche de quelque chose. le malfoy gratte, il essaye de trouver ce qui se passe, de mettre un mot sur ce sentiment en luit, de comprendre ce qu'il vient de se passer. harry potter. quelque part, draco a passé toutes ces années à poudlard à le regarder, à mourir d'envie et à le jalouser dans l'ombre des serpentards. la première année et la main refusée, le plus marquant sans doute pour un gamin de onze ans. et l'amertume s'est installé tout de même, au fil des années, jusqu'à ce que harry ne se retrouve à genoux dans son manoir, le visage déformé par un sortilège cuisant et draco le coeur serré à l'idée. la suite. la guerre. mais le malfoy ne s'est pas laissé avoir cette année, il n'a pas cédé lorsqu'il a dit ne pas reconnaître ce visage, il n'a pas cédé lorsque le seigneur des ténèbres l'a appelé à le rejoindre à ses côtés et lorsqu'il a récupéré la baguette de potter pour la lui lancer lorsque ce dernier a révélé ne pas être mort. draco n'a jamais cédé, pas cette dernière année. mais jamais il n'aurait crû se retrouver dans cette situation un jour, se retrouver dans le lit de potter, partager un moment aussi intime avec lui, et l'embrasser comme ça. jamais. et pourtant ses lèvres ne veulent plus quitter celles de harry, appréciant le goût qu'il y retrouve, ne s'en lassant pas. il est revenu. draco a réfléchit pendant quelques secondes dans sa chambre mais il est revenu. il ne pouvait se résoudre à mettre un terme aussi soudain à ce qu'il s'est passé entre eux -peu importe ce qu'il y a eu exactement. mais le baiser est rompu, harry se recule doucement et draco se redresse, à genoux sur le lit et sans savoir à quel saint se vouer. nott, il va vraiment te pourrir la vie jusque dans ta tombe, pas vrai ? un battement, le coeur de draco se fige et son regard glisse avec celui du potter jusqu'aux cigarettes. il les regarde un instant sans savoir quoi dire, sans savoir où se mettre, il n'est pas sûr que cette histoire regarde qui que ce soit.

le malfoy redresse son regard d'acier pour le planter sur le brun, ses doigts crispés en poing commencent un peu à reprendre vie, il n'est pas sûr d'aimer l'air inquiet qu'il voit sur le visage de harry. c'est de la fausse inquiétude. il ne sait rien, il ne sait pas ce qu'il s'est passé dans sa vie et il ne peut pas afficher cet air. il ne l'a jamais aimé, ne l'a jamais apprécié, et c'est ça qui sort des lèvres du blond. ce n'est pas parce que tu m'as baisé une fois que tu peux te permettre d'être aussi conciliant. le sang-pur siffle en resserrant un peu ses doigts à nouveau, il n'est pas sûr que ce soit la bonne réponse, que c'est ce que harry attendait. mais il n'aime pas cette fausse inquiétude. et il passe ses doigts sur l'épaule du garçon pour l'empêcher de faire quoi que ce soit, peut-être de le repousser hors de son lit. sans réfléchir plus, il passe l'une de ses jambes de l'autre côté de harry et vient s'asseoir à califourchon sur son bassin, tirant un sourire narquois lorsqu'il remarque que le brun est toujours nu. peut-être que si tu le fais une deuxième fois, on peut s'arranger. il murmure, du bout des lèvres, à peine audible, et il glisse ensuite ses doigts sur les côtes du garçon, les arrêtant sur son torse avant de se pencher au-dessus de lui, son front contre le sien. c'est un enfoiré, l'histoire s'arrête là, il n'y a rien de plus à savoir. le seul truc dont j'ai pris l'habitude venant de nott ce sont ces cigarettes. on continue de se voir parce qu'on partage le même groupe d'amis. fin. draco murmure en se demandant si, l'espace d'un instant, il est vraiment en train de rassurer le potter. mais il préfère ne pas y penser en laissant ses doigts remonter jusqu'à sa gorge, passant sur les marques laissées partout sur sa peau. des marques assez importantes, la plupart assez violacées, qu'il portera sans doute longtemps. le blond semble fasciné et laisse ses doigts courir le long des différentes morsures, appuie doucement sur l'une qui semble douloureuse. le gémissement de douleur qui s'échappe des lèvres du potter est bien vite étouffé contre les lèvres du serpent, ses doigts loin de la marque, s'attachant un peu dans ses cheveux. draco rompt le baiser pour planter son regard d'acier dans celui de harry. tu as fini de pleurer sur mon sort? je ne le mérite pas. ses lèvres se retiennent de rajouter alors que ses doigts effleurent la mâchoire du garçon. est-ce-qu'il sait ce que draco a fait dans cette guerre, est-ce-qu'il sait qu'il n'a pas pu retenir le sort de mort de s'abattre sur quelqu'un, seule et unique personne tuer par le malfoy durant la guerre et le même visage qui hante ses rêves. il passe ses nuits partagé entre les regrets et les cauchemars. hanté. je devrais partir. il murmure quand même en sachant que sa place n'est pas là, qu'il n'a rien à faire là, que le potter a le coeur trop pur et trop bon pour se lancer dans la pauvre cause qu'est draco, que le blond a l'esprit trop torturé pour affliger ça même à son pire ennemi. le pauvre garçon. et le malfoy commence à se redresser pour retirer son poids de sur harry, se laisser glisser à ses côtés sur le lit.

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race, origines : sorcier de sang mêlé. piètre occulmens.


MessageSujet: Re: hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)   Mar 30 Aoû - 23:40

et puis le masque se reforme machinalement sur le visage du blond qui se ferme à vue d’œil. c’est triste, infiniment triste, l’aisance avec laquelle il a appris à cacher ses émotions. et harry est presque sûr que draco parvient à se berner lui-même, qu’il se dit que de toute façon il est intouchable, qu’il ne ressent rien, parce qu’il a enfoui toute sorte de sentiment si profondément que même lui n’y a plus accès. ce n'est pas parce que tu m'as baisé une fois que tu peux te permettre d'être aussi conciliant. il est amer, menaçant. baiser, ouais c’est bien ce qu’ils ont fait, l’élu doit l’avouer, mais ce n’est pas une raison pour parler aussi cruement. n’a-t-il pas ressenti la connexion qu’ils ont partagée ? émotionnelle, sentimentale, beaucoup plus profonde qu’uniquement tristement physique. une main se pose finalement sur son épaule et draco, qu’il s’attendait à voir fuir à toute jambe, le cloue au lit avec son bassin qu’il installe sur son bas ventre toujours dévêtu. malfoy a pris soin de réenfiler son caleçon, le traitre. peut-être que si tu le fais une deuxième fois, on peut s'arranger. la proposition lui tire une grimace, non pas qu’elle lui déplaise, mais là, tout de suite, il n’a qu’une envie. dormir. et à la troisième je pourrai peut-être même espérer avoir une réponse à mes questions. harry grogne, mais ce sont les doigts du serpent qui lui répondent en passant sur son torse, son front se posant contre le sien. il lui murmure les mots qu’il a tant attendu. c'est un enfoiré, l'histoire s'arrête là, il n'y a rien de plus à savoir. le seul truc dont j'ai pris l'habitude venant de nott ce sont ces cigarettes. on continue de se voir parce qu'on partage le même groupe d'amis. fin. harry arque un sourcil. ce n’est pas tout, il en est sûr, ça ne peut pas être aussi simple. il s’apprête à répliquer, ouvre la bouche, mais les doigts du malfoy se baladent sur sa gorge, lui tirant une grimace. les marques qu’il a laissées sont toujours douloureuses au contact de sa peau d’albâtre. il aurait à camoufler tout cela au plus vite. il ne sait même pas pourquoi il l’a laissé lui faire ça. comme s’il n’avait pas assez de cicatrices sur son corps ! mais ce sont les lèvres de draco qui le tirent de ses pensées. harry soupire, le malfoy a beaucoup trop bien compris comment le distraire. tu as fini de pleurer sur mon sort? non. la réponse est automatique, claire, naturelle. il n’a pas même réfléchi une seconde avant de la prononcer. si draco veut effectivement d’une seconde, d’une troisième fois, il faut qu’il comprenne qu’il ne pourra pas empêcher harry de s’inquiéter pour lui. parce que c’est déjà le cas. j’aime les cas déséspérés, lance-t-il avec un sourire aux lèvres. que ça lui plaise ou non, malfoy est devenu sa principale distraction, sa nouvelle mission. et harry james potter n’abandonne pas une mission en chemin. je devrais partir lance brusquement draco. le poids de son corps qui s’en va laisse une désagréable sensation de vide au gryffondor, vite remplacé par un poids beaucoup plus lourd, dans son cœur, dans sa gorge. a quoi s’attendait-il ? à passer la nuit avec malfoy ? non bien sûr, ce n’était que de la baise, pas vrai ? un bon coup. soit. il l’observe se lever, se redresse lentement et se frotte les yeux en bâillant à s’en décrocher la mâchoire. ne sois pas ridicule marmonne-t-il. avec les dernières forces qu’il lui reste, il se lève et se dresse de toute son inférieure hauteur devant l’héritier malfoy qu’il pousse sur son lit avec fermeté. tu es trop ivre pour transplaner plaisante-t-il en recouvrant leurs deux corps. il passe ses bras autour de la taille du blond se blottit contre lui, frottant son nez à l’arrière de la nuque du serpentard. s’il veut s’en aller, il ne le montre pas, et très vite, harry s’endort, draco immobile contre son torse.

le lendemain ils transplanent jusque dans la chambre de draco, sans plus d’un bonjour lancé au réveil. harry lui lance un sourire avant de sortir pour saluer narcissa.
il ne s’attarde pas, récupère teddy et s’en va, non sans avoir lancé un à la prochaine adressé plus à draco qu’à ses parents, mais ça, ils ne le savent pas, évidemment.
il a le sourire aux lèvres toute la journée, et ron le juge du regard en voyant l’état de son cou.
dis moi que c’est pas gin-
tu sais très bien que c’est fini entre nous, l’interrompt-il sèchement ; il ne veut pas en parler et ron le comprend très vite.
ce n’est pas pour autant qu’il cesse de lancer des regards curieux aux marques violettes qui s’étendent sur tout le cou de l’élu, cherchant quel sauvage a bien pu le marquer aussi violemment.
et surtout, il se demande qui aurait pu avoir l’accord d’harry pour laisser de telles marques.
qui a bien pu posséder l’élu, si profondément qu’il a eu le droit de le clamer au monde entier.

_________________
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hate me so you can finally see what’s good for you (drarry)

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